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Actualités - Chronologie

Les provocations de Jörg Haider (photo)

Le chef de l’extrême droite autrichienne Jörg Haider est un habitué des phrases provocatrices, dont il a déjà regretté certaines et dont voici une liste non exhaustive : En 1986, l’écrivain autrichien Thomas Bernhard est qualifié par lui d’«auteur subventionné qui salit notre belle patrie». Deux ans plus tard, l’Autriche devient «une fausse-couche idéologique», car les Autrichiens font partie du peuple allemand. En 1991, il doit démissionner de son poste de gouverneur de Carinthie pour avoir loué «la politique de plein emploi du IIIe Reich». Ce fils d’un militant nazi rend en 1995 hommage aux vétérans de la Waffen SS, des «hommes de caractère demeurés fidèles à leurs convictions». La même année, dans un discours au Parlement autrichien, les camps de concentration nazis deviennent dans sa bouche des «camps disciplinaires». En 1998, alors que l’Autriche assure la présidence tournante de l’Union européenne, l’élargissement de l’UE est pour lui «une déclaration de guerre contre les travailleurs». Il avait auparavant assuré que l’Autriche comptait «300 000 chômeurs et 300 000 étrangers déclarés». En septembre 1998, critiquant un programme gouvernemental de restitution d’objets d’art ayant appartenu à des juifs, il provoque un tollé dans le pays en plaçant sur le même plan le sort des juifs victimes de l’Holocauste et celui des quelque 3 millions d’Allemands des Sudètes expulsés par la Tchécoslovaquie après 1945. Lors de la campagne électorale pour les législatives d’octobre dernier, la section viennoise de son parti FPÖ lance une campagne d’affichage dont le slogan «Überfremdung» (trop d’étrangers) reprend exactement un terme de la propagande nazie sous Joseph Goebbels. Pour la première fois en novembre dernier, il regrette publiquement ce type de déclarations et assure vouloir «absolument mettre de l’ordre dans (ses) rapports avec la phase noire de l’histoire de l’Autriche». Quelques jours plus tard, il préconise des examens médicaux dans les écoles à forte proportion d’élèves étrangers de sa province de Carinthie après un cas de tuberculose chez un petit Croate, et la création d’une carte spéciale pour les étrangers, «A-Card». «A» signifie Austria (Autriche), mais un journal affuble aussitôt cette proposition du sobriquet «Apartheid-Card». La semaine dernière, il conseillait au président français Jacques Chirac de «balayer devant sa porte» car «il n’a apparemment pas compris» qu’il faut «se préoccuper des gens et des familles avec enfants, plutôt que de jouer par mégalomanie avec des bombes atomiques dans l’esprit de la guerre froide». «Je n’ai pas de raison de plier le genou» devant M. Chirac. «Je me fiche de qui il est», ajoutait-il lundi. Quant au gouvernement belge, il est à l’en croire, «corrompu», et la Belgique est un pays «où des parents doivent aller dans la rue parce qu’ils ont peur que le gouvernement soit de mèche avec des criminels». Il mit lundi ces insultes sur le compte d’une «émotion légitime». Mais il ne peut s’empêcher cette semaine de comparer l’Union européenne à un «poulailler en émoi» avant même que «le renard» y entre.
Le chef de l’extrême droite autrichienne Jörg Haider est un habitué des phrases provocatrices, dont il a déjà regretté certaines et dont voici une liste non exhaustive : En 1986, l’écrivain autrichien Thomas Bernhard est qualifié par lui d’«auteur subventionné qui salit notre belle patrie». Deux ans plus tard, l’Autriche devient «une fausse-couche idéologique», car les Autrichiens font partie du peuple allemand. En 1991, il doit démissionner de son poste de gouverneur de Carinthie pour avoir loué «la politique de plein emploi du IIIe Reich». Ce fils d’un militant nazi rend en 1995 hommage aux vétérans de la Waffen SS, des «hommes de caractère demeurés fidèles à leurs convictions». La même année, dans un discours au Parlement autrichien, les camps de concentration nazis deviennent dans sa bouche des...