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Actualités - Chronologie

L'Euro séduit les banques centrales asiatiques

Les banques centrales asiatiques soucieuses de diversifier leurs réserves dominées par le dollar américain considèrent que l’euro, un an après sa création, constitue une bonne alternative, soulignent les experts. Bien avant qu’elle soit officiellement portée sur les fonts baptismaux le 4 janvier 1999, la monnaie unique européenne était attendue avec impatience par les banques centrales et les établissements financiers de la région qui voulaient en faire l’une des composantes clés de leurs fonds de réserve. Cependant, nombre d’entre elles ont retardé leurs achats d’euros de crainte que la nouvelle monnaie s’effondre face au dollar avant de se stabiliser. «Il est évident que sur le plan des achats les banques centrales n’ont pas commandé la totalité des quantités d’euros qu’elles désiraient dans la mesure où cette monnaie a été en recul pendant la plus grande partie de l’année dernière», déclare Andrew Fung, économiste en charge de la trésorerie de la banque Standard Chartered à Singapour. «Et, de ce point de vue, elles sont potentiellement en mesure d’acheter plus d’euros», ajoute-t-il. Peu après son lancement, l’euro avait culminé à 1,1885 dollar en janvier 1999 pour finalement glisser peu à peu en dessous de la parité avec le dollar début décembre. Cependant il s’est ressaisi lundi soir à 1,0212 dollar à New York, son cours le plus fort depuis le 9 décembre. Selon M. Fung, il est très judicieux d’acheter maintenant de l’euro dans la mesure où les perspectives générales économiques de la zone euro laissent entrevoir une embellie. «Les États-Unis ont peut-être un potentiel plus important de croissance mais pas aussi spectaculaire que jadis», ajoute-t-il. Selon Chia Woon Khien, responsable du secteur Asie de la banque suédoise Skandinaviska Enskilda, le fait que l’euro ait rompu sa parité avec le dollar le mois dernier devrait être considéré par le marché comme un renouveau pour la monnaie européenne. «Les données économiques en provenance d’Europe sont mieux orientées, aussi la question la plus pertinente est de savoir à quel rythme l’euro va-t-il se renforcer plutôt que de savoir quand il repassera en dessous du dollar», a-t-elle affirmé. La plupart des monnaies asiatiques sont maintenant en meilleure position face à l’euro après la reprise qui a suivi la crise financière qui a frappé la région au milieu de 1997. Cette nouvelle vigueur des monnaies asiatiques affecte la compétitivité de la région sur les marchés européens et elle est susceptible de gêner les tentatives de diversification de ses réserves. La modestie relative des échanges entre l’Asie et l’Europe est également l’une des raisons avancées par les experts pour expliquer l’apathie dont l’Asie a fait preuve jusqu’à maintenant dans la réorientation de ses réserves monétaires en faveur de l’euro au détriment du dollar américain, devise de référence dans les exportations de matières premières et de biens manufacturés.
Les banques centrales asiatiques soucieuses de diversifier leurs réserves dominées par le dollar américain considèrent que l’euro, un an après sa création, constitue une bonne alternative, soulignent les experts. Bien avant qu’elle soit officiellement portée sur les fonts baptismaux le 4 janvier 1999, la monnaie unique européenne était attendue avec impatience par les banques centrales et les établissements financiers de la région qui voulaient en faire l’une des composantes clés de leurs fonds de réserve. Cependant, nombre d’entre elles ont retardé leurs achats d’euros de crainte que la nouvelle monnaie s’effondre face au dollar avant de se stabiliser. «Il est évident que sur le plan des achats les banques centrales n’ont pas commandé la totalité des quantités d’euros qu’elles désiraient dans la...