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Actualités - Interviews

Dans le monde Rencontre avec Hugh Grant, pour "Mickey Blue Eyes"(photos)

L’année 1999 a marqué le retour réussi de Hugh Grant sur la scène cinématographique avec deux succès : «Nothing Hill», de Roger Mitchell, et «Mickey Blue Eyes», de Kelly Makin. Si Hugh a démarré sa carrière au théâtre et tourné beaucoup de films anglais dans les années 80, il lui a fallu attendre «Four Weddings and a Funeral» de Mike Newell pour devenir célèbre. Depuis, à coup de scandales sexuels et de nouveaux films, il n’arrête pas de faire parler de lui. Raya Abi-Rached l’a interviewé à New York pour «Mickey Blue Eyes», produit par la maison de production qu’il a cofondée avec sa compagne, Liz Hurley. Boute-en-train et plein d’humour, Hugh Grant n’hésite pas à confier en début d’entretien que chaque journaliste français qu’il rencontre lui pose systématiquement la même question : «Que pensez-vous de la renaissance du cinéma britannique ?». «Pour Mickey Blue Eyes, enchaîne-t-il, nous avons rencontré une série de membres de la mafia new-yorkaise qui se sont très bien entendus aves Liz», c’était une expérience à la fois amusante et terrifiante ! Quelle ne fut notre surprise de voir Bruce Willis surgir dans la pièce et interrompre l’interview. En fait, l’acteur donnait des entretiens ce jour-là pour The Sixth Sense dans le même hôtel. L’Orient-Le Jour : Considérez-vous ce rôle comme étant l’un des plus extravertis que vous avez jamais joués ? Hugh Grant : Oui, j’ai forcé un peu la dose par rapport aux comédies plus légères que j’aie faites auparavant. Quand je me produisais au théâtre à Londres, je faisais des choses plus émancipées mais je n’avais pas fait de choses aussi poussées dans des films. C’est donc la première fois que j’ai ôté mon pantalon et fait un massage à mon arrière-train (rires), ce que j’ai toujours voulu faire ! Quand nous avons visionné le film la première fois, nous n’avions pas inclus cette scène, parce que j’étais paranoïaque à l’idée que les gens soient révoltés par ça. À la deuxième projection, nous ne l’avons pas enlevée, le public a aimé cela, et moi aussi – étrangement ! O.J. : Liz Hurley est-elle très autoritaire en tant que productrice, avez-vous eu des disputes ? H.G. : Elle est très dominatrice, mais elle a toutes les qualités d’une productrice. Les gens pensent que produire veut dire inspirer l’enthousiasme, mais je crois que c’est plutôt inspirer la peur et Liz a un vrai talent pour cela. Je crois que c’est pour ça qu’elle s’est entendue si bien avec les gens de la mafia (rires). O.J. : Le script était-il aussi drôle avant que vous ne le changiez ? H.G. : La première version était déjà très drôle, mais assez différente. Je sentais que le sujet était trop «déjà-vu». Mais comme je n’avais jamais lu de script à propos d’un Anglais impliqué avec la mafia, j’ai senti que cela apportait un aspect très rafraîchissant. O.J. : Vous dites que vous préférez toujours les interviews de télévision et de radio à celles de la presse écrite, avez-vous eu une mauvaise expérience ? H.G. : Je crois que tout le monde en a, d’une certaine façon. On publie même des histoires loufoques sur ma mère racontant des choses fausses sur elle. Je dois toujours le lui rappeler quand elle me dit : «Chéri, pourquoi ça t’énerve autant, ce n’est pas du tout important !». C’est toujours irritant. O.J. : Vous serez bientôt dans le prochain Woody Allen, pouvez-vous nous en parler plus longuement ? H.G. : Je l’ai fait, je l’ai fini. Je n’ai pas un très grand rôle mais c’était très excitant pour moi parce que j’ai toujours fait deux rêves de célébrité dans ma vie : l’un avec la reine d’Angleterre. Nous y sommes en très bons termes, assis à Buckingham Palace, autour d’une tasse de thé ; et l’autre avec Woody Allen : nous y rions dans son appartement en buvant une bière. C’était donc très bizarre de me réveiller un matin et de voir un fax de lui disant : «Est-ce qu’on peut faire ce film ?». Je suis terrifié à l’idée de vous en dire plus, parce que Woody est tellement secret, que j’aurai peur si je parle et qu’il n’aille embaucher Kenneth Branagh et refilmer mes scènes (rires). La bonne chose est qu’il est retourné à son style initial. J’y incarne un Anglais, Woody joue aussi, ainsi que Tracy Ullman ; et le script (ou plutôt les 29 pages que j’ai eu le droit de lire) était très drôle !
L’année 1999 a marqué le retour réussi de Hugh Grant sur la scène cinématographique avec deux succès : «Nothing Hill», de Roger Mitchell, et «Mickey Blue Eyes», de Kelly Makin. Si Hugh a démarré sa carrière au théâtre et tourné beaucoup de films anglais dans les années 80, il lui a fallu attendre «Four Weddings and a Funeral» de Mike Newell pour devenir célèbre. Depuis, à coup de scandales sexuels et de nouveaux films, il n’arrête pas de faire parler de lui. Raya Abi-Rached l’a interviewé à New York pour «Mickey Blue Eyes», produit par la maison de production qu’il a cofondée avec sa compagne, Liz Hurley. Boute-en-train et plein d’humour, Hugh Grant n’hésite pas à confier en début d’entretien que chaque journaliste français qu’il rencontre lui pose systématiquement la même question :...