Arafat brandit à nouveau la menace d'un Etat palestinien
le 26 janvier 2000 à 00h00
Yasser Arafat a relancé sa menace de proclamer unilatéralement cette année un État palestinien quoi qu’il arrive, une idée qu’il avait accepté l’an dernier de mettre en sourdine à la demande des Occidentaux pour ne pas faire le jeu de l’extrême droite aux élections en Israël. Cette discrétion a «payé», puisque celles-ci ont vu la défaite de Benjamin Netanyahu, qui avait freiné durant trois ans le processus de paix, et la victoire du travailliste Ehud Barak, qui a réactivé les négociations de paix avec l’Autorité autonome palestinienne, et aussi avec la Syrie. Mais les négociations sur ces deux dossiers achoppent actuellement sur des écueils, et ce n’est sans doute pas un hasard si le chef de l’Autorité palestinienne choisit ce moment précis pour affirmer que «cette année est la bonne» pour proclamer un État palestinien indépendant. «Cette année, c’est fondamental, est l’année de l’État», a-t-il dit aux journalistes à son retour à Gaza après des visites aux États-Unis et au siège de l’Union européenne à Bruxelles. Le Conseil central palestinien, organe de liaison entre le comité exécutif et le Conseil national (Parlement) de l’OLP se réunira le 2 février pour «reprendre les travaux préparatoires relatifs à la proclamation» de cet État palestinien, a précisé Nabil Amr, membre à la fois du CCP et de l’Autorité autonome. Arafat n’a pas avancé de date pour une telle proclamation, qu’il s’est toujours réservé le droit de faire, mais a rappelé que Palestiniens et travaillistes israéliens avaient décidé de boucler les négociations sur un règlement global permanent d’ici le 13 septembre prochain.
Yasser Arafat a relancé sa menace de proclamer unilatéralement cette année un État palestinien quoi qu’il arrive, une idée qu’il avait accepté l’an dernier de mettre en sourdine à la demande des Occidentaux pour ne pas faire le jeu de l’extrême droite aux élections en Israël. Cette discrétion a «payé», puisque celles-ci ont vu la défaite de Benjamin Netanyahu, qui avait freiné durant trois ans le processus de paix, et la victoire du travailliste Ehud Barak, qui a réactivé les négociations de paix avec l’Autorité autonome palestinienne, et aussi avec la Syrie. Mais les négociations sur ces deux dossiers achoppent actuellement sur des écueils, et ce n’est sans doute pas un hasard si le chef de l’Autorité palestinienne choisit ce moment précis pour affirmer que «cette année est la bonne» pour...
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