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Actualités - Chronologie

Cancérologie Cancer du poumon : les femmes plus vulnérables

Un gène impliqué dans le cancer du poumon serait plus actif chez la femme que chez l’homme, et son action serait renforcée par la nicotine, ce qui expliquerait pourquoi cette affection menace particulièrement les femmes qui fument, indique une étude parue dans le Journal of the National Cancer Institute. Cette explication biologique, offerte pour la première fois dans cette étude réalisée par l’Université de Pittsburgh (Pennsylvanie), pourrait permettre de déterminer à l’avance les femmes à haut risque de développer cette maladie. Les chercheurs ont découvert qu’un gène, (le GRPR) trouvé dans certaines cellules du poumon et provoquant la prolifération des cellules typiques du cancer pulmonaire, était plus actif chez les femmes. De plus, ils ont mis en évidence que son action était renforcée par la nicotine absorbée par les fumeurs. «Nos recherches laissent fortement entendre que les femmes ont des chances de développer un cancer du poumon, même en étant moins exposées que les hommes à la fumée du tabac, et plus prématurément dans la vie, quelle que soit leur consommation de cigarettes», souligne le principal auteur de l’étude, le Pr Sharon Shriver. «Le message à retenir, tout particulièrement pour les adolescentes, note-t-elle, est qu’elles doivent arrêter de fumer ou, encore mieux, ne jamais commencer». La différence entre les sexes, indiquent les chercheurs, est liée à la position du gène GRPR sur le chromosome X. Les femmes ont deux exemplaires de ce chromosome, contre un pour les hommes. Normalement, chez les femmes, les gènes de l’un des chromosomes X devraient être désactivés, mais ce n’est pas le cas pour le GRPR. Les femmes présentent donc «plus de risques parce qu’elles ont deux copies du gène GRPR, dont l’action peut être renforcée par la nicotine, alors que les hommes n’en ont qu’une. Une autre explication serait que le gène GRPR chez les femmes peut être actif, avant même d’être excité par la nicotine, écrit encore le Pr Shriver. En fait, les deux mécanismes pourraient être responsables», souligne-t-elle en conclusion.
Un gène impliqué dans le cancer du poumon serait plus actif chez la femme que chez l’homme, et son action serait renforcée par la nicotine, ce qui expliquerait pourquoi cette affection menace particulièrement les femmes qui fument, indique une étude parue dans le Journal of the National Cancer Institute. Cette explication biologique, offerte pour la première fois dans cette étude réalisée par l’Université de Pittsburgh (Pennsylvanie), pourrait permettre de déterminer à l’avance les femmes à haut risque de développer cette maladie. Les chercheurs ont découvert qu’un gène, (le GRPR) trouvé dans certaines cellules du poumon et provoquant la prolifération des cellules typiques du cancer pulmonaire, était plus actif chez les femmes. De plus, ils ont mis en évidence que son action était renforcée par la nicotine...