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Actualités - Chronologie

Inquiétude et émotion aux funérailles du fermier blanc tué (photo)

Un millier de Blancs, pour la plupart des fermiers, ont participé hier à Harare à une cérémonie à la mémoire de David Stevens, un des leurs, tué il y a dix jours au début de la vague de violences qui a embrasé le Zimbabwe. «Ce n’est pas un incident», a insisté le prêtre Terje Bjerkholt de l’église norvégienne en ouvrant la cérémonie. Le prêtre a demandé que «justice soit faite» pour «l’âme de ce pays». Huit personnes, dont un autre fermier blanc, ont été tuées au cours de la vague de violences. La veuve de Stevens, d’origine suédoise, était au premier rang avec ses quatre enfants, très entourée par les voisins, les amis et leurs proches. Les funérailles de David Stevens, qui militait au Mouvement pour le changement démocratique (MDC - opposition), se sont déroulées en famille la semaine dernière. La cérémonie a été organisée près d’un terrain de cricket en présence de nombreuses caméras de télévision. Seules deux personnes de race noire étaient présentes. Les fermiers arboraient des visages fermés, burinés par le soleil, mais aussi marqués par l’inquiétude. Plusieurs personnes portaient encore les traces des blessures reçues lors d’incidents violents dans leurs fermes. Un fermier était assis sur un fauteuil roulant le visage marqué et les jambes encore violettes des coups qu’il avait reçus. Engoncés dans leurs costumes, portant sur le front la marque de leurs chapeaux de brousse, les fermiers témoignaient entre eux de leur solidarité, se serrant longuement des mains calleuses. Parlant à mi-voix, ils échangeaient rapidement leurs numéros de téléphones cellulaires ou leurs fréquences radios. «Les choses peuvent encore empirer», a expliqué un voisin de David Stevens. «C’est comme si nous devenions des réfugiés, c’est un sacré scandale», a lancé un autre. Plusieurs fermiers de la même génération que David Stevens – 50 ans environ – étaient venus s’installer au Zimbabwe en quittant l’Afrique du Sud. Le frère de Stevens a rappelé que la principale passion de la victime était la nature. «C’était un homme de la nature», a-t-il dit. Selon le prêtre, le contremaître noir de la ferme de David Stevens, Julius Andoche, a été tué en même temps que le fermier mais la police n’a pas encore réussi à le confirmer. Depuis le 15 avril, date du meurtre, il a disparu et son corps n’a pas été retrouvé. Depuis février, un millier de fermes du Zimbabwe, le quart des exploitations agricoles des Blancs, sont occupées par les partisans du pouvoir qui se présentent comme des «anciens combattants» et réclament une meilleure répartition des terres.
Un millier de Blancs, pour la plupart des fermiers, ont participé hier à Harare à une cérémonie à la mémoire de David Stevens, un des leurs, tué il y a dix jours au début de la vague de violences qui a embrasé le Zimbabwe. «Ce n’est pas un incident», a insisté le prêtre Terje Bjerkholt de l’église norvégienne en ouvrant la cérémonie. Le prêtre a demandé que «justice soit faite» pour «l’âme de ce pays». Huit personnes, dont un autre fermier blanc, ont été tuées au cours de la vague de violences. La veuve de Stevens, d’origine suédoise, était au premier rang avec ses quatre enfants, très entourée par les voisins, les amis et leurs proches. Les funérailles de David Stevens, qui militait au Mouvement pour le changement démocratique (MDC - opposition), se sont déroulées en famille la semaine...