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Actualités - Chronologie

Basket Ball - NBA Faux rebonds pour le Canada

Peu de gens le savent, mais le Canada a inventé le basket, aussi n’est-il pas étonnant que la NBA ait entamé sa conquête du reste du monde par le grand voisin septentrional des États-Unis. Pourtant, malgré quelques beaux succès, le basket a du mal à décoller au pays du hockey sur glace. Depuis la saison 1995-96, deux franchises canadiennes, à Toronto et Vancouver, ont en effet été admises à disputer la plus difficile ligue du monde. Si les représentants de Vancouver, les Grizzlies, ne défraient guère la chronique avec moins de dix victoires la saison dernière, Toronto et ses Raptors peuvent en revanche prétendre atteindre les play-offs pour la première fois de leur histoire. Ce ne serait là qu’un juste retour des choses au pays du docteur James Naismith, l’inventeur du basket, et dans une contrée où a eu lieu officiellement le premier match de l’histoire de la NBA. C’était en 1946 pour une rencontre opposant les Toronto Huskies aux Knickerbockers de New York. Par ailleurs, si les effectifs de Toronto et Vancouver sont exclusivement composés d’Américains, pas moins de quatre Canadiens évoluent tout de même cette saison sur les planchers de la NBA. Il s’agit des vétérans Rich Fox (Lakers) et Bill Wennington (Chicago), qui totalisent plus de 1200 matches à eux deux, de Steve Nash à Dallas et du rookie de Washington Todd McCulloch. Pourtant, malgré ces apparences flatteuses, la grosse balle orange a du mal à se tailler une place au pays du «puck». Wayne Gretzky y est toujours infiniment plus connu que Vince Carter, le joueur vedette de Toronto, et aucune ligue professionnelle n’a pu voir le jour malgré un essai sérieux en 1993. Les meilleurs joueurs s’expatrient Par ailleurs, un système fiscal moins intéressant qu’aux États-Unis et la relative faiblesse du dollar canadien n’incitent guère les meilleurs joueurs américains à s’expatrier. Ainsi, pas plus tard que l’été dernier, le rookie Steve Francis a préféré mettre en péril son entrée en NBA plutôt que de rejoindre, en Colombie britannique, l’équipe qui l’avait choisi à sa sortie de l’université. Vancouver a donc été obligé de monter un énorme deal pour transférer le jeune impertinent. Mais, en dépit de ces difficultés structurelles, le Canada a quand même réussi l’exploit de qualifier ses deux sélections nationales, masculine et féminine, aux prochains Jeux de Sydney et ce pour la première fois depuis douze ans. Les basketteurs masculins sont pour cela parvenus en finale – face aux États-Unis – du tournoi pré - olympique disputé à Porto-Rico. Le voyage en Australie pourrait maintenant leur donner l’occasion de rebondir et de prêcher un peu moins dans le désert.
Peu de gens le savent, mais le Canada a inventé le basket, aussi n’est-il pas étonnant que la NBA ait entamé sa conquête du reste du monde par le grand voisin septentrional des États-Unis. Pourtant, malgré quelques beaux succès, le basket a du mal à décoller au pays du hockey sur glace. Depuis la saison 1995-96, deux franchises canadiennes, à Toronto et Vancouver, ont en effet été admises à disputer la plus difficile ligue du monde. Si les représentants de Vancouver, les Grizzlies, ne défraient guère la chronique avec moins de dix victoires la saison dernière, Toronto et ses Raptors peuvent en revanche prétendre atteindre les play-offs pour la première fois de leur histoire. Ce ne serait là qu’un juste retour des choses au pays du docteur James Naismith, l’inventeur du basket, et dans une contrée où a eu lieu...