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Actualités - Chronologie

Hoss met en doute les intentions d'Israël

Stigmatisant hier les neuf raids de l’aviation israélienne de la veille, qu’il qualifie d’acte criminel, le président du Conseil M. Sélim Hoss y voit la preuve que les intentions de l’État hébreu restent douteuses. Il relève que des obstacles continuent à entraver le processus de paix, dont le démarrage à l’en croire n’est pas encore tout à fait effectif. M. Hoss indique cependant que le comité de travail affecté localement à cette tâche continue à préparer activement les dossiers à négocier, lorsque le Liban sera invité à entrer en lice. Au cours d’une matinée passée au palais Bustros en sa qualité de ministre des AE, M. Hoss a eu un entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie syrienne, M. Farouk el-Chareh, qui doit comme on sait visiter en principe Beyrouth sous peu, pour en informer les dirigeants en détail de l’évolution des pourparlers de Shepherdstown. M. Hoss a, aussitôt après, rendu compte de sa conversation avec M. Chareh au chef de l’État puis au président de la Chambre. Le président du Conseil a ensuite confirmé à la presse que le Liban n’est pas convié pour le prochain round qui doit s’ouvrir le 19 du mois en cours. Il a répété que Beyrouth attend les résultats de ces échanges syro-israéliens ainsi que «le décollage effectif du volet syrien, conformément au principe du jumelage auquel nous sommes attachés». Il a ajouté qu’il n’y a pas encore «eu suffisamment de progrès (entre Syriens et Israéliens) pour que le Liban soit invité».M. Hoss pense qu’«il subsiste des obstacles qui entravent le volet syrien. Le deuxième round de pourparlers n’a pas donné les résultats espérés». Au sujet du délai de deux mois évoqué par le président Clinton, le chef du gouvernement répond qu’il n’a pas connaissance pour sa part «de délais déterminés ”.Il ajoute que la cellule de spécialistes constituée pour préparer les dossiers que la délégation libanaise devra plaider lors de son entrée en jeu poursuit activement sa tâche et se réunit à un rythme quasi quotidien. En précisant que la composition même de la délégation sera annoncée «en temps opportun». Commentant ensuite les multiples raids israéliens de mercredi, M. Hoss les qualifie d’«acte criminel, bien dans le style auquel Israël nous a habitués. Nous réprouvons sévérement (ces raids) que rien ne justifie. Et qui montrent qu’Israël n’est pas animé de bonnes intentions en ce qui concerne le processus de paix». Cependant, répondant à une question, M. Hoss a indiqué que le Liban n’allait pas saisir les Nations unies de cette nouvelle agression israélienne.
Stigmatisant hier les neuf raids de l’aviation israélienne de la veille, qu’il qualifie d’acte criminel, le président du Conseil M. Sélim Hoss y voit la preuve que les intentions de l’État hébreu restent douteuses. Il relève que des obstacles continuent à entraver le processus de paix, dont le démarrage à l’en croire n’est pas encore tout à fait effectif. M. Hoss indique cependant que le comité de travail affecté localement à cette tâche continue à préparer activement les dossiers à négocier, lorsque le Liban sera invité à entrer en lice. Au cours d’une matinée passée au palais Bustros en sa qualité de ministre des AE, M. Hoss a eu un entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie syrienne, M. Farouk el-Chareh, qui doit comme on sait visiter en principe Beyrouth sous peu, pour en informer les...