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Actualités - Communiques Et Declarations

Environnement Relance du débat sur les déchets industriels

La polémique autour des déchets industriels est revenue sur le tapis avec un communiqué publié hier par Greenpeace accusant le ministère de l’Environnement d’inertie face à une pollution croissante. Par ailleurs, la Lebanese Chemical Company (LCC), dont le nom est apparu dans la déclaration de l’organisation écologique comme l’un des «pollueurs essentiels de la côte libanaise», a publié un communiqué assurant que les produits qu’elle déverse dans la mer «ne sont ni toxiques ni dangereux». «Une étude sur la pollution industrielle, commandée par le ministère de l’Environnement à Dar el-Handasa est prête depuis 1994 et sommeille depuis cette époque dans les tiroirs de l’administration» a déclaré Greenpeace. L’organisation écologique a rappelé les chiffres du rapport dans son communiqué : les déchets industriels solides devraient augmenter, de 51 tonnes par jour en 1994 à 177 tonnes en 2020. Il est de même prévu que le volume d’eaux usées au Liban passe de 61 120 mètres cubes par jour en 1994 à 191 625 mètres cubes en 2020. Dans ce communiqué, Zeina el-Hajj, directrice du bureau de Greenpeace au Liban, a critiqué «l’inertie du ministère de l’Environnement face aux taux de pollution qui se multiplient». Elle a notamment soulevé le problème de l’industrie chimique LCC de Selaata (Liban-Nord). «Le ministère de l’Environnement avait déclaré qu’il surveillait la pollution qui se dégageait de l’usine mais rien de concret n’est apparu plusieurs mois plus tard», a fait remarquer Zeina el-Hajj. Selon le communiqué, des régions comme Chekka, Selaata, Nahr Ibrahim, Zouk, Dora, Choueifat et Sibline hébergent des centaines d’usines qui déversent leurs déchets toxiques dans la nature. «Des industries comme l’usine de pesticides Adonis à Nahr Ibrahim jettent une variété de métaux lourds dans les cours d’eau et contribuent au déclin de la vie marine», ajoute le communiqué. «L’Association des industriels libanais et le ministre de l’Environnement devraient prévoir des sites dans lesquels les déchets seraient traités». Pour sa part, LCC a réagi hier au communiqué de Greenpeace en déclarant que «les produits que nous déversons dans la mer ne sont pas toxiques». «Les analyses erronées de Greenpeace sont démenties par d’autres, effectuées par une grande compagnie française spécialisée», a ajouté le communiqué de LCC. Et de poursuivre : «L’accusation portée par Greenpeace contre notre usine est en directe contradiction avec un rapport de cette même organisation, datant de 1998, et qui ne place pas LCC sur la liste des pollueurs de la Méditerranée. Ces accusations cachent une intention de causer la fermeture des industries libanaises exportatrices et de réduire les chances de travail des Libanais».
La polémique autour des déchets industriels est revenue sur le tapis avec un communiqué publié hier par Greenpeace accusant le ministère de l’Environnement d’inertie face à une pollution croissante. Par ailleurs, la Lebanese Chemical Company (LCC), dont le nom est apparu dans la déclaration de l’organisation écologique comme l’un des «pollueurs essentiels de la côte libanaise», a publié un communiqué assurant que les produits qu’elle déverse dans la mer «ne sont ni toxiques ni dangereux». «Une étude sur la pollution industrielle, commandée par le ministère de l’Environnement à Dar el-Handasa est prête depuis 1994 et sommeille depuis cette époque dans les tiroirs de l’administration» a déclaré Greenpeace. L’organisation écologique a rappelé les chiffres du rapport dans son communiqué : les...