Le Français, né marocain, Mohamed Ouaadi, 31 ans, a confirmé sa place dans l’élite mondiale en remportant dimanche le marathon de Paris, son premier grand succès sur la distance, en 2h08 sec 49/100, à moins d’une minute de sa meilleure performance française de tous les temps. «L’essentiel, c’était la victoire», expliquait Ouaadi, déjà assuré de sa participation au marathon olympique de Sydney et qui savait que le parcours parisien plus rude se prêterait difficilement à un nouveau passage sous la barre des 2h08 min comme il l’avait fait à Fukuoka l’an dernier (2h07’55’’). Sa traversée de Paris, il la bouclait avec 21 secondes d’avance sur le Kényan Sammy Otieno, le Français Abdellah Behar terminant à une surprenante troisième place (à 24 sec) pour son premier marathon à l’âge de 36 ans. Si le légionnaire Ouaadi n’a pu répondre aux espoirs chronométriques des organisateurs (sous les 2h08’), ceux-ci pouvaient se réjouir de deux records de l’épreuve : le premier au départ avec 31 094 engagés et l’autre à l’arrivée avec les 2h23 min 44 sec de la Belge Merleen Renders qui pulvérisait l’ancienne marque (2h26’10’’ l’an dernier). Toujours aux avant-postes, Ouaadi a fait la différence vers le 35e km, plaçant une accélération à laquelle personne ne résistait, ni le Tanzanien Zebedayo Bayo, perturbé il est vrai par un problème de lacet cinq kilomètres plus tôt, ni le Kényan Paul Kipsambu, 2e l’an passé relégué cette fois au 6e rang, ni le Congolais Mwenze Kalombo (3e en 1999). Otieno tentait un retour quelques hectomètres plus loin, faussant compagnie au duo Bayo-Behar. Mais Ouaadi redonnait un coup de rein qui le portait finalement jusqu’à la victoire sur l’avenue Foch. «J’ai vu que je ne pouvais compter que sur moi et, comme envisagé, j’ai attaqué au 35e. Et là, je savais que je pourrais puiser dans mes réserves», expliquait Ouaadi après avoir embrassé sa coupe et en attendant le chèque de 150 000 francs français promis au lauréat. Déclarations l Mohamed Ouaadi (Fra - vainqueur) : «L’essentiel était surtout la victoire. j’étais toujours aux avant-postes et me méfiaits mais j’ai vu que je ne devais compter que sur moi. J’ai attaqué au 35e km, comme je ne l’avais décidé, et je savais que je pouvais encore puiser dans mes réserves. C’est vrai que c’est un atout supplémentaire pour Sydney mais j’étais venu ici concentré uniquement sur Paris». l Abdelah Behar (Fra - 3e) : «Terminer 3e et dans ce temps de 2h09, c’est extraordinaire. Et la joie est encore plus grande avec le billet pour Sydney. Je peux désormais me concentrer sur les Jeux. Mais j’ai dû serrer les dents car j’avais un mollet durci à partir du 35e km. Je n’avais pas la préparation idéale et je pense que je peux encore progresser de 1 ou 2 minutes». l Mohamed Ezzher (Fra - 7e) : «J’ai souffert d’une contracture derrière une cuisse au 16e km mais Jean-Claude Vollmer (DTN adjoint) m’a bien motivé. Sur la fin, j’ai eu mal sous le pied droit et n’ai donc pas pu tenir le rythme. Je suis content et si je suis qualifié pour les Jeux, je me préparerai mieux». l Merleen Renders (Bel - lauréate) : «C’est un super résultat car j’étais venue pour courir en 2h25 sur ce parcours difficile et je repars avec un nouveau record de Belgique. C’est d’autant plus surprenant que j’étais blessée après Berlin et n’ai repris l’entraînement qu’à la mi-décembre. Je suis qualifiée pour les Jeux sur le marathon et sur le 10 000 m. Mais je n’ai pas encore arrêté mon choix». Réunion de Hengelo : Gebreselassie : rentrée sur 3 000 ou 10 000 m L’Éthiopien Haile Gebreselassie fera sa rentrée le 28 mai à Hengelo, sur 3 000 ou 10 000 m, a annoncé dimanche à Paris Jos Hermens, manager du champion et organisateur de la réunion néerlandaise. «Haile est parfaitement remis de sa blessure au tendon d’Achille droit (après Séville) mais il n’a pas encore décidé s’il courra sur 3 000 ou 10 000 m», a déclaré Hermens, venu à Paris pour suivre l’édition 2000 du marathon de la capitale. Selon le manager, Gebreselassie est de retour en Éthiopie pour s’entraîner après une tournée publicitaire en Allemagne et en Éspagne. Parmi les autres athlètes de renom, annoncés à Hengelo, figurent le Kényan Bernard Barmassai, recordman du monde du 3 000 m steeple, et le Sud-Africain Hezekiel Sepeng, vice-champion du monde du 800 m. «Et nous tenterons de battre le record du monde du 5 000 m dames avec notamment Gete Wami et la Kényane Lydia Cheromei», a ajouté Jos Hermens. Wami et Cheromei ont terminé respectivement première et deuxième des championnats du monde de cross (sur 6 km), début février au Portugal.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Français, né marocain, Mohamed Ouaadi, 31 ans, a confirmé sa place dans l’élite mondiale en remportant dimanche le marathon de Paris, son premier grand succès sur la distance, en 2h08 sec 49/100, à moins d’une minute de sa meilleure performance française de tous les temps. «L’essentiel, c’était la victoire», expliquait Ouaadi, déjà assuré de sa participation au marathon olympique de Sydney et qui savait que le parcours parisien plus rude se prêterait difficilement à un nouveau passage sous la barre des 2h08 min comme il l’avait fait à Fukuoka l’an dernier (2h07’55’’). Sa traversée de Paris, il la bouclait avec 21 secondes d’avance sur le Kényan Sammy Otieno, le Français Abdellah Behar terminant à une surprenante troisième place (à 24 sec) pour son premier marathon à l’âge de 36 ans. Si le...