De nombreux clubs européens seront affaiblis pendant un mois par «l’exode» de leurs meilleurs joueurs africains, qui disputeront au Nigeria et au Ghana la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations, du 22 janvier au 13 février. La plupart des internationaux africains jouent en effet désormais dans les clubs européens. Ainsi, parmi les 28 Camerounais présélectionnés pour la compétition (les listes des sélections seront closes le 12 janvier), 19 participent à des championnats européens (7 en France, 5 en Espagne, 2 en Angleterre et en Italie, 1 en Turquie, en Grèce et aux Pays-Bas). Les entraîneurs des clubs du Vieux Continent voient donc d’un mauvais œil un rendez-vous qui les prive parfois de plusieurs joueurs clé. Rien que pour la D1 française, pas moins d’une petite trentaine de joueurs pourraient s’envoler pour l’Afrique. Précaution belge La perspective de la CAN n’a d’ailleurs pas été sans influence sur le mercato français. Le champion de France 1998, Lens, privé du milieu de terrain ghanéen Alex Nyarko et de l’attaquant camerounais Joseph Désiré Job, a dû recruter pour pallier ces absences. Certes, les Africains devraient être de retour pour les Coupes d’Europe, qui reprennent le 29 février, mais l’absence programmée pourrait encore se prolonger en cas de blessures. Le mauvais état des terrains, au Ghana notamment, et le jeu souvent très dur pratiqué pendant la CAN ne sont pas pour rassurer les entraîneurs. Les clubs, qui sont aussi les employeurs, traînent donc des pieds. Arsenal et son manager général Arsène Wenger ont bataillé avec la Fédération nigérianne pour retarder le départ de Nwankwo Kanu, le meilleur footballeur africain de l’année 1999, réclamé pour la préparation dès le 20 décembre. Plusieurs joueurs africains ont même décliné la sélection à l’image du buteur néo-Congolais de Rennes (D1 française) Shabani Nonda. La révélation de la CAN-98, l’attaquant sud-africain Benni McCarthy, a choisi une solution encore plus radicale: il a pris en septembre sa retraite internationale, à 21 ans, pour se concentrer sur sa carrière au Celta Vigo (D1 espagnole). La Belgique a été la plus prévoyante en la matière. Depuis 1998, son réglement prévoit qu’un club qui doit libérer au moins deux joueurs pour un match international a le droit de demander le report du match. Lokeren, qui va perdre cinq titulaires, devrait ainsi compter trois à quatre matches de retard à la fin février. Les autres pays du Vieux Continent devront prendre leur mal en patience, en attendant l’harmonisation des calendriers voulue par le président de la Fédération internationale (FIFA), Joseph Blatter.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats De nombreux clubs européens seront affaiblis pendant un mois par «l’exode» de leurs meilleurs joueurs africains, qui disputeront au Nigeria et au Ghana la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations, du 22 janvier au 13 février. La plupart des internationaux africains jouent en effet désormais dans les clubs européens. Ainsi, parmi les 28 Camerounais présélectionnés pour la compétition (les listes des sélections seront closes le 12 janvier), 19 participent à des championnats européens (7 en France, 5 en Espagne, 2 en Angleterre et en Italie, 1 en Turquie, en Grèce et aux Pays-Bas). Les entraîneurs des clubs du Vieux Continent voient donc d’un mauvais œil un rendez-vous qui les prive parfois de plusieurs joueurs clé. Rien que pour la D1 française, pas moins d’une petite trentaine de joueurs...