Classique du Tournoi, le match France-Angleterre constitue le sommet de la saison internationale en Europe, lors de la deuxième journée du Tournoi des six nations de rugby, samedi au Stade de France. «C’est le match le plus important des Six nations face à une équipe meilleure que nous, souligne Bernard Laporte, l’entraîneur français. En plus, il va nous permettre de nous évaluer». Pour le XV de France, l’occasion est bonne. Les Français vont pouvoir tester, face aux Anglais, les progrès enregistrés contre le pays de Galles (36-3) dans le domaine de la rigueur et de la discipline. Les Anglais visent un objectif plus concret. Ils entendent effacer une Coupe du monde ratée, marquée notamment par deux défaites. D’abord face aux All Blacks (30-16) en dépit d’un match énorme. Puis contre l’Afrique du Sud (44-21) en quart de finale. Woodward joue gros L’élimination prématurée a considérablement affaibli l’entraîneur Clive Woodward, dont le contrat arrive à échéance en septembre prochain. Candidat à une nouvelle aventure en Coupe du monde, Woodward pourrait marquer quelques points précieux en cas de succès à Paris, où le XV de la Rose n’a plus gagné depuis 1994. Pour remporter le match au sommet de la saison européenne, Clive Woodward s’est appuyé sur les mêmes joueurs et sur le même style de jeu, basé sur le dynamisme et la multiplication des temps de jeu. Les Français devraient être soumis au pilonnage anglais, dans le sillage du troisième ligne centre Lawrence Dallaglio, puis aux enchaînements, vers le milieu de terrain, où le jeune centre Tindall tentera d’imposer sa puissance physique. Autre solution, le jeu vers les extérieurs, où croise Ben Cohen, l’ailier grand format de Northampton. Une très bonne conservation du ballon avait notamment permis d’infliger à l’Irlande six essais et la plus large défaite de son histoire dans le Tournoi (50-18), le 5 février. «Nous devrons d’abord répondre présent sur le plan physique», souligne Laporte. Dans ce cadre, le combat, notamment devant, devrait s’avérer primordial. Les Français devront également être très performants en défense, pour enrayer les enchaînements anglais. Surtout, ils devraient bénéficier de l’absence du deuxième ligne Martin Johnson et des carences anglaises dans le domaine de la finition. Face aux All Blacks et aux Springboks lors de la Coupe du monde, les Anglais s’étaient montrés incapables de concrétiser une domination écrasante. En cas de récidive, les Anglais pourraient retomber dans leurs doutes et confier leur sort au buteur Jonny Wilkinson, auteur des 21 points de la dernière victoire face à la France (21-10), lors du Tournoi 1999. La France entre forfaits et blessures À chacun ses problèmes ! Les Anglais s’interrogent sur leur capacité à bien conclure leurs actions, les Français, eux, ont connu une semaine de préparation perturbée par les forfaits et les blessures. Après Christophe Lamaison, contraint de déclarer forfait lundi à cause d’une entorse au genou droit, son remplaçant, Alain Penaud, a renoncé à son tour vendredi en raison d’une blessure aux adducteurs qui l’avait contraint à écourter l’entraînement de jeudi. Cette blessure a contraint l’entraîneur Bernard Laporte à bouleverser l’organisation de sa ligne d’attaque. Thomas Castaignède, initialement prévu à l’arrière, portera le n° 10, alors que Thomas Lombard et David Venditti seront associés au centre, Richard Dourthe glissant à l’arrière Le demi de mêlée Fabien Galthié, le deuxième ligne Legi Matiu, l’ailier Christophe Dominici, le centre Richard Dourthe, et le talonneur remplaçant Raphaël Ibanez ont eux dû être ménagés alors que les séances d’entraînement ont été allégées. Ces contretemps n’ont visiblement pas contrarié les Français. «On a de bonnes bases, car on avait beaucoup travaillé dans la semaine précédant Galles-France», se rassure le capitaine Fabien Pelous. Bernard Laporte est plus catégorique : «La marmite bout bien, et cela va aller crescendo jusqu’au match».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Classique du Tournoi, le match France-Angleterre constitue le sommet de la saison internationale en Europe, lors de la deuxième journée du Tournoi des six nations de rugby, samedi au Stade de France. «C’est le match le plus important des Six nations face à une équipe meilleure que nous, souligne Bernard Laporte, l’entraîneur français. En plus, il va nous permettre de nous évaluer». Pour le XV de France, l’occasion est bonne. Les Français vont pouvoir tester, face aux Anglais, les progrès enregistrés contre le pays de Galles (36-3) dans le domaine de la rigueur et de la discipline. Les Anglais visent un objectif plus concret. Ils entendent effacer une Coupe du monde ratée, marquée notamment par deux défaites. D’abord face aux All Blacks (30-16) en dépit d’un match énorme. Puis contre l’Afrique du Sud (44-21)...