Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Cyclisme - Liège-Bastogne-Liège L'italien Bettini s'offre la doyenne des classiques (photo)

Profitant de l’absence de son leader Michele Bartoli, l’Italien Paolo Bettini s’est offert la plus belle victoire de sa carrière, dimanche, en remportant la 86e édition de Liège-Bastogne-Liège, la doyenne des classiques cyclistes. Bettini, dans un final très tactique, a devancé au sprint ses compagnons d’échappée, l’Espagnol David Etxebarria et son compatriote Davide Rebellin. Le coureur de la Mapei, qui signe son cinquième succès depuis le début de la saison, a bâti sa victoire dans les derniers mètres de course. L’Italien accélérait dans l’ultime ligne droite décrochant Etxebarria, qui avait jusqu’alors refusé de prendre les relais dans l’échappée, et Rebellin, qui payait au moment crucial les efforts consentis au passage des côtes jalonnant le parcours de 264 kilomètres. Le Français Laurent Jalabert, présenté comme le favori en l’absence de Bartoli, vainqueur en 1997 et 1998, et de Frank Vandenbroucke, victorieux l’an passé, commettait une erreur stratégique dans les derniers kilomètres. Le numéro un mondial laissait filer ses adversaires et se retrouvait prisonnier du peloton, hypothéquant ses chances de victoire. Déclarations l Axel Merckx (Bel / Mapei), 5e : «J’avais les bonnes jambes. Le plus important, c’est que l’équipe a gagné. Pour moi, je suis surtout satisfait d’avoir retrouvé mon niveau après tous les problèmes de santé de l’an dernier. Dans le final, je suis revenu à quelques secondes mais je n’ai pas cru vraiment pouvoir revenir». l Mauro Gianetti (Sui / Vini Caldirola), 6e : «J’ai chuté au pied de la montée de la Redoute et le dérailleur a été endommagé. J’ai dû faire des efforts superflus pour me replacer. Je crois que, sans cela, notre équipe aurait été représentée à l’avant. Dommage car, si les trois premiers sont rapides, ce n’est jamais joué après une course dure. Dans le final, je suis sorti pour aller chercher la sixième place». l Laurent Jalabert (Fra/ONCE), 10e : «Je ne vais pas chercher d’excuses. C’est surtout une déception pour David Etxebarria. Les autres ont continué à attendre alors que nous avions un coureur devant. Je n’ai pas compris ce qu’ont fait les Vini Caldirola. Dans le final, je crois même que Casagrande était plus fort que moi. Ce n’est pas dramatique. On verra l’an prochain». Bettini : « J’avais l’équipe Mapei pour moi » À sa troisième participation, le cycliste italien Paolo Bettini (Mapei) a gagné Liège-Bastogne-Liège, la course qui est, dit-il, «la plus adaptée à mes caractéristiques». l Avez-vous craint de perdre dans le final ? «Avant la côte de Saint-Nicolas, Serge Parsani (directeur sportif de son équipe) m’a dit de démarrer. Mais Rebellin a grimpé vite la côte et j’ai surtout cherché à garder le contact. J’ai été surpris après le sommet par un virage. Il y avait un petit changement de parcours par rapport à l’an dernier et nous ne l’avions pas vu vendredi dernier pendant la reconnaissance. Aux deux kilomètres, j’ai moins collaboré car Etxebarria n’avait pas fait beaucoup d’efforts dans l’échappée. Il est fort dans les côtes, rapide au sprint, il n’était pas facile à battre. Pour le sprint, je me suis mis dans sa roue». l Que vous a appris Michele Bartoli, qui a gagné deux fois la doyenne ? «C’est la troisième fois que je cours Liège-Bastogne-Liège. Les deux premières fois, j’ai couru pour lui. En 98, Michele a gagné. L’an dernier, il a fait quatrième, moi cinquième. Sa présence m’a permis d’apprendre la façon d’interpréter la course. Liège-Bastogne-Liège est une course très difficile, il faut avoir de bonnes jambes mais aussi y voir clair. Je lui dédie ma victoire, ainsi qu’à ma famille». Coupe du monde : Zabel toujours en tête du classement général L’Allemand Erik Zabel a conservé le commandement de la Coupe du monde de cyclisme, dimanche, après Liège-Bastogne-Liège, quatrième des dix manches de la compétition. La prochaine course, l’Amstel Gold Race, aura lieu samedi prochain aux Pays-Bas. Classement individuel de la Coupe du monde : 1. Erik Zabel (All) 190 pts 2. Johan Museeuw (Bel) 111 3. Andrei Tchmil (Bel) 110 4. Paolo Bettini (Ita) 100 5. Peter Van Petegem (Bel) 94 6. Fabio Baldato (Ita) 84 Tour d’Aragon : Leonardo Piepoli, première victoire italienne L’Italien Leonardo Piepoli (Banesto) a remporté le Tour cycliste d’Aragon au terme de la 5e et dernière étape, disputée dimanche sur 120,5 km entre Magallon et Saragosse, et gagnée par son compatriote Giovanni Lombardi. Piepoli, qui succède au palmarès à l’Espagnol Juan Carlos Dominguez, devient ainsi le premier vainqueur italien du Tour d’Aragon. Le grimpeur a dessiné sa victoire mardi lors de l’étape reine de l’épreuve. S’imposant à l’arrivée du sommet du Cerler (1re catégorie), Piepoli devance finalement au général les Espagnols Aitor Garmendia, vainqueur de l’épreuve en 1997 et 1998, de trois secondes, et Bingen Fernandez, de 18 secondes. Lors de la dernière étape dimanche, Lombardi a faussé compagnie à ses deux compatriotes et compagnons d’échappée, les Italiens Gianpaolo Mondini, 2e, et Davide Bramati, à 5 km de l’arrivée pour finalement s’imposer sur le fil, 45 secondes avant le peloton. Les enseignements de cette course de cinq jours sont plutôt rassurants pour l’Américain Lance Armstrong, malgré son abandon lors de la dernière étape, ainsi que pour le Russe Pavel Tonkov (14e) et l’Espagnol Fernando Escartin (9e). En revanche, le Suisse Alex Zuelle, victime d’une grippe intestinale en début de semaine, a eu du mal à suivre terminant 92e, à plus de 38 minutes du leader.
Profitant de l’absence de son leader Michele Bartoli, l’Italien Paolo Bettini s’est offert la plus belle victoire de sa carrière, dimanche, en remportant la 86e édition de Liège-Bastogne-Liège, la doyenne des classiques cyclistes. Bettini, dans un final très tactique, a devancé au sprint ses compagnons d’échappée, l’Espagnol David Etxebarria et son compatriote Davide Rebellin. Le coureur de la Mapei, qui signe son cinquième succès depuis le début de la saison, a bâti sa victoire dans les derniers mètres de course. L’Italien accélérait dans l’ultime ligne droite décrochant Etxebarria, qui avait jusqu’alors refusé de prendre les relais dans l’échappée, et Rebellin, qui payait au moment crucial les efforts consentis au passage des côtes jalonnant le parcours de 264 kilomètres. Le Français Laurent...