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Actualités - Chronologie

Euro 2000 - Retour sur les quarts Une logique implacable

Les quarts de finale de l’Euro2000 de football disputés samedi et dimanche en Belgique et aux Pays-Bas ont été marqués par une logique implacable avec les qualifications attendues du Portugal, de l’Italie, des Pays-Bas et de la France. La notion de surprise a été balayée par des formations maîtrisant avec une autorité affirmée toutes les difficultés de la haute compétition. Le Portugal a confirmé contre la Turquie (2-0) lors de ce premier quart, samedi à Amsterdam. Son jeu est un régal pour les yeux et un malheur pour les gardiens et les défenses au supplice devant tant de décalages et d’initiatives. Luis Figo, parti pour devenir le meilleur joueur de cette compétition, même s’il devra compter avec le Néerlandais Patrick Kluivert ou encore le Français Zinédine Zidane, a de nouveau été un chef d’orchestre éclairé et Nuno Gomes, la révélation, un buteur réaliste. Autour de ce duo, le ballet collectif a été de nouveau presque parfait, Vitor Baia se mettant à l’unisson en arrêtant juste avant la pause un penalty. L’intelligent 4-4-2 portugais, qui trouve sa source dans le petit périmètre pour mieux écarter le jeu sur les ailes, n’a fait qu’une bouchée d’une formation turque déséquilibrée et jouant trop dans l’axe pour servir Hakan Sukur. Totti et Inzaghi marquent des points Le match Italie-Roumanie à Bruxelles a été à l’image de cette logique. La Squadra Azzurra a ceci de particulier qu’elle semble toujours être sur le reculoir, mais à la fin il n’en reste qu’une : elle. Contre la Roumanie de Gheorghe Hagi, qui a tristement fêté sa dernière sélection par une exclusion, l’Italie de Dino Zoff s’est affirmée un peu plus (2-0). Son jeu a pris de la consistance, a gagné en solidité, en confiance et le duo d’attaque Francesco Totti-Filippo Inzaghi a marqué des points auprès de ceux qui réclament le retour d’Alessandro Del Piero, le remplaçant de luxe de cet Euro. Il sera désormais difficile d’aller chercher cette équipe qui croit en son destin. Comme en 1982, lors du Mundial espagnol où elle devait être sacrée championne du monde, cette formation est allée crescendo avec son 3-5-2 qui privilégie un quadrillage rigoureux du terrain. La Roumanie a affiché ses limites. Intrinsèquement, elle n’avait pas les moyens de ses ambitions avec un Gheorghe Popescu blessé et trois joueurs suspendus. L’élimination est peut-être sévère mais logique, d’autant que dans cette équipe la rentrée de Gheorghe Hagi, qui avait purgé déjà un match de suspension, a permis aux Italiens d’anticiper les actions roumaines trop centrées sur son meneur de jeu. Trahi par le physique La tâche sera plus difficile face aux Pays-Bas à l’ArenA d’Amsterdam transformé en chaudron orange. Contre la Yougoslavie (6-1) dimanche à Rotterdam, les Néerlandais ont fait une démonstration de force pour permettre à Patrick Kluivert de réussir un fabuleux triplé, le deuxième de la compétition après celui du Portugais Sergio Conceiçao. Frank Rijkaard, le sélectionneur, a enfin trouvé l’alchimie tant recherchée. Sa défense, tout en jouant la ligne, a sécurisé l’ensemble de l’édifice, le milieu de terrain, où le sobre Philip Cocu a livré un match de titan, a dégagé l’attaque des tâches défensives. Conséquence, six buts ont été marqués contre une formation yougoslave fidèle à l’image qu’elle a véhiculée depuis le début de la compétition, mais qui a réussi une petite performance : elle a achevé le match avec onze joueurs. Une première pour elle depuis le début de l’Euro! Il ne manquait qu’une place à prendre et c’est la France, championne du monde qui l’a prise à Bruges aux dépens de l’Espagne (2-1), qui, comme en 1996 en Angleterre, a livré son meilleur match en quarts de finale pour finalement subir une nouvelle élimination. Emmenée par un Zidane au sommet de son art, la solide formation française a toutefois souffert face à la technique collective de l’équipe espagnole, trahie finalement par une condition physique éprouvée. Plus frais, Raul aurait pu réussir le penalty à la dernière minute. Un excès de précipitation, un manque de lucidité pour un joueur approchant les 80 matches dans la saison et voilà que la France maintient son invincibilité contre l’Espagne depuis février 1981 et avance ses pions pour réaliser un fameux doublé : Mondial-Euro. Mais il faudra d’abord passer l’écueil portugais mercredi, à Bruxelles. Un défi qui n’aura rien d’une formalité.
Les quarts de finale de l’Euro2000 de football disputés samedi et dimanche en Belgique et aux Pays-Bas ont été marqués par une logique implacable avec les qualifications attendues du Portugal, de l’Italie, des Pays-Bas et de la France. La notion de surprise a été balayée par des formations maîtrisant avec une autorité affirmée toutes les difficultés de la haute compétition. Le Portugal a confirmé contre la Turquie (2-0) lors de ce premier quart, samedi à Amsterdam. Son jeu est un régal pour les yeux et un malheur pour les gardiens et les défenses au supplice devant tant de décalages et d’initiatives. Luis Figo, parti pour devenir le meilleur joueur de cette compétition, même s’il devra compter avec le Néerlandais Patrick Kluivert ou encore le Français Zinédine Zidane, a de nouveau été un chef d’orchestre...