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Actualités - Interviews

Dans le monde Qui est Sam Mendes ?

«American Beauty» était le film favori aux Oscars 2000. Sam Mendes, déjà lauréat d’un Golden Globe en février, y signe son premier travail de réalisateur, après une longue carrière dans la mise en scène de théâtre. Sa pièce la plus célèbre à ce jour fut «The Blue Room», qui fit couler beaucoup d’encre, puisque Nicole Kidman y dévoilait son arrière-train. Raya Abi-Rached a rencontré Sam Mendes à Londres. «Ce fut une merveilleuse mais délicate expérience de faire American Beauty, se souvient Sam au début de l’entretien. Quand j’ai vu le film avec ma famille et mes amis, j’étais vraiment soulagé qu’ils l’aient aimé». L’Orient-Le Jour : Kevin Spacey parle toujours de ses moments mémorables de tournage, quels sont les vôtres ? Sam Mendes : Je suppose qu’il parle des moments drôles ! Annette était possédée par son rôle dès les premiers moments de tournage. Ce n’est pas très souvent qu’on peut voir deux adultes perdre la tête, mais c’est en fait quelque chose que Kevin utilise pour améliorer ses prestations. Et je voulais que Lester, son personnage, réagisse sur le moment, sans jamais planifier. Ils n’avaient pas peur de se ridiculiser, ce qui est bien. O.J. : Certains aspects du film sont très américains mais, de manière générale, il s’agit de faits généraux universels. S.M. : Oui, je suis britannique ! Et je me suis retrouvé entouré d’Américains, je n’ai pas oublié que c’est un scénario écrit par un Américain, un film joué par des Américains. J’avais un œil objectif «extérieur». Les studios ont admis cela quand je leur ai rappelé que John Schlesinger avait réalisé Midnight Cowboy, Roman Polanski Chinatown, Wim Wenders Paris Texas, Milos Forman One Flew Over the Cucko’s Nest et Ang Lee The Ice Storm. O.J. : Vous avez beaucoup coopéré au montage ? S.M. : Oh, oui. Et Dreamworks n’a jamais voulu trop intervenir. En fait, j’ai opéré beaucoup de changements en salle de montage, par rapport au film que j’ai tourné. J’ai ôté près de 25 minutes ; comme une scène où Lester rêve qu’il vole au-dessus de la ville : l’équivalent de deux semaines de tournage. O.J. : Vous songiez à la réalisation depuis longtemps ? S.M. : Oui, mais je n’ai pas fait du théâtre dans l’intention de réaliser des films. J’adore le théâtre et je vais continuer à en faire. Mais j’ai vu plus de films à l’université que j’ai vu de pièces. À cause du théâtre, on a commencé à m’envoyer des scripts de cinéma, et je ne recevais que des adaptations de romans de Jane Austin ou autres films à costumes. O.J. : Donc vous êtes définitivement casé dans le cinéma ? S.M. : Non, parce que le théâtre m’a manqué. Et je crois que c’est ce que je vais faire juste après. Combien de scénarios seront aussi bons que celui-ci ? J’ai eu beaucoup de chance. O.J. : La musique est aussi importante dans le film ! S.M. : Je trouve que la musique est une évasion. La musique définit en quelque sorte le personnage. J’ai décidé très tôt que le personnage d’Annette Bening écouterait des chansons de spectacles de Frank Sinatra. Souvent elle confondait les paroles et chantait avec conviction des mots de sa pure invention et elle me brisait le cœur (rires). O.J. : Avec du recul, qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans la réalisation de films ? S.M. : Je crois, à quel point le tournage est long et non romantique. Ça n’a aucun «glamour» avec tous les cris ! Mais aussi à quel point le montage est créatif, on se sent puissant. C’est excitant et crevant à la fois.
«American Beauty» était le film favori aux Oscars 2000. Sam Mendes, déjà lauréat d’un Golden Globe en février, y signe son premier travail de réalisateur, après une longue carrière dans la mise en scène de théâtre. Sa pièce la plus célèbre à ce jour fut «The Blue Room», qui fit couler beaucoup d’encre, puisque Nicole Kidman y dévoilait son arrière-train. Raya Abi-Rached a rencontré Sam Mendes à Londres. «Ce fut une merveilleuse mais délicate expérience de faire American Beauty, se souvient Sam au début de l’entretien. Quand j’ai vu le film avec ma famille et mes amis, j’étais vraiment soulagé qu’ils l’aient aimé». L’Orient-Le Jour : Kevin Spacey parle toujours de ses moments mémorables de tournage, quels sont les vôtres ? Sam Mendes : Je suppose qu’il parle des moments drôles ! Annette...