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Actualités - Interviews

Dans le monde Interview exclusive avec Geena Davis pour Stuart Little (photos)

Elle a démarré sa carrière dans un «grand» film : Sydney Pollack l’engagea dans «Tootsie», aux côtés de Dustin Hoffman après l’avoir vue dans un catalogue de mode. Depuis, Geena Davis enchaîne les rôles éclectiques et n’hésite pas à se lancer dans les projets risqués, à l’instar de «The Fly» de David Cronenberg, «Thelma and Louise» de Ridley Scott, ou encore «The Accidental Tourist» de Lawrence Kasdan qui lui a valu de manière inattendue l’Oscar du meilleur second rôle féminin. Raya Abi-Rached l’a rencontrée à Londres, à propos de son dernier film «Stuart Little» où son partenaire n’est autre qu’une souris conçue sur ordinateur. Depuis The Long Kiss Goodnight (réalisé par son ex-mari Renny Harlin), on n’avait plus vu Geena à l’écran, mais l’actrice ne le voit pas comme une parenthèse dans sa carrière. «J’ai mis deux ans entre deux projets, mais ce n’est pas tellement long pour moi, assure-t-elle, j’aime m’arrêter aussi longtemps qu’il le faut entre deux films pour trouver un projet intéressant et cela prend en moyenne un an, un an et demi !». L’Orient-Le Jour : «Stuart Little» est-il le film le plus étrange que vous ayez jamais joué ? Geena Davis : Vous pourriez penser ça (rires)... mais j’en ai fait des films étranges ! J’ai eu une mouche en guise de petit ami dans un film, j’ai fait l’amour à un extraterrestre dans un autre, j’ai joué des rôles hors du commun ! Je n’avais jamais été la mère d’une souris! (rires). O.J. : C’était donc bizarre de parler dans le vide ? G.D. : Oui, mais divertissant aussi. C’était un bon exercice. Mais c’était bizarre dans le sens que mon partenaire Hugh Laurie et moi répétions souvent : «Qu’est ce que l’équipe pense de nous ? Que les acteurs sont fous ou quoi ?». Heureusement, Hugh a un sens de l’humour très similaire au mien, il est marrant, et nous riions souvent de ce métier de fou que nous avions. O.J. : Le film insiste sur les valeurs familiales, quel est votre point de vue sur la question ? G.D. : J’ai beaucoup aimé cette famille raisonnable que nous avons tenté d’incarner, le genre «idéal». J’ai pensé que ce serait vraiment bien si les gens pouvaient voir le film et dire : «Waw, j’aurais aimé que ces gens soient mes parents». Je n’ai pas d’enfant... mais, il est incroyablement important d’aimer ses enfants sans condition afin qu’ils puissent se construire une confiance en soi et c’est ce que j’ai essayé d’offrir à Stuart, bien qu’il soit une souris invisible dans un conte de fée irréel ! O.J. : Donc vous avez ressenti des instincts maternels ! G.D. : Oui, oui. Ils m’ont donné l’envie d’adopter une souris (rires) ! O.J. : La mère de Stuart est une parfaite maîtresse de maison, cela vous ressemble-t-il ? G.D. : Un peu. Je ne peux pas me vanter de faire beaucoup la lessive ! (rires). J’ai dû prétendre dans le film, mais j’aime vraiment rester chez moi et vaquer à des activités «d’intérieur», comme dîner devant la télévision. O.J. : Dans une scène, Stuart doit partir avec ses parents et vous lui donnez un baiser d’adieu. Était-ce le baiser le plus insolite que vous ayez jamais partagé avec un partenaire ? G.D. : Je suppose... embrasser un partenaire invisible... c’est probablement la chose la plus insolite ! O.J. : Mieux que Brad Pitt ? G.D. : Il était là au moins (rires). O.J. : Vous êtes une adepte du tir à l’arc, avez-vous pratiqué votre sport durant le tournage? G.D. : Oui, on bénéficie de beaucoup de temps libre dans un film de ce genre. J’avais un espace vide, juste à côté, où l’on m’avait installé une cible et je tirais des flèches entre deux prises ! O.J. : Gagner un Oscar a-t-il changé votre vie ? G.D. : C’est difficile d’évaluer. Cela n’a certainement pas eu d’effet négatif ! Sur le plan personnel, c’était vraiment une très bonne chose. O.J. : Avec du recul, quel est le film dont vous êtes le plus fière ? G.D. : Je les aime tous beaucoup ! Je crois que ce serait Thelma and Louise qui m’a le plus marquée parce que le film «parlait» à beaucoup de personnes. C’était une incroyable expérience de faire ce film. Susan Sarandon et moi entendions à merveille et nous sommes toujours de très bonnes amies. O.J. : Durant la promotion de ce film, personne ne voulait interviewer Brad Pitt. En ce temps-là, aviez-vous senti qu’il deviendrait une si grande vedette ? G.D. : Absolument ! Quand il avait auditionné pour le rôle et que j’ai lu quelques scènes avec lui, j’ai su qu’il allait être très spécial. Il est très charismatique et beau, et j’avais pensé à l’époque qu’il avait indéniablement les qualités d’une star !
Elle a démarré sa carrière dans un «grand» film : Sydney Pollack l’engagea dans «Tootsie», aux côtés de Dustin Hoffman après l’avoir vue dans un catalogue de mode. Depuis, Geena Davis enchaîne les rôles éclectiques et n’hésite pas à se lancer dans les projets risqués, à l’instar de «The Fly» de David Cronenberg, «Thelma and Louise» de Ridley Scott, ou encore «The Accidental Tourist» de Lawrence Kasdan qui lui a valu de manière inattendue l’Oscar du meilleur second rôle féminin. Raya Abi-Rached l’a rencontrée à Londres, à propos de son dernier film «Stuart Little» où son partenaire n’est autre qu’une souris conçue sur ordinateur. Depuis The Long Kiss Goodnight (réalisé par son ex-mari Renny Harlin), on n’avait plus vu Geena à l’écran, mais l’actrice ne le voit pas comme une...