Le président dénonce la guerre cruelle et sans issue en Tchéchénie
le 29 janvier 2000 à 00h00
Le président américain Bill Clinton a dénoncé, en termes particulièrement vifs, la Russie pour sa guerre «cruelle et sans issue» en Tchétchénie, et critiqué la Chine pour sa politique des droits de l’homme. Moscou et Pékin sont empêchés de parvenir à «toutes leurs possibilités : la Russie par l’héritage du communisme, les troubles économiques, une guerre cruelle et sans issue en Tchétchénie; la Chine avec l’illusion qu’elle peut se procurer la stabilité aux dépens de la liberté», a lancé le président Clinton. Les propos du président américain à l’encontre de Moscou étaient spécialement appuyés alors que les combats font rage dans Grozny et que les forces russes se heurtent à une très vive résistance des indépendantistes tchétchènes. Le secrétaire d’État américain, Madeleine Albright, avait déjà averti Moscou en décembre qu’il ne pouvait y avoir «de solution militaire au conflit tchétchène» et que la Russie s’isolait «elle-même» dans cette affaire, tout en perdant «de sa crédibilité et de sa réputation sur la scène internationale». Les États-Unis se sont toutefois toujours efforcés de ménager Moscou dans le conflit tchétchène. Washington a plaidé à plusieurs reprises en faveur d’une solution politique, tout en rappelant autant que faire se peut que les États-Unis respectaient l’intégrité territoriale de la Russie. La très vive réaction du Kremlin à la visite à Washington début janvier du «ministre tchétchène des Affaires étrangères», Ilias Akhmadov, avait illustré la sensibilité extrême de la question dans les relations entre les États-Unis et la Russie. Bill Clinton a employé les mêmes termes carrés pour critiquer Pékin, soulignant que le développement et la stabilité de la Chine ne pouvaient se concevoir sans le respect des droits de l’homme. Le président américain a toutefois lancé un appel à la coopération tant avec la Chine qu’avec la Russie, pour que les deux pays deviennent «stables, prospères et démocratiques». À propos de la Russie notamment, Bill Clinton a souhaité que les États-Unis œuvrent avec Moscou à la poursuite de la réduction des arsenaux nucléaires. Le président américain a exprimé aussi le souhait de mettre en place un système de défense de missiles antibalistiques, tout en préservant le traité ABM sur cette catégorie d’armes, signé en 1972 entre l’Union soviétique et les États-Unis. Les États-Unis veulent mettre en place ce système de défense pour se protéger de toute attaque d’États «hors-la-loi» comme la Corée du Nord, mais la Russie ne veut pas entendre parler des modifications au traité ABM que cela nécessiterait. Le président américain a enfin invité le Congrès à accorder son feu vert pour que la Chine puisse adhérer à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Bill Clinton n’avait réservé qu’une partie mineure aux questions internationales dans son discours : cinq pages sur 31 dans le document fourni par la Maison-Blanche. Le président américain s’est contenté principalement d’énumérer les objectifs actuels de la diplomatie américaine, évoquant le Proche-Orient de façon très brève, qui est pourtant la priorité sans doute numéro un des États-Unis dans le domaine diplomatique. «Nous devrions être fiers du rôle de l’Amérique à avoir conduit le Proche-Orient plus prêt que jamais d’une paix globale». Le président américain n’en a pas dit plus. Les négociations de paix israélo-syriennes piétinent maintenant après des débuts fin 99 qui avaient suscité l’espoir.
Le président américain Bill Clinton a dénoncé, en termes particulièrement vifs, la Russie pour sa guerre «cruelle et sans issue» en Tchétchénie, et critiqué la Chine pour sa politique des droits de l’homme. Moscou et Pékin sont empêchés de parvenir à «toutes leurs possibilités : la Russie par l’héritage du communisme, les troubles économiques, une guerre cruelle et sans issue en Tchétchénie; la Chine avec l’illusion qu’elle peut se procurer la stabilité aux dépens de la liberté», a lancé le président Clinton. Les propos du président américain à l’encontre de Moscou étaient spécialement appuyés alors que les combats font rage dans Grozny et que les forces russes se heurtent à une très vive résistance des indépendantistes tchétchènes. Le secrétaire d’État américain, Madeleine Albright,...
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