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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Flèche Wallonne Pour les amateurs de côtes

La Flèche Wallonne ouvre mercredi le chapitre des classiques ardennaises cyclistes destinées aux amateurs de côtes, le numéro un mondial Laurent Jalabert en tête. Trois jours après Paris-Roubaix, les hommes des pavés laissent la place à une autre catégorie de coureurs. De Charleroi à Huy (198 km), le parcours truffé d’obstacles s’adresse aux puncheurs ou aux grimpeurs qui franchissent au mieux le passage à 19 pour cent du mur d’arrivée, à escalader au total à trois reprises. Laurent Jalabert, deux fois vainqueur au sommet du mur de Huy, incarne ce type de coureurs. Le Français part de nouveau favori mais sa troisième place dans le Tour du Pays basque, la semaine passée, laisse à penser que sa marge de sécurité sur ses rivaux s’est resserrée. Pour gagner une troisième fois et rejoindre au palmarès du demi-siècle le Belge Eddy Merckx et l’Italien Moreno Argentin, le numéro un mondial doit tenir compte de l’équipe allemande Telekom, la seule formation à avoir connu une réussite comparable à celle de son groupe ONCE depuis le début de la saison. «Udo Boelts et Alexandre Vinokourov se partageront les responsabilités», a annoncé leur directeur sportif Walter Godefroot. L’Allemand et le Kazakh devraient être épaulés de surcroît par Andreas Kloden, la révélation de ce printemps qui a enlevé deux courses par étapes hors catégorie (Paris-Nice, Tour du Pays basque), et par l’Italien Alberto Elli, toujours à l’aise dans les vallonnements des Ardennes. Le Néerlandais Michael Boogerd mène une équipe Rabobank qui monte en puissance (Den Bakker 2e l’an dernier), le Belge Mario Aerts porte avec Axel Merckx les espoirs de son pays, en l’absence de Frank Vandenbroucke, et la légion italienne, frustrée cette saison, délègue plusieurs de ses jeunes talents en Wallonie. Les femmes aussi Michele Bartoli, époustouflant vainqueur l’an passé dans la froidure et la neige, a certes été contraint de mettre un terme prématuré à sa campagne de classiques pour son difficile retour au premier plan après son accident du Tour d’Allemagne. Mais Stefano Garzelli, suppléant de Marco Pantani dans l’équipe Mercatone Uno, Giuliano Figueras, l’étoile montante du groupe Mapei, voire Davide Rebellin, puncheur plus expérimenté, espèrent décrocher un succès toujours prestigieux bien que la classique ne fasse pas partie de la Coupe du monde. Les deux places réservées aux épreuves belges sont prises par les monuments que sont le Tour des Flandres et Liège-Bastogne-Liège, deuxième volet dimanche du week-end ardennais. En ouverture, la troisième édition de la course féminine se dispute sur les 91 derniers kilomètres du parcours réservé à l’autre sexe. L’Italienne Fabiana Luperini et l’Allemande Hanka Kupfernagel, les deux premières lauréates, absentes pour des raisons diverses, les places sont à prendre, d’autant que la numéro un au classement mondial, l’Australienne Anna Wilson, ne participe pas aux manches européennes de la Coupe du monde. En revanche, la Lituanienne Diana Ziliute (en tête au classement provisoire après deux épreuves) et sa compatriote Edita Pucinskaite, championne du monde en titre, sont annoncées au départ de Huy dans le peloton féminin qui réunit indifféremment équipes de marque et sélections nationales. La France au creux de la vague dans les classiques Frédéric Guesdon, dix-septième de Paris-Roubaix, son copain Christophe Mengin, vingt-sixième : en données brutes, le cyclisme français n’est pas sorti grandi de la Reine des Classiques. Le sceptre d’un cyclisme à deux vitesses dont la France serait victime est une excuse un peu facile. Le peloton français n’est-il pas simplement faible, au creux de la vague ? Cyrille Guimard, qui reste un observateur attentif de son sport, ne se montre pas alarmiste dans son bilan de la campagne flandrienne qui s’est achevée le week-end écoulé. «Depuis 1945, rappelle-t-il, seulement six Français ont remporté Paris-Roubaix : Louison Bobet, Jean Forestier, Bernard Hinault, Marc Madiot, à deux reprises tout comme Gilbert Duclos-Lassalle, et pour finir Frédéric Guesdon. Les autres années, nous placions de temps en temps un coureur dans les dix premiers et durant tout ce laps de temps, il n’y a eu que deux spécialistes, Marc Madiot et Gilbert Duclos-Lassalle. Ces deux-là ne pensaient qu’à cela. Aujourd’hui, les Français ne sont jamais motivés dans les courses belges et tombent sur des coureurs locaux qui ont chacun 25 grenades dans chaque poche. Aujourd’hui, un seul Français me semble animé du même esprit : Frédéric Guesdon. Ce n’est pas un super-champion mais il est présent et un jour, comme Marc Madiot, l’occasion se représentera pour lui. Le jour où il sera monté “sur coussins d’air”, où il ne sentira