Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Fritz Walter fête ses 80 ans

Fritz Walter, capitaine de la légendaire équipe d’Allemagne fédérale de football qui remporta le 4 juillet 1954 à Berne (Suisse), contre toute attente, le titre de champion du monde face à la Hongrie (3 à 2), célèbre mardi au stade de Kaiserslautern son 80e anniversaire. L’homme, devenu depuis ce jour une légende, une idole et un exemple, rassemble dans le stade de son club et de sa ville natale, qui porte son nom, des représentants du monde politique et sportif. Franz Beckenbauer et Uwe Seeler, comme Fritz Walter «capitaine d’honneur» de l’équipe nationale, la Mannschaft, se sont annoncés pour cet anniversaire, retransmis en direct par la télévision, de même que d’autres héros du «miracle de Berne», comme son frère Ottmar et les adversaires de l’époque, Jeno Buzansky, Gyula Grosics et Nandor Hidegkuti. Alors que l’affaire de l’entraîneur Christoph Daum, soupçonné de s’être drogué à la cocaïne, continue d’ébranler le monde du football, l’anniversaire de l’un des plus grands, sinon du plus grand footballeur allemand, dont l’image d’homme modeste et intègre est restée intacte, renvoie à une période où le football était «une affaire de cœur et non de prime», comme Fritz Walter l’a lui-même dit. Pour les 60 millions d’Allemands collés à leur radio pour la retransmission du match historique de Berne et les quelques privilégiés qui ont pu suivre la rencontre sur l’un des rares écrans de télévision, cette victoire, dont Fritz Walter et le prestigieux entraîneur Sepp Herberger étaient les principaux artisans, a soulevé un immense espoir. Talentueux et travailleur Neuf ans après la fin de l’horreur du nazisme et de l’Holocauste, les Allemands, à peine sortis des ruines de la Deuxième Guerre mondiale, souffrant encore de la faim et désireux de leur réintégration dans la communauté internationale, ont relevé la tête. Avec sa phrase devenue célèbre – «Nous sommes de nouveau là» –, Sepp Herberger avait alors exprimé ce sentiment d’un retour de l’Allemagne dans le concert des nations. Fritz Walter a été sélectionné pour la première fois le 14 juillet 1940 contre la Roumanie à Francfort, match gagné 9 buts à 3 par les Allemands, dont trois du joueur de Kaiserslautern. Talentueux, il était également travailleur. Sepp Herberger avait écrit à Walter, faible dans son jeu de tête : «Fritz, n’oubliez pas que le football n’est pas seulement joué au sol». Et l’élève s’est soumis à des séances particulières pour reprendre des corners de la tête. Son 61e et ultime match international a été la défaite (1-3) le 24 juin 1958, à Göteborg, contre la Suède en demi-finale de la Coupe du monde. Fritz Walter aura marqué 33 buts au total au cours de sa carrière internationale. Deux fois champion d’Allemagne avec Kaiserslautern en 1951 et 1953, il aura régné sur le football allemand pendant près de 20 ans, séduisant par sa technique de passe, ses coups de pieds arrêtés, son sens du jeu et son intelligence. Ni « Roi » ni « Kaiser » Pourtant, jamais on ne lui a donné l’épithète de «Roi» ou de «Kaiser». Pour les Allemands, il est resté «le Fritz» ou «le grand Fritz». Parfois, il semblait regretter ne pas être né 20 ans plus tard compte tenu des sommes payées aux meilleurs joueurs de la Bundesliga. Mais il avait décliné une offre alléchante de l’Atletico Madrid. «Chez soi, c’est chez soi», a-t-il expliqué concernant son refus de se faire mercenaire. Apprécié pour son engagement social auprès de jeunes