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Actualités - Chronologie

Ethologie - Comment les abeilles prennent leurs repères Vols de reconnaissance

Avant de se lancer à la collecte de nectar, loin de leur ruche, les jeunes abeilles mellifères reconnaissent leur environnement en effectuant des vols d’orientation, afin de prendre leurs repères dans l’environnement, vient de révéler une équipe américano-britannique dans la revue « Nature ». Dans leur quête de nourriture, les abeilles peuvent parcourir jusqu’à 10 kilomètres. De quelle façon acquièrent-elles la maîtrise de leur environnement, lorsque, à l’âge de trois semaines, elles abandonnent leurs tâches domestiques et sortent de la ruche ? Cette question a depuis longtemps intrigué les chercheurs, d’autant que ces hyménoptères volent trop vite et sur de trop longues distances pour être observés à l’œil et qu’il est impossible de les équiper de balises radio. Ainsi, jusqu’à maintenant, seuls des déplacements d’abeilles à proximité des ruches avaient pu être enregistrés. Une équipe dirigée par Elizabeth Capaldi, de l’Université de l’Illinois à Urbana (États-Unis), vient d’aller au-delà en réussissant à doter des abeilles d’une mini-antenne équipée d’un capteur qui répond à des impulsions radar. Ces vols d’orientation, ont constaté les scientifiques, s’effectuent quasiment en ligne droite au départ de la ruche jusqu’à une distance variant entre 10 et 300 mètres, au terme de laquelle les abeilles effectuent un demi-tour et reviennent à la ruche. Plusieurs vols, six en moyenne, de plus en plus longs, sont nécessaires avant de se lancer dans leur première quête de nectar. Par ailleurs, plus les abeilles allongent leur parcours, plus elles accroissent leur vitesse, ce qui laisse penser que l’altitude augmente de même. Ces insectes moduleraient leur vitesse de vol pour garder constante sur leur rétine la vitesse de défilement des images, ce qui impliquerait que les repères pris en compte sont ponctuels à proximité de la ruche et bien plus étendus au loin. En dansant Il reste qu’il faut à certaines abeilles dix-sept vols d’orientation avant d’aller butiner, alors que quelques-uns suffisent à d’autres, ce que les scientifiques ne savent expliquer. Dans une autre étude, publiée dans la revue américaine Science, une équipe germano-australienne conduite par Mandyan Srinivasan, de l’Université nationale d’Australie à Canberra, prouve que le système d’évaluation des distances des abeilles est gouverné par la vision. Il y a plus de trente ans, Karl von Frisch avait montré que les abeilles évaluent les trajets entre leur ruche et leurs sites de butinage, ce qui facilite leurs retours et les transmissions d’informations sur les nouveaux sites de nourriture. Ces transmissions, les insectes les font à leurs congénères, devant la ruche, en dansant. Deux hypothèses ont été avancées pour expliquer ce processus d’estimation. L’une, formulée par le naturaliste allemand, le fait dépendre de l’énergie dépensée par les abeilles durant leurs vols, l’autre de leur système optique. Srinivasan et ses collègues ont habitué des abeilles mellifères à parcourir, pour aller butiner, 230 mètres en passant dans un tunnel long de 6,4 mètres de long, large de 11 centimètres et haut de 20 centimètres. Résultat : à leur retour, les insectes indiquent à leurs congénères, à travers leur danse, une distance réduite de moitié. Pour d’autres expériences, les chercheurs ont «décoré» leur tunnel de bandes longitudinales noires et blanches. Résultat : un tel tunnel de 6 mètres est évalué par les abeille comme une distance de 186 mètres à l’air libre. L’estimation des distances par les abeilles semble donc bien relever de leur système visuel.
Avant de se lancer à la collecte de nectar, loin de leur ruche, les jeunes abeilles mellifères reconnaissent leur environnement en effectuant des vols d’orientation, afin de prendre leurs repères dans l’environnement, vient de révéler une équipe américano-britannique dans la revue « Nature ». Dans leur quête de nourriture, les abeilles peuvent parcourir jusqu’à 10 kilomètres. De quelle façon acquièrent-elles la maîtrise de leur environnement, lorsque, à l’âge de trois semaines, elles abandonnent leurs tâches domestiques et sortent de la ruche ? Cette question a depuis longtemps intrigué les chercheurs, d’autant que ces hyménoptères volent trop vite et sur de trop longues distances pour être observés à l’œil et qu’il est impossible de les équiper de balises radio. Ainsi, jusqu’à maintenant, seuls...