pas les pédales». Il n’y a donc guère de raisons de s’interroger à nouveau sur la performance de l’équipe Mapei. Avec ses 70 millions de francs de budget, lui permettant d’acheter les meilleurs coureurs dans ce registre, elle était simplement la plus forte. En attendant Jalabert «Il n’y a pas de doute là-dessus, assure Cyrille Guimard, mais je note aussi que les directeurs sportifs adverses sont seulement des chauffeurs de voiture. Ils ont fait cadeau de Paris-Roubaix à Johan Museeuw. Quand je vois Erik Zabel donner l’ordre à ses équipiers de ne pas rouler, je suis effaré que Walter Godefroot ne réagisse pas. À quoi servent les oreillettes ? Zabel avait une chance unique de vaincre et à l’arrivée, il est cocu ! Tout sprinteur connaît une phase dépressive à 30 km de l’arrivée et son attitude s’explique ainsi mais s’il avait laissé faire, d’autres équipes seraient venues l’aider. Museeuw, qui était cuit, n’aurait pas gagné. C’est ainsi, mais dans le cyclisme d’aujourd’hui, il n’y a plus de jeu d’intuition ni de perception». Guimard assure même que, sans sa crevaison, l’ancien champion de France Jacky Durand aurait eu les moyens d’aller au bout, mettant ainsi un terme aux questions sur la disette française. «Maintenant, poursuit Guimard, les perspectives dans les classiques ardennaises sont noires. Laurent Brochard ne sera pas là et aucun autre coureur français ne sera en mesure de rivaliser avec les meilleurs étrangers. Hormis bien sûr Laurent Jalabert, s’il est motivé». L’année où Michele Bartoli et Frank Vandenbroucke seront absents, Jalabert aura une occasion rêvée de succéder à Bernard Hinault (le dernier vainqueur français il y a 20 ans) au palmarès de Liège-Bastogne-Liège. Dopage : quatre nouveaux coureurs, dont un ancien pro, en garde à vue Quatre nouveaux coureurs cyclistes – un ancien professionnel et trois coureurs amateurs ou semi-professionnels – ont été placés en garde à vue lundi soir et mardi matin en Isère et dans la Drôme dans une affaire de dopage instruite à Perpignan (Pyrénées-Orientales), a-t-on appris de source proche de l’enquête. Ces quatre personnes, qui ont reconnu avoir utilisé et/ou revendu des produits dopants, vont faire l’objet d’un mandat d’amener et seront «très probablement» transférées dans la journée à Perpignan pour être présentées au juge d’instruction Francis Boyer, en charge du dossier. Parmi les quatre coureurs ou anciens coureurs, figure l’ancien «pro» Éric Magnin, 33 ans, qui vit près de Montélimar (Drôme). Magnin a obtenu son titre de gloire aux championnats du monde en août 1993 à Hamar (Norvège) en décrochant la médaille d’argent de la course aux points. Aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992, il s’était classé 6e dans cette même discipline dans laquelle il a décroché trois fois le titre de champion de France (1989, 1990, 1992). Les trois autres coureurs ont été interpellés sur des petites communes dans la région de Vienne (Isère), a-t-on indiqué de source proche de l’enquête. Neuf mises en examen Dans les jours à venir, les enquêteurs, qui tentent de remonter la filière, pourraient s’orienter vers la région bordelaise, selon une source proche de l’enquête. Depuis le début des investigations, après l’interpellation, fin février, près de Perpignan, de deux cyclistes amateurs du vélo sprint de Narbonne, neuf personnes au total ont été mises en examen par le juge d’instruction perpignanais. Elles l’ont été pour usage, acquisition, cession et détention de produits stupéfiants, faux et usage de faux et infraction à la loi de 1999 prohibant l’utilisation de substances artificielles lors de compétitions sportives. De source proche de l’enquête, on avait indiqué lundi que parmi elles, cinq personnes au total, dont deux anciens coureurs professionnels, étaient écrouées. Le premier de ces deux ex-professionnels est Thierry Laurent, 33 ans, le deuxième ancien pro est Jérôme Laveur-Pedoux, 26 ans. Lors de perquisitions, des quantités non précisées de produits dopants, dont des amphétamines, ont été saisies.
La Flèche Wallonne ouvre mercredi le chapitre des classiques ardennaises cyclistes destinées aux amateurs de côtes, le numéro un mondial Laurent Jalabert en tête. Trois jours après Paris-Roubaix, les hommes des pavés laissent la place à une autre catégorie de coureurs. De Charleroi à Huy (198 km), le parcours truffé d’obstacles s’adresse aux puncheurs ou aux grimpeurs qui franchissent au mieux le passage à 19 pour cent du mur d’arrivée, à escalader au total à trois reprises. Laurent Jalabert, deux fois vainqueur au sommet du mur de Huy, incarne ce type de coureurs. Le Français part de nouveau favori mais sa troisième place dans le Tour du Pays basque, la semaine passée, laisse à penser que sa marge de sécurité sur ses rivaux s’est resserrée. Pour gagner une troisième fois et rejoindre au palmarès du...