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Actualités - Chronologie

ONU La violence contre les femmes, une épidémie mondiale, selon Unicef

Incestes, abus sexuels, viols, infanticides, coups et blessures : la maltraitance des femmes et des filles victimes de leurs proches prend des allures d’épidémie mondiale dont seul un nombre restreint d’États se préoccupe, dénonce un rapport de l’Unicef. «Aucune religion et aucune société n’approuve les violences domestiques. Pourtant, de nombreux pays et de nombreuses sociétés sont réticents à prendre cette question au sérieux parce qu’ils la considèrent comme relevant de la sphère privée», souligne Mehr Khan, directrice du Centre de recherche Innocenti de l’Unicef à Florence, en Italie. «Il y a un sentiment de honte à parler de cela, qui résulte du manque d’information. Et à cause de cela les autorités d’État sont réticentes à intervenir», ajoute-t-elle. Le rapport publié par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), qui reprend plusieurs études, estime que «la violence contre les femmes et les filles reste une épidémie globale qui tue, torture et mutile physiquement, psychologiquement, sexuellement et économiquement». Et ces violences débutent dès la naissance, note l’Unicef qui souligne que les fillettes sont souvent moins bien traitées que les garçons en termes d’alimentation, d’accès aux soins. Dans certaines cultures qui favorisent les fils, les avortements sont plus fréquents lorsque le fœtus est de sexe féminin. Conséquence : si on compare les statistiques aux tendances démographiques pures, il manque actuellement dans le monde 60 millions de femmes. La maltraitance des femmes touche tous les segments de la population. Mais, souligne l’Unicef, «la pauvreté exacerbe et perpétue les violences domestiques». «Lorsque les femmes sont sous-éduquées, lorsqu’elles sont totalement dépendantes financièrement de leurs partenaires et lorsqu’elles n’ont aucune perspective de revenus, elles sont davantage sujettes à la violence».
Incestes, abus sexuels, viols, infanticides, coups et blessures : la maltraitance des femmes et des filles victimes de leurs proches prend des allures d’épidémie mondiale dont seul un nombre restreint d’États se préoccupe, dénonce un rapport de l’Unicef. «Aucune religion et aucune société n’approuve les violences domestiques. Pourtant, de nombreux pays et de nombreuses sociétés sont réticents à prendre cette question au sérieux parce qu’ils la considèrent comme relevant de la sphère privée», souligne Mehr Khan, directrice du Centre de recherche Innocenti de l’Unicef à Florence, en Italie. «Il y a un sentiment de honte à parler de cela, qui résulte du manque d’information. Et à cause de cela les autorités d’État sont réticentes à intervenir», ajoute-t-elle. Le rapport publié par le Fonds des...