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Actualités - Reportages

Peser progressivement sur la baisse des taux

Dans son dernier rapport économique sur le quatrième trimestre 1999, la BBAC (Bank of Beirut and the Arab Countries) livre une analyse sur la politique monétaire de la Banque du Liban dont le souci est de préserver le taux de change de la livre tout en obtenant une baisse progressive des taux d’intérêt. Les autorités monétaires libanaises considèrent que les composantes permanentes de leur politique de stabilisation consistent dans le contrôle de l’inflation et du taux de change tout en respectant la loi du marché dans les opérations de change et d’intérêt. Ainsi, la baisse des taux d’intérêt payés sur les bons du Trésor en LL et amorcée en juin, s’est arrêtée début octobre enregistrant la plus grande diminution pour les bons à 2 ans et à un an, soit respectivement -188bps et -109bps ; les taux d’intérêt sur ces bons ont atteint respectivement 14,14 et 11,84 % début octobre, et se sont stabilisés depuis, à ce niveau. Or, l’arrêt de la baisse de ces taux a coïncidé avec la dernière émission d’eurobonds du gouvernement libanais équivalent à 700m$ et qui a porté le solde du compte du Trésor à la BDL au niveau record de 3377MdLL, soit plus du total du déficit budgétaire pour l’an 2000. Ce phénomène aurait pu encourager la poursuite de la baisse des taux sur la LL, mais les autorités monétaires ont considéré que le marché a donné des signes défavorables à cette poursuite, le système bancaire n’ayant absorbé que partiellement et avec difficulté cette baisse. En effet, le taux créditeur moyen du système bancaire n’a diminué entre juin et fin décembre que de 79bps atteignant 11,25 % ; or, la grande majorité des dépôts concernés sont à très court terme, leur durée de vie moyenne étant d’environ 60 jours. Simultanément, la BDL a adopté une double politique : d’une part, la distribution au prorata du montant de la souscription hebdomadaire des bons du Trésor entre les banques tout en satisfaisant à 100 % la demande émanant de particuliers ; d’où l’apparition d’un excédent croissant de la demande des bons à 1 an et à 2 ans du système bancaire. D’autre part, la BDL a commencé à émettre de nouveaux CDs à 6 mois et à 1 an, à des taux inférieurs au rendement des bons de même échéance et qui n’ont attiré dans un premier temps que très peu de preneurs ; les taux d’intérêt appliqués à ces CDs ont été fixés respectivement à 11,5 et à 11,9 % alors que le rendement des bons pour les mêmes échéances s’élève successivement à 12,12 et 13,43 %. Ces différentes mesures ont mené d’une part à la persistance de l’offre de dollars par les particuliers sur le marché des changes et d’autre part à l’apparition d’un excédent de liquidités en LL surtout auprès des banques nationales dont la part des dépôts en LL est de loin supérieure à celle des banques étrangères. Vu la forte concurrence représentée par le niveau relativement faible des taux débiteurs payés sur le dollars US, la forte compétitivité existant entre les banques nationales, ainsi que l’accès direct des particuliers à des bons du Trésor en LL fortement rémunérés, une certaine désintermédiation du système bancaire s’est trouvée ainsi encouragée ; les banques se sont trouvées obligées de se rabattre, progressivement, sur les bons à court terme ainsi que sur les CDs émis par la BDL, et par la suite, d’accepter une rémunération de leurs placements en LL qui se rapprocherait de plus en plus du coût payé actuellement sur les dépôts correspondants.
Dans son dernier rapport économique sur le quatrième trimestre 1999, la BBAC (Bank of Beirut and the Arab Countries) livre une analyse sur la politique monétaire de la Banque du Liban dont le souci est de préserver le taux de change de la livre tout en obtenant une baisse progressive des taux d’intérêt. Les autorités monétaires libanaises considèrent que les composantes permanentes de leur politique de stabilisation consistent dans le contrôle de l’inflation et du taux de change tout en respectant la loi du marché dans les opérations de change et d’intérêt. Ainsi, la baisse des taux d’intérêt payés sur les bons du Trésor en LL et amorcée en juin, s’est arrêtée début octobre enregistrant la plus grande diminution pour les bons à 2 ans et à un an, soit respectivement -188bps et -109bps ; les taux...