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Actualités - Chronologie

Le Pakistan veut une solution pacifique au Cachemire

Le Pakistan veut une solution pacifique au conflit du Cachemire qui l’oppose à l’Inde, mais son armée est prête à répondre à toute agression, a affirmé le président Rafik Tarar jeudi à l’occasion de la fête nationale. Cette fête a été marquée par un imposant défilé militaire dans la capitale en présence de l’homme fort du pays, le général Pervez Musharraf, alors que les États-Unis multiplient les déclarations alarmistes sur une éventuelle nouvelle guerre indo-pakistanaise. «C’est une question de survie pour le Pakistan» et «nos forces armées sont totalement prêtes à porter un coup sévère à un agresseur quel qu’il soit», a affirmé le président. Le président des États-Unis qui effectue actuellement une visite en Inde a demandé aux deux pays – puissances nucléaires déclarées depuis leurs essais de 1998 – de réduire la tension extrême qui prévaut entre eux et d’entamer un dialogue pacifique sur le Cachemire. Cette région himalayenne dont la population est majoritairement musulmane a empoisonné les relations entre les deux pays qui en revendiquent la souveraineté depuis l’indépendance du sous-continent et la partition de 1947. Deux des trois guerres indo-pakistanaises ont concerné le Cachemire. Depuis 1989, une guérilla séparatiste musulmane contre les forces indiennes a fait plus de 25 000 morts, selon New Delhi, environ 70 000, selon le Pakistan et les mouvements séparatistes. L’armée indienne a affronté l’année dernière des centaines de guérilleros séparatistes lors d’un conflit de deux mois qui a fait plus de 1 000 morts dans la région de Kargil. Avec la fin du rude hiver himalayen, des observateurs craignent une reprise des opérations militaires le long de la «Ligne de contrôle» qui sépare les Cachemire pakistanais et indien. Élections locales en 2001 D’autre part, le général Pervez Musharraf, l’homme fort du régime militaire pakistanais, a annoncé hier des élections locales en 2001 et des élections législatives à une date indéterminée, à deux jours de la visite du président Bill Clinton qui réclame un retour de la démocratie au Pakistan. Des élections au niveau des districts auront lieu de décembre à mai 2001, ainsi qu’en juillet 2001 et ensuite, «étape par étape», des élections provinciales et nationales auront lieu «en temps voulu», a indiqué le général Musharraf lors d’une conférence de presse à Islamabad tenue à l’issue d’un imposant défilé militaire marquant la fête nationale pakistanaise. Les élections au niveau de district se feront sur une base non partisane et l’âge du droit de vote sera ramené de 21 à 18 ans, a-t-il ajouté. «Dans un deuxième puis un troisième temps, il y aura des élections pour les Assemblées provinciales, l’Assemblée nationale et le Sénat», a-t-il ajouté. Répondant à une question sur l’éventuelle déception du président Clinton quant à cet agenda long et peu précis, le général Musharraf a répondu qu’il agissait «dans l’intérêt national». «Je n’ai besoin de l’approbation de personne et personne ne nous dictera quoi que ce soit», a-t-il dit sur un ton particulièrement mordant.
Le Pakistan veut une solution pacifique au conflit du Cachemire qui l’oppose à l’Inde, mais son armée est prête à répondre à toute agression, a affirmé le président Rafik Tarar jeudi à l’occasion de la fête nationale. Cette fête a été marquée par un imposant défilé militaire dans la capitale en présence de l’homme fort du pays, le général Pervez Musharraf, alors que les États-Unis multiplient les déclarations alarmistes sur une éventuelle nouvelle guerre indo-pakistanaise. «C’est une question de survie pour le Pakistan» et «nos forces armées sont totalement prêtes à porter un coup sévère à un agresseur quel qu’il soit», a affirmé le président. Le président des États-Unis qui effectue actuellement une visite en Inde a demandé aux deux pays – puissances nucléaires déclarées depuis leurs...