«Si la corruption existe depuis la nuit des temps, elle est responsable de l’effritement et de la désagrégation des sociétés. C’est pourquoi il est indispensable de lutter contre toute forme de corruption existant au sein de la société et de la classe politique». C’est par ces quelques mots que Mohammed Baalbacki, président de l’Ordre de la presse, a souhaité la bienvenue à «Kulluna Massoul», la nouvelle ONG prônant la lutte contre la corruption, lors de la conférence de presse donnée hier au siège de l’Ordre de la presse, par les représentants de l’association, Hoda Husseini Bibi, Maher Salloum et Jamil Mroué. Maher Salloum, représentant de l’ONG auprès du gouvernement, a présenté «Kulluna Massoul», association indépendante financée par USAID (Agence américaine pour le développement international). Cette association vise à éveiller la société sur l’existence de la corruption à tous les niveaux et sous toutes ses formes, et à l’informer de ses répercussions sur la vie économique et sociale. Qu’elle existe au niveau des individus, ou qu’elle émane de fonctionnaires négligeant leurs devoirs pour tirer quelque profit de leur fonction, la corruption est partout, dans la culture, l’information, les lois, l’économie et l’environnement. C’est pourquoi il est de notre devoir de l’éradiquer, insiste M. Salloum. Quant aux objectifs de l’association, ils consistent à révéler les manifestations de la corruption dans le pays, à entreprendre des études approfondies de la corruption à un niveau très large et à renforcer la communication entre les membres des associations concernées pour parvenir à lutter de manière efficace contre ce mal bien ancré dans notre société. L’exécution du projet a déjà été entamée, et deux études ont été réalisées par la société Information International. La première concerne l’idée que se fait l’opinion publique de la corruption et la seconde donne une vision plus claire du phénomène sous toutes ses formes au sein de la société libanaise. De plus, une vaste campagne publicitaire a été lancée au niveau de tous les médias, ayant pour thème : «Nos enfants paieront le prix de notre corruption». Si nous avons adopté ce thème, explique Ramsay Najjar, directeur de l’agence de publicité qui a exécuté la campagne publicitaire, Saatchi and Saatchi, c’est parce que nous sommes convaincus que la corruption ne peut être éradiquée comme une épine du pied, car elle représente un style de vie, une maladie grave qu’il faut prévenir plutôt que guérir. Enfin, un site consacré à la lutte contre la corruption a été créé sur Internet, dans l’espoir de créer un lien entre les différentes associations concernées par la lutte contre la corruption. L’adresse de ce site est www.kullunamassoul.org.lb. «Kulluna Massoul» appelle à la collaboration de la société civile, afin de trouver une solution au problème de la corruption. Elle a déjà obtenu l’appui du président de la République, en attendant d’avoir celui des citoyens.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats «Si la corruption existe depuis la nuit des temps, elle est responsable de l’effritement et de la désagrégation des sociétés. C’est pourquoi il est indispensable de lutter contre toute forme de corruption existant au sein de la société et de la classe politique». C’est par ces quelques mots que Mohammed Baalbacki, président de l’Ordre de la presse, a souhaité la bienvenue à «Kulluna Massoul», la nouvelle ONG prônant la lutte contre la corruption, lors de la conférence de presse donnée hier au siège de l’Ordre de la presse, par les représentants de l’association, Hoda Husseini Bibi, Maher Salloum et Jamil Mroué. Maher Salloum, représentant de l’ONG auprès du gouvernement, a présenté «Kulluna Massoul», association indépendante financée par USAID (Agence américaine pour le développement...