Le président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, a de nouveau mis en garde hier les marchés contre les risques de surchauffe que présente la forte expansion de l’économie américaine aggravés par la flambée des prix du pétrole. L’économie américaine montre «peu de signes de ralentissement appréciables» et les risques «semblent pencher vers la constitution de tensions sur les prix», a ainsi expliqué Alan Greenspan dans son témoignage semi-annuel sur les perspectives économiques américaines devant la commission bancaire de la Chambre des représentants. Lors de la séance des questions, il s’est dit par ailleurs «inquiet de l’évolution des cours du pétrole» en raison surtout du «très bas niveau des stocks commerciaux» aux États-Unis et dans le monde. «Si la demande augmente soudainement, les stocks sont (actuellement) insuffisants pour y répondre ce qui entraînerait une hausse très importante des cours avec des conséquences négatives sur l’économie», a-t-il expliqué. Globalement, «les forces profondément positives qui ont conduit l’économie américaine à cette excellence comportent aussi un danger de déséquilibre qui, s’il n’est pas contenu, menace la poursuite de notre prospérité», a déclaré M. Greenspan. «Il est nécessaire que la croissance de la consommation n’aille plus vite que celle des revenus parce qu’il y a des limites au volume de biens et de services pouvant être fournis par un accroissement des importations et le réservoir limité de main-d’œuvre disponible», a-t-il dit. Alan Greenspan estime qu’il doit y avoir «un nécessaire réalignement de la croissance de la demande avec l’offre» et avertit que le Comité monétaire de la Fed y sera «vigilant». La Fed a relevé d’un quart de point ses taux d’intérêt début février à 5,75 %, rappelle-t-on. M. Greenspan s’est félicité de la hausse des taux réels à long terme ces deux dernières années «qui devrait agir comme un frein nécessaire» à l’expansion de la consommation. Mais il souligne aussi que pour l’instant les dépenses sensibles à la hausse des taux demeurent «robustes» et que la Fed «restera vigilante au fait que les taux d’intérêt réels n’ont pas encore assez monté pour ramener la croissance de la demande en ligne avec l’offre potentielle». Le président de la Fed note en outre que la baisse continue du nombre des travailleurs disponibles provoquera «à un certain moment (...) des hausses de salaires supérieures aux gains impressionnants de productivité» réalisés jusque-là. Il avertit aussi que «la hausse extraordinaire des valeurs sur le marché boursier» qui dope la consommation et augmente les recettes budgétaires «ne peut pas continuer au rythme des années passées». M. Greenspan a souligné l’effet «richesse» du marché boursier : 3 à 4 cents de chaque dollar ajouté à la valorisation du marché boursier se retrouve dans les dépenses de consommation, selon lui. La Réserve fédérale a relevé ses prévisions de croissance les établissant entre 3,5 % et 3,75 % en 2000 contre une première estimation de 2,5 %-3 % en juillet. L’inflation devrait se situer entre 1,75 % et 2 %, selon un indice des prix en glissement (chain-price index). Le chômage devrait rester entre 4 % et 4,25 %. Évoquant l’excédent budgétaire, M. Greenspan a répété sa position en faveur d’un remboursement de la dette.
Le président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, a de nouveau mis en garde hier les marchés contre les risques de surchauffe que présente la forte expansion de l’économie américaine aggravés par la flambée des prix du pétrole. L’économie américaine montre «peu de signes de ralentissement appréciables» et les risques «semblent pencher vers la constitution de tensions sur les prix», a ainsi expliqué Alan Greenspan dans son témoignage semi-annuel sur les perspectives économiques américaines devant la commission bancaire de la Chambre des représentants. Lors de la séance des questions, il s’est dit par ailleurs «inquiet de l’évolution des cours du pétrole» en raison surtout du «très bas niveau des stocks commerciaux» aux États-Unis et dans le monde. «Si la demande augmente...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.