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Actualités - Communiques Et Declarations

Soulagement prudent dans les chancelleries

Les chancelleries dans le monde ont accueilli avec un soulagement mêlé de scepticisme et de prudence l’annonce d’un accord au sommet de Charm el-Cheikh pour la fin de la violence entre Israéliens et Palestiniens, espérant que cette volonté affirmée se concrétisera sur le terrain. Les résultats obtenus mardi sont «le maximum que l’on pouvait attendre à ce niveau», selon le ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov, cité par l’agence Interfax. «Il est important que les deux parties appliquent dans leur ensemble les accords conclus à Charm el-Cheikh et, en particulier, qu’elles fassent tout pour stopper la violence», a-t-il ajouté, soulignant que «si cet objectif est atteint, on pourra dire que le sommet a rempli son rôle». La Russie, coparrain avec les États-Unis du processus de paix au Proche-Orient, n’avait pas été invitée au sommet égyptien. Même satisfaction prudente à Paris où cet accord est considéré comme «une bonne nouvelle» s’il permet le retour au calme, selon le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères François Rivasseau. «Si c’est un résultat permettant le retour au calme, c’est évidemment une bonne nouvelle», a-t-il dit. Le Japon a immédiatement proposé son aide «pour la paix à travers des négociations». «Notre pays est déterminé à fournir toute l’aide possible pour parvenir à la paix par le moyen de négociations entre les parties concernées», a souligné dans un communiqué le chef de la diplomatie nippone, M. Yohei Kono, espérant un retour «à la confiance mutuelle entre Israël et la Palestine». Seul «un accord juste et permanent peut éviter que des violences n’éclatent à nouveau dans les territoires palestiniens, a pour sa part estimé le secrétaire au Foreign Office Robin Cook. Je salue l’accord de Charm el-Cheik et je félicite les parties pour leur courage», a indiqué M. Cook, depuis l’Italie où il accompagne la reine Élisabeth II en visite d’État. «Comme l’a dit le président (Bill) Clinton, nous ne nous faisons pas d’illusions quant aux difficultés qu’il y aura à faire en sorte que cet accord devienne réalité sur le terrain», a-t-il poursuivi. «La commission d’enquête doit être le moyen de tirer les leçons qui peuvent permettre d’éviter un bain de sang à l’avenir», a-t-il souligné. Pour le chef de la diplomatie italienne Lamberto Dini, «le résultat du sommet est encourageant». Mais il s’agit «sans doute du résultat maximum que l’on pouvait attendre dans une situation aussi explosive», a-t-il précisé. Le ministre des Affaires étrangères s’est par ailleurs félicité de la présence au sommet du représentant diplomatique de l’Union européenne Javier Solana. «Pour la première fois, l’Union européenne était présente à une négociation (sur le Proche-Orient), c’est une nouveauté importante», a-t-il souligné.
Les chancelleries dans le monde ont accueilli avec un soulagement mêlé de scepticisme et de prudence l’annonce d’un accord au sommet de Charm el-Cheikh pour la fin de la violence entre Israéliens et Palestiniens, espérant que cette volonté affirmée se concrétisera sur le terrain. Les résultats obtenus mardi sont «le maximum que l’on pouvait attendre à ce niveau», selon le ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov, cité par l’agence Interfax. «Il est important que les deux parties appliquent dans leur ensemble les accords conclus à Charm el-Cheikh et, en particulier, qu’elles fassent tout pour stopper la violence», a-t-il ajouté, soulignant que «si cet objectif est atteint, on pourra dire que le sommet a rempli son rôle». La Russie, coparrain avec les États-Unis du processus de paix au...