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Actualités - Chronologie

Bachar, de la médecine à la tête de l'Etat(photo)

Bachar el-Assad, 34 ans, en passe de remplacer son père à la tête de l’État syrien, est un médecin de formation qui veut donner l’image d’un jeune homme moderne qui entend mettre son pays à l’heure d’Internet et lutter contre la corruption. Grand, les yeux bleus, le visage coupé par une petite moustache, plutôt timide mais toujours élégant, il présente une ressemblance frappante avec son père, Hafez el-Assad, qui a présidé aux destinées de la Syrie depuis 1970. Parlant parfaitement l’anglais, Bachar el-Assad comprend également bien le français puisqu’il a fait ses études à l’ancien lycée huppé franco-arabe de la capitale syrienne, al-Hourriet, avant d’étudier la médecine à l’université de Damas. Rien ne destinait en effet le second fils du président Assad, né en 1965, à une carrière officielle. Entre 1988 et 1992, il opte pour des études d’ophtalmologie à l’hôpital militaire de Techrine de Damas puis se rend à Londres suivre cette spécialisation. Mais la mort tragique dans un accident de voiture en 1994 de son frère aîné, Bassel, que son père formait patiemment à de hautes responsabilités, bouleverse sa vie. Bachar, qui a deux autres frères plus jeunes que lui, est contraint de rentrer à Damas pour être associé aux affaires politiques. Dans un pays où l’armée joue un rôle de premier ordre et où la carrière militaire ouvre souvent la voie à une carrière politique – le président Assad était le chef suprême de l’armée et a été commandant en chef de l’armée de l’air – Bachar se doit d’entrer à l’académie militaire de Homs, au nord de Damas. Il gravit tous les échelons militaires : en 1994 il est commandant d’un bataillon de chars, en 1997 il est nommé lieutenant-colonel puis en janvier 1999 il est promu colonel. Mais sa vraie passion reste l’informatique. Il dirige la société scientifique syrienne pour l’informatique et selon ses amis il ambitionne de faire entrer son pays dans l’ère d’Internet, alors que ce moyen de communication est encore à ses balbutiements en Syrie. Son autre cheval de bataille est la lutte contre la corruption. La presse syrienne publie de plus en plus souvent des articles contre ce fléau et fait régulièrement état d’arrestations. La première visite officielle de Bachar el-Assad à l’étranger a été au Liban en mai 1995 où il a été reçu par le président de l’époque Élias Hraoui. Selon la presse libanaise, il supervise le dossier libanais et son influence a été déterminante pour l’accession en 1998 du général Émile Lahoud à la présidence libanaise. Il a multiplié depuis lors les voyages dans les pays arabes: en février 1999, il est reçu par le roi Abdallah II à Amman. En juillet et août, il rend visite aux dirigeants d’Arabie séoudite, de Bahrein et de Koweit. Et en octobre, il effectue une visite à Oman. Durant sa visite au Koweit, il apprend la dure loi du langage diplomatique. Une controverse éclate lorsque la presse koweïtienne rapporte ses propos sur le président irakien Saddam Hussein qu’il qualifie de «bête humaine» et sur la libéralisation économique prochaine de la Syrie. Une source autorisée de sa délégation affirme cependant que «les propos rapportés par la presse koweïtienne sont inexacts». Mais sa véritable reconnaissance internationale a eu lieu le 7 novembre, lorsqu’il a gravi le perron de l’Élysée à Paris pour serrer la main du président Jacques Chirac. C’est d’ailleurs la France que son père, Hafez el-Assad, avait choisie en juillet 1998 pour effectuer sa première visite d’État dans un pays occidental depuis 1976.
Bachar el-Assad, 34 ans, en passe de remplacer son père à la tête de l’État syrien, est un médecin de formation qui veut donner l’image d’un jeune homme moderne qui entend mettre son pays à l’heure d’Internet et lutter contre la corruption. Grand, les yeux bleus, le visage coupé par une petite moustache, plutôt timide mais toujours élégant, il présente une ressemblance frappante avec son père, Hafez el-Assad, qui a présidé aux destinées de la Syrie depuis 1970. Parlant parfaitement l’anglais, Bachar el-Assad comprend également bien le français puisqu’il a fait ses études à l’ancien lycée huppé franco-arabe de la capitale syrienne, al-Hourriet, avant d’étudier la médecine à l’université de Damas. Rien ne destinait en effet le second fils du président Assad, né en 1965, à une carrière...