«C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme. Moi, la mer, elle m’a pris, et mon bateau aussi», chantait Renaud il y a quelques années. Mais pour que la mer ne vous prenne pas, certaines mesures doivent être respectées. Le respect de la mer est la marque du sens marin. Ne prend pas la mer qui veut, quand il veut, comme il veut. Respecter la mer suppose, en plus d’une réelle compétence pour le marin, d’avoir un matériel reconnu comme efficace par l’expérience. En dehors du bateau lui-même, cette règle concerne prioritairement le matériel de sécurité. La sécurité d’abord D’abord, il s’agit de ne pas limiter ses acquisitions au seul matériel réglementaire mais de le compléter pour améliorer les possibilités d’alerte, de repérage ou de survie. Ensuite, il ne suffit pas que le matériel soit évidemment à bord, il faut encore qu’il soit maintenu en état. Enfin, de même que l’inventaire du bateau doit toujours commencer par le matériel de sécurité, la prise en main du bateau doit toujours commencer par l’apprentissage de l’utilisation du matériel de sécurité. De plus, le choix de l’emplacement de ce matériel est fondamental pour la sécurité : non pas en vrac dans des «équipets» oubliés, mais rassemblé près de la descente, dans un coffre sec, connu de tous. Quant au matériel d’équipement et d’armement, le dicton ancestral «trop fort n’a jamais manqué» est toujours valable. «À la mer, il faut du solide et du simple», affirme Dédé Kyriakos (Kyriakos Frères). Malgré cela, tout peut toujours céder aux coups de mer. Il faut donc anticiper et prévoir sa réparation ou son remplacement. Sécuriser sa route Naviguer, c’est vivre toujours dans l’avenir. Un bon marin ne passe jamais au mauvais endroit, au mauvais moment. Son travail de documentation va lui permettre de décider où et quand il ne doit pas passer. Son travail de préparation va lui pemettre de prévoir où et quand il peut passer. Un marin avisé choisit d’abord la saison où le risque de mauvais temps est le plus faible. Le mauvais temps, c’est bien entendu la tempête, mais c’est surtout les conditions météo qui, en limitant la visibilité, diminuent les possibilités de veille ou d’observation pour la navigation. De plus, un marin avisé choisit le trajet bénéficiant du vent portant, du courant favorable et de l’état de la mer le plus calme possible. Par ailleurs, le navigateur doit toujours actualiser sa documentation, savoir utiliser la carte et ne jamais oublier que la terre la plus proche n’est pas la côte en vue mais le fond sous la quille ; inutile d’imiter le Titanic !
«C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme. Moi, la mer, elle m’a pris, et mon bateau aussi», chantait Renaud il y a quelques années. Mais pour que la mer ne vous prenne pas, certaines mesures doivent être respectées. Le respect de la mer est la marque du sens marin. Ne prend pas la mer qui veut, quand il veut, comme il veut. Respecter la mer suppose, en plus d’une réelle compétence pour le marin, d’avoir un matériel reconnu comme efficace par l’expérience. En dehors du bateau lui-même, cette règle concerne prioritairement le matériel de sécurité. La sécurité d’abord D’abord, il s’agit de ne pas limiter ses acquisitions au seul matériel réglementaire mais de le compléter pour améliorer les possibilités d’alerte, de repérage ou de survie. Ensuite, il ne suffit pas...
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