Un soudain rebondissement dans le conflit territorial entre Bahrein et Qatar a brutalement freiné la normalisation entre les deux pays du Golfe, suscitant l’inquiétude de leurs voisins immédiats. Bahrein a suspendu sa participation à un haut comité mixte chargé de régler le conflit à l’amiable après avoir accusé le Qatar de maintenir un recours devant la Cour internationale de justice (CIJ). Qatar a défendu hier ce recours, qui date de 1991, et souligné son désir «sincère de voir s’améliorer les relations entre les deux pays frères». Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a affirmé que «Qatar souhaite que ce noble objectif ne soit pas entravé par le verdict final de la CIJ, l’arbitrage n’étant qu’un des moyens amicaux pour résoudre les conflits entre les États». La CIJ doit commencer à examiner le conflit le 29 mai. Bahrein a indiqué avoir suspendu sa participation au haut comité mixte «pour protester contre l’absence de réponse positive de la part de Doha à ses propositions formulées pour régler le conflit à l’amiable». Les autorités de Doha ont rétorqué en exprimant leur «surprise» de cette décision, prise selon eux «sans consultation préalable avec le Qatar». Les deux pays avaient décidé en février, après une réunion du haut comité mixte coprésidé par leur princes héritiers, de normaliser leurs relations. Ils ont depuis échangé des ambassadeurs et rétabli les vols directs. Ce rapprochement était intervenu après que les deux pays eurent convenu en décembre 1999, à l’occasion d’une visite à Manama de l’émir du Qatar Hamad ben Khalifa al-Thani, de dessaisir la CIJ de l’affaire s’ils pouvaient parvenir à un règlement à l’amiable. Alarmés par la soudaine montée de tension, les Émirats arabes unis ont promptement entrepris une médiation entre Doha et Manama, qui avait laissé entendre qu’il pourrait quitter le groupement régional du Conseil de coopération du Golfe (CCG) pour protester contre son inertie dans cette affaire. Le ministre d’État émirien pour les Affaires étrangères cheikh Hamdane ben Zayed al-Nahyane s’est ainsi rendu à Manama où il a transmis un message à l’émir de Bahrein et a eu également des contacts à ce sujet avec le chef de la diplomatie qatariote Hamad ben Jassem ben Jabr al-Thani. L’Arabie séoudite, chef de file du CCG, qui comprend également le Koweït et Oman, est également intervenue, exhortant les deux parties à «rétablir une atmosphère amicale» pour résoudre leur conflit territorial. «Le royaume a été surpris par les informations faisant état d’un arrêt des travaux du comité visant à mettre fin à la question frontalière, sans qu’il ne réalise les résultats espérés», a affirmé dimanche l’agence officielle SPA. Doha revendique les îles Hawar dans le Golfe et les hauts fonds de Facht al-Dibel contrôlés par Bahrein, alors que Manama revendique la région de Zoubara, sur la côte du Qatar.
Un soudain rebondissement dans le conflit territorial entre Bahrein et Qatar a brutalement freiné la normalisation entre les deux pays du Golfe, suscitant l’inquiétude de leurs voisins immédiats. Bahrein a suspendu sa participation à un haut comité mixte chargé de régler le conflit à l’amiable après avoir accusé le Qatar de maintenir un recours devant la Cour internationale de justice (CIJ). Qatar a défendu hier ce recours, qui date de 1991, et souligné son désir «sincère de voir s’améliorer les relations entre les deux pays frères». Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a affirmé que «Qatar souhaite que ce noble objectif ne soit pas entravé par le verdict final de la CIJ, l’arbitrage n’étant qu’un des moyens amicaux pour résoudre les conflits entre les États». La CIJ doit...
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