Les deux meilleures joueuses mondiales, Martina Hingis et Lindsay Davenport, disputeront, comme prévu, la finale du tournoi de Miami, avec pour favorite l’Américaine, victorieuse de ses cinq derniers duels contre la Suissesse et assurée de redevenir numéro un mondiale quoi qu’il arrive. Mais autant la victoire d’Hingis en demi-finale sur l’ancienne numéro un mondiale, l’Américaine Monica Seles, handicapée par une cheville douloureuse, a été aisée (6-0, 6-0 en 39 minutes), autant celle de Davenport a été laborieuse, pour finir par s’imposer 6-1, 6-7 (4/7), 7-6 (7/5) à la Française Sandrine Testud (n°12), une des rares joueuses sur le circuit, semblant peu impressionnée par la réputation de son adversaire. «J’avais un petit problème à une cheville, j’avais du mal à me déplacer latéralement», avouait Seles, qui n’a fait que 8 points dans la première manche et 14 dans la seconde. Une seule fois dans sa carrière, l’Américaine d’adoption, qui relève d’une fracture de fatigue au pied, avait subi une telle défaite : c’était au premier tour de Wimbledon, en 1989, contre Steffi Graf pour un 6-0, 6-1. 19e Davenport - Hingis Davenport a, au contraire, dû batailler pendant deux heures. L’Américaine, qui est maintenant assurée de supplanter lundi Martina Hingis comme numéro un mondiale quelque soit le résultat de la finale, avait commencé au pas de charge, se détachant 6-1, 2-0. «Jusque-là je n’avais pas joué, a souligné Testud. C’est là que le match a vraiment commencé». La Française, qui, en dix rencontres contre la Californienne, a toujours disputé des matchs serrés, remontait son handicap et s’imposait 7-4 au tie-break. Par deux fois dans la 3e manche, elle prenait un break d’avance sur l’Américaine. Par deux fois Davenport revenait, imposant un nouveau tie-break à la Française. Davenport, guère plus fringante que sa rivale, se détachait 6 points à 4, s’assurant deux balles de match d’un puissant coup droit croisé. Testud sauvait la première, mais sur la seconde, Davenport, d’une grosse première balle, envoyait Testud d’un côté du terrain et sur le retour, plaçait un revers en profondeur, le long de la ligne opposée que la Française à bout de course ne pouvait qu’effleurer. Davenport venait d’assurer son retour au sommet. Face à Hingis, elle tentera de confirmer l’ascendant pris sur sa rivale. En 18 rencontres, l’Américaine a remporté 11 victoires, et sa dernière défaite remonte à la finale du Masters féminin en novembre 1998. Depuis, Davenport a aligné cinq victoires, les trois dernières dans les finales du Masters en novembre, de l’Open d’Australie en janvier et d’Indian Wells il y a 12 jours, où Hingis avait mené 6-4 et 4-2 avant d’encaisser 10 jeux d’affilée. Sampras et Hewitt en demi Les deux derniers quarts de finale messieurs ont par ailleurs vu les victoires de l’Américain Pete Sampras sur l’Équatorien Nicolas Lapentti et du jeune Australien Lleyton Hewitt sur Jan-Michael Gambill, un des trois joueurs du circuit, avec le Français Fabrice Santoro et le Zimbabwéen Byron Black, à jouer à deux mains des deux côtés. Sampras, l’homme à battre du tournoi selon le Britannique Greg Rusedski, sa victime en 8e de finale, et Hewitt, l’homme en forme du début de saison avec trois tournois victorieux et 25 matchs gagnés pour seulement 2 défaites, se sont imposés sur le même score, 6-4, 7-6 (7/4) et à peu près dans le même temps, 1 heure 39 minutes pour l’Américain, 1h53 pour l’Australien. Sampras, qui estime approcher de son meilleur niveau, bénéficie des faveurs des pronostics. «Je vais me donner à 100 %, mais je sais qu’il faudra que je joue mon meilleur tennis si je veux sortir vainqueur», a souligné Hewitt, qui compte deux défaites face à l’ancien numéro un mondial, la dernière 7-4 seulement au tie-break du 3e set au Queens en juin dernier.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les deux meilleures joueuses mondiales, Martina Hingis et Lindsay Davenport, disputeront, comme prévu, la finale du tournoi de Miami, avec pour favorite l’Américaine, victorieuse de ses cinq derniers duels contre la Suissesse et assurée de redevenir numéro un mondiale quoi qu’il arrive. Mais autant la victoire d’Hingis en demi-finale sur l’ancienne numéro un mondiale, l’Américaine Monica Seles, handicapée par une cheville douloureuse, a été aisée (6-0, 6-0 en 39 minutes), autant celle de Davenport a été laborieuse, pour finir par s’imposer 6-1, 6-7 (4/7), 7-6 (7/5) à la Française Sandrine Testud (n°12), une des rares joueuses sur le circuit, semblant peu impressionnée par la réputation de son adversaire. «J’avais un petit problème à une cheville, j’avais du mal à me déplacer latéralement», avouait...