Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Israël va se concentrer sur le volet palestinien

La stratégie de paix du Premier ministre israélien Ehud Barak était bouleversée lundi après l’échec du sommet syro-américain de Genève, qui n’est pas parvenu à relancer les négociations entre Israël et Damas, suspendues depuis le 10 janvier. «Nous allons concentrer nos efforts sur le volet palestinien et procéder à un retrait de nos troupes du Liban», a déclaré à la radio israélienne Danny Yatom, conseiller du Premier ministre pour les questions de sécurité. Jusqu’à présent, M. Barak souhaitait négocier de front avec les Palestiniens et la Syrie pour conclure avec les premiers d’ici à fin mai un accord-cadre sur un règlement permanent – qui doit lui être conclu d’ici au 13 septembre – et pouvoir retirer d’ici à juillet ses troupes du Liban dans le cadre d’un arrangement négocié avec Damas. Le blocage du volet syrien risque de corser les difficultés pour M. Barak sur le volet palestinien, car «le président palestinien Yasser Arafat va probablement en profiter pour faire monter les enchères», a estimé Ehud Yaari, expert des questions arabes à la télévision israélienne. Exprimant ouvertement son dépit après le sommet des présidents américain Bill Clinton et syrien Hafez al-Assad dimanche à Genève, le chef de la diplomatie israélienne David Lévy a estimé qu’«il n’y a pas le moindre changement d’Assad vis-à-vis de la paix, et les Américains ont pu le constater». Avant le sommet de Genève, M. Barak avait indiqué que «cet événement va faire tomber les masques de tous les protagonistes et nous saurons, une fois pour toutes, au niveau politique le plus élevé, si nous avons une opportunité de faire la paix avec la Syrie». Les litiges entre Israël et la Syrie concernent notamment «le contrôle de l’eau, les stations de préalerte, les arrangements de sécurité et la normalisation», avait récemment précisé M. Barak. Sans fermer définitivement la porte à des pourparlers avec la Syrie, M. Yatom a estimé lundi que «les futures tentatives visant à réduire les divergences entre les positions respectives seront encore plus ardues après l’échec de Genève». «Les Syriens ont dit qu’ils voulaient revenir aux lignes prévalant le 4 juin 1967 pour contrôler le secteur oriental du lac de Tibériade et nous avons répondu vouloir préserver nos intérêts primordiaux, ce que les Syriens ont contesté», a-t-il dit pour expliquer les raisons qui ont fait capoter le sommet de Genève. Le blocage du volet syrien a satisfait l’opposition de droite, hostile à des concessions territoriales et au démantèlement de colonies juives sur le plateau du Golan, conquis sur la Syrie en 1967 et annexé en 1981. Dans le même temps, le spectre de la violence à la frontière nord d’Israël a ressurgi, les médias israéliens mentionnant notamment de nouveaux contrats d’armes que Damas envisagerait de signer avec la Russie. «Quand il n’y a pas de paix, il y a toujours des risques de guerre», a ainsi estimé le ministre israélien de la Justice, Yossi Beilin. Dans ce sombre panorama, la seule lueur d’espoir est venue du chef d’état-major des forces armées. «Il est trop tôt pour dire que le dialogue avec la Syrie est clos», a déclaré le général Shaul Mofaz.
La stratégie de paix du Premier ministre israélien Ehud Barak était bouleversée lundi après l’échec du sommet syro-américain de Genève, qui n’est pas parvenu à relancer les négociations entre Israël et Damas, suspendues depuis le 10 janvier. «Nous allons concentrer nos efforts sur le volet palestinien et procéder à un retrait de nos troupes du Liban», a déclaré à la radio israélienne Danny Yatom, conseiller du Premier ministre pour les questions de sécurité. Jusqu’à présent, M. Barak souhaitait négocier de front avec les Palestiniens et la Syrie pour conclure avec les premiers d’ici à fin mai un accord-cadre sur un règlement permanent – qui doit lui être conclu d’ici au 13 septembre – et pouvoir retirer d’ici à juillet ses troupes du Liban dans le cadre d’un arrangement négocié avec Damas....