La Bourse de Londres, qui a confirmé cette semaine négocier une fusion avec celle de Francfort, a finalement esquivé le coup de tabac redouté suite à la chute des marchés américains et a fini en hausse de 1,02 % par rapport à vendredi dernier avant de partir quatre jours en vacances pour Pâques. Le marché a fermé jeudi jusqu’à mardi. L’indice Footsie des 100 principales valeurs a fini en hausse de 63,1 points par rapport au vendredi précédent, soit +1,02 %, à 6 242,1 points. L’indice techMARK des cent principales valeurs technologiques a avancé de 12,03 points à 3 538,73 points. La semaine prochaine, outre des nouvelles sur les négociations avec Francfort, le marché attend vendredi la première estimation de la croissance au premier trimestre. Bank of Scotland annoncera ses résultats annuels mercredi. Le London Stock Exchange (LSE) a confirmé mener des discussions de fusion avec la Deutsche Boerse, qui pourrait être «la première étape majeure» d’un réalignement des places «en Europe et dans le monde». Mais il a souligné qu’il n’était «pas encore clair qu’un accord puisse intervenir» et tenir à jouer «un rôle pivot». Francfort s’est refusé à tout commentaire. Selon la presse, des négociations devraient se poursuivre durant le week-end de Pâques. Elles sont «intenses», selon l’expression du nouveau président annoncé parallèlement par le LSE, Don Cruickshank. Un document interne du LSE publié par inadvertance montre que le marché prévoit de s’en prendre à «l’intransigeance des Allemands» en cas d’échec. M. Cruickshank, un Écossais de 57 ans, prendra ses fonctions le 25 mai. Ancien régulateur des télécommunications, il a publié récemment un rapport sévère sur les charges excessives imposées par les banques britanniques aux clients. Lundi, la Bourse avait commencé la semaine crispée après la déroute de Wall Street et du Nasdaq le vendredi d’avant. Mais le Footsie, malgré une forte baisse (environ 3 %) qui l’a fait redescendre sous les 6 000 points pour la première fois depuis octobre, a bien résisté et dès le lendemain repartait à la hausse. La volatilité a néanmoins persisté au gré des humeurs du Nasdaq. En outre, les craintes de relèvement des taux lors de la réunion du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre les 3 et 4 mai ont été relancées par les données sur les salaires (+6 % en février) et la consommation (+0,5 % en mars). Les minutes de la dernière réunion du comité monétaire ont montré que 3 des 9 membres avaient déjà penché le 6 avril pour une hausse des taux, finalement maintenus à 6 %. Le montant faramineux des enchères pour les licences de téléphonie mobile de troisième génération auxquelles participent les quatre opérateurs actuels commence d’autre part à inquiéter les investisseurs. Vodafone AirTouch s’est néanmoins maintenu à 301,25 pence (+0,33 %). BT a perdu 1,2% à 1 111 pence. Aux pharmaceutiques, Glaxo Wellcome progressait de 6,9 % à 1 958 pence et SmithKline Beecham de 6 % à 879,5 pence après des résultats trimestriels en hausse et confirmation qu’ils espéraient conclure cet été leur fusion annoncée en janvier pour devenir numéro un mondial du secteur. Parmi les valeurs technologiques, durement secouées par les turbulences du Nasdaq, Baltimore Technologies finissait en hausse de 2,8% à 5 494 pence et Psion en léger recul (-0,38 %) à 2 620 pence. Aux médias, BSkyB grimpait de 5,8 % à 1 610 pence après le feu vert donné par la Commission de la concurrence britannique au rachat de 24,44 % de son capital par le français Vivendi effectué l’été dernier. News Corp – qui détient 40 % de BSkyB – a annoncé que son patron Rupert Murdoch souffrait d’un cancer de la prostate. EMAP montait de 11,6 % à 1 118 pence sur des rumeurs d’intérêt de l’américain Yahoo!, Reuters de 15,8 % à 1 125 pence après ses résultats trimestriels. BP Amoco est passé avec l’intégration d’Atlantic Richfield (Arco) de 7,5 à 8,7 % du Footsie, 2e plus grosse valeur derrière Vodafone. L’action est restée stable à 533,5 pence.
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