Le Hezbollah a invité hier le peuple français et son président à sanctionner le Premier ministre Lionel Jospin pour ses déclarations agressives. Ce dernier avait qualifié de «terroristes» les attaques de la Résistance islamique contre les forces d’occupation israéliennes au Liban-Sud. «Il est de la responsabilité du président et du peuple français de sanctionner ce chef du gouvernement pour sa faute et de rectifier le tir», a déclaré le numéro deux du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, dans un discours prononcé hier à Beyrouth. «Nous n’accepterons plus que des qualifications soient ainsi lancées arbitrairement. L’étape où des responsables plaçaient cette Résistance dans le registre noir du terrorisme est désormais révolue (...) celui qui lui portera atteinte l’aura fait pour tout le peuple libanais et même toute la nation», a-t-il ajouté. Cheikh Qassem a par ailleurs jugé qu’Israël «n’avait plus qu’un seul choix, le retour aux arrangements d’avril» 1996, conclus sous le parrainage de Paris et Washington, qui permettent les attaques contre les forces israéliennes au Liban-Sud mais stipulent d’épargner les civils libanais et israéliens et leurs biens. Par ailleurs, dans un communiqué parvenu à l’AFP, cheikh Qassem a déclaré : «Jospin n’est pas désirable au Liban et je souhaite qu’il ne pense pas à visiter ce pays avant de s’être excusé de l’affront qu’il a infligé à la Résistance (anti-israélienne) et au peuple libanais», a souligné le numéro deux du mouvement. Selon lui, M. Jospin a heurté «les sentiments des enfants, des femmes, des blessés et de tous ceux qui souffrent de l’occupation sioniste» du Liban-Sud. Cheikh Qassem a par ailleurs salué les étudiants qui ont attaqué samedi M. Jospin à coups de pierres dans l’université de Bir Zeit, en Cisjordanie. «Les manifestations de colère des étudiants palestiniens (...) sont un signe de solidarité béni adressé au peuple libanais et au Hezbollah par des jeunes qui refusent de capituler face à l’ennemi sioniste», a-t-il estimé. Selon lui, «le tollé général (contre M. Jospin) au Liban et dans la région prouve que la Résistance bénéficie d’un soutien solide dans son combat contre l’ennemi sioniste». «Les déclarations de Jospin sont qualifiées par tous d’agressives, de contraires à la politique traditionnelle française et au rôle de la France au sein du comité d’avril (de surveillance de la trêve au Liban-Sud), et de partiales», a ajouté le dignitaire chiite. Dans une première réaction aux propos de M. Jospin, le Hezbollah les avait qualifiés d’«agressifs», de «racistes», de contraires aux «principes» et aux «intérêts» de la France au Proche-Orient, et avait appelé Paris à «agir vite pour effacer la honte».
Le Hezbollah a invité hier le peuple français et son président à sanctionner le Premier ministre Lionel Jospin pour ses déclarations agressives. Ce dernier avait qualifié de «terroristes» les attaques de la Résistance islamique contre les forces d’occupation israéliennes au Liban-Sud. «Il est de la responsabilité du président et du peuple français de sanctionner ce chef du gouvernement pour sa faute et de rectifier le tir», a déclaré le numéro deux du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, dans un discours prononcé hier à Beyrouth. «Nous n’accepterons plus que des qualifications soient ainsi lancées arbitrairement. L’étape où des responsables plaçaient cette Résistance dans le registre noir du terrorisme est désormais révolue (...) celui qui lui portera atteinte l’aura fait pour tout le peuple libanais et...
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