L’étude conjointe de la CGTL et de l’OIT met l’accent sur l’urgence de mettre au point une nouvelle politique salariale qui serait plus efficace sur le plan économique et plus juste sur le plan social. Cette politique devrait prendre en considération une distribution équitable des richesses d’une manière générale et donc des revenus, tout en garantissant que les salaires et les allocations sociales complémentaires réajustés ne constituent pas une véritable entrave à la poursuite de la croissance et de la production et par suite une raison pour la suppression d’emplois. L’étude préconise par ailleurs la définition de critères économiques et sociaux clairs pour contrôler l’évolution des salaires, en l’occurrence la cherté de vie et la productivité. Dans l’immédiat, il s’agirait d’adopter les mesures suivantes : 1 - Un réajustement immédiat de toutes les tranches du salaire. Non seulement ce réajustement aurait dû être opéré il y a quatre ans mais il s’impose par une logique économique. Conformément à cette logique, un réajustement des salaires dans « des proportions acceptables et raisonnables» contribuerait à améliorer le pouvoir d’achat. Ceci devrait doper la demande sur les produits de consommation et permettre une réactivation du processus de productivité. 2 - L’adoption du principe d’un réajustement équitable et raisonnable des salaires ferait partie d’une opération plus globale consistant à mettre au point des échelles de réajustement dans le cadre d’un accord entre toutes les parties concernées. 3 - La redéfinition du montant du SMIC sur base de critères scientifiques, humains et socio-économiques. 4 - La révision du montant des allocations familiales. Cette révision devrait s’accompagner de la mise au point d’une politique nationale du transport et d’une restructuration de l’enseignement dans le secteur public. 5 - Tout réajustement effectif des salaires devrait être associé à une politique de soutien et d’assistance aux entreprises et à une redéfinition du cadre juridique du travail des ressortissants étrangers. 6 - Le protocole d’entente sur une nouvelle politique salariale serait formulé sous la forme d’un nouveau contrat social auquel prendront part toutes les parties concernées.
L’étude conjointe de la CGTL et de l’OIT met l’accent sur l’urgence de mettre au point une nouvelle politique salariale qui serait plus efficace sur le plan économique et plus juste sur le plan social. Cette politique devrait prendre en considération une distribution équitable des richesses d’une manière générale et donc des revenus, tout en garantissant que les salaires et les allocations sociales complémentaires réajustés ne constituent pas une véritable entrave à la poursuite de la croissance et de la production et par suite une raison pour la suppression d’emplois. L’étude préconise par ailleurs la définition de critères économiques et sociaux clairs pour contrôler l’évolution des salaires, en l’occurrence la cherté de vie et la productivité. Dans l’immédiat, il s’agirait d’adopter les...
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