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Actualités - Chronologie

Kenya Polémique sur une éventuelle reprise de l'aide du FMI

Plusieurs ténors de l’opposition kenyane ont déclenché une vive polémique en appelant les institutions de Bretton Woods à ne pas reprendre leurs programmes d’assistance, suspendus pour cause de corruption. «Toute aide finirait dans les poches de quelques personnes, tout comme les emprunts qui ont rempli les poches de hauts responsables et laissé nos routes à l’abandon», affirme un communiqué de plusieurs opposants, largement commenté cette semaine par la presse kenyane. Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) est attendue à Nairobi fin janvier pour relancer les négociations sur une éventuelle reprise d’un programme d’aide interrompu en juillet 1997, a indiqué une source proche de l’organisation financière. Cette visite intervient sept mois après la nomination, à la tête de l’administration, de l’opposant kenyan blanc Richard Leakey, chargé par le président Daniel arap Moï d’assainir les pratiques de la fonction publique, de redresser l’économie du pays et de regagner la confiance des bailleurs de fonds. Le FMI avait suspendu sa coopération avec le Kenya en raison du marasme économique et du manque de vigueur de sa politique anticorruption. À la fin du long week-end du Nouvel An, un groupe de parlementaires d’opposition, de militants et de juristes a lancé un vibrant appel au FMI, lui demandant de ne pas relancer son programme. Le communiqué, signé notamment par la présidente du Parti social démocratie (SDP) Charity Ngilu et par le président du parti Safina, Paul Muite, met au défi le FMI de démontrer qu’il y a eu des progrès avant toute reprise éventuelle de l’aide. «Les Kenyans n’accepteront pas de rembourser des emprunts illégitimes contractés par un régime de voleurs», a averti le secrétaire général du SDP, Apollo Njonjo. Cet appel est «injustifié et inutile», a répliqué le ministre des Finances, Chris Okemo, cité hier dans la presse. «Les Kenyans ont besoin d’argent pour le développement national, les écoles, les infrastructures et la santé», a déclaré de son côté le ministre des Collectivités locales, Joseph Kamotho, également secrétaire général du parti au pouvoir, l’Union nationale africaine du Kenya (KANU). Depuis 1997, des émissaires du FMI ont effectué plusieurs visites pour évaluer la situation de l’économie et les progrès de la lutte contre la corruption. Le FMI avait fixé comme conditions à la reprise de son aide une réduction de l’inflation, du déficit budgétaire et une reprise de la croissance. Il avait demandé des progrès dans le secteur énergétique, et la privatisation des grandes entreprises ne présentant pas un caractère stratégique. Il avait également annoncé son intention d’observer la gestion de l’affaire Goldenberg, symbole de la corruption dans les hautes sphères de l’État. Le procès du président du groupe Goldenberg International, accusé d’avoir, en coopération avec de hauts fonctionnaires, détourné 200 millions de dollars des caisses publiques entre 1990 et 1992, traîne depuis bientôt deux ans devant un tribunal de Nairobi.
Plusieurs ténors de l’opposition kenyane ont déclenché une vive polémique en appelant les institutions de Bretton Woods à ne pas reprendre leurs programmes d’assistance, suspendus pour cause de corruption. «Toute aide finirait dans les poches de quelques personnes, tout comme les emprunts qui ont rempli les poches de hauts responsables et laissé nos routes à l’abandon», affirme un communiqué de plusieurs opposants, largement commenté cette semaine par la presse kenyane. Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) est attendue à Nairobi fin janvier pour relancer les négociations sur une éventuelle reprise d’un programme d’aide interrompu en juillet 1997, a indiqué une source proche de l’organisation financière. Cette visite intervient sept mois après la nomination, à la tête de...