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Actualités - Chronologie

Réveil brutal pour les start-up de la Silicon Valley

Chute du Nasdaq, pénurie de liquidités, méfiance croissante des sociétés de capital-risque: le réveil est brutal pour les «start-up» (jeunes entreprises) de la Silicon Valley. Le Nasdaq a plongé de 13 % au cours de la séance de mardi dernier, avant de faire un rebond spectaculaire pour clôturer à 4 148,89 points, soit une perte réduite à 1,77 %. L’avertissement de mardi montre aux entrepreneurs que les sociétés de la nouvelle économie doivent prouver leur valeur pour obtenir de l’argent des investisseurs, selon les spécialistes financiers de la nouvelle économie. Les sociétés de l’Internet dans lesquelles les investisseurs misaient sans hésitation il y a quelques mois doivent maintenant prouver leur rentabilité ou leur potentiel afin de décrocher des fonds. «Les investisseurs se rendent finalement compte que tout ce qui finit par point.com n’a peut-être pas un potentiel de réussite», estime Gregory Slayton, président de la société de marketing Internet ClickAction. «Le marché devient plus sophistiqué (...) On va beaucoup plus séparer le bon grain de l’ivraie et c’est bien», dit-il. «Si vous êtes à cours d’argent, ça tombe très mal maintenant», mais le fait d’être à cours d’argent montre que «la direction (de l’entreprise) n’était pas assez attentive», explique-t-il. Les spécialistes financiers de la Silicon Valley confirment toutefois qu’il y a encore du capital-risque disponible pour des sociétés de l’Internet viables. Quelques sociétés qui n’ont pas encore dégagé de profits soulagent les inquiétudes des investisseurs en s’agrandissant ou en rachetant de nouveaux secteurs, comme Amazon.com, qui a pris le contrôle de Toolcrib.com et vend désormais des outils, affirme Leslie O’Neil, de la société Venture Capitol. «Ce que fait Amazon, c’est que, chaque fois qu’ils ont besoin de capitaux, ils donnent au marché l’impression qu’il y a quelque chose de nouveau, qu’ils grandissent, explique Leslie O’Neil. Tant que ça dure, les analystes considèrent cela comme de la croissance». «Les investisseurs qui ont soutenu des sociétés de la nouvelle économie qui ne font pas de bénéfices vont parfois continuer à injecter de l’argent dans ces sociétés dans l’espoir de protéger leurs investissements», déclare John Roberts, de la société AG Edwards and Sons de San Jose (Californie). Les sociétés ont aussi la possibilité de fusionner avec d’autres compagnies ou d’essayer de lever des fonds en mettant une partie de leur capital en Bourse, a déclaré John Roberts. «Certaines sociétés se tournent vers des solutions créatives, dit-il. Bien sûr, la valeur doit être là pour que les investisseurs placent leur argent. Nous allons voir certaines de ces sociétés sans valeur rester sur le bord de la route». Quelques sociétés ont été peu affectées par la tourmente qui a touché mardi le Nasdaq. ClickAction a juste perdu quelques points et a clôturé en hausse de 2 500 % par rapport à janvier 1998.
Chute du Nasdaq, pénurie de liquidités, méfiance croissante des sociétés de capital-risque: le réveil est brutal pour les «start-up» (jeunes entreprises) de la Silicon Valley. Le Nasdaq a plongé de 13 % au cours de la séance de mardi dernier, avant de faire un rebond spectaculaire pour clôturer à 4 148,89 points, soit une perte réduite à 1,77 %. L’avertissement de mardi montre aux entrepreneurs que les sociétés de la nouvelle économie doivent prouver leur valeur pour obtenir de l’argent des investisseurs, selon les spécialistes financiers de la nouvelle économie. Les sociétés de l’Internet dans lesquelles les investisseurs misaient sans hésitation il y a quelques mois doivent maintenant prouver leur rentabilité ou leur potentiel afin de décrocher des fonds. «Les investisseurs se rendent finalement compte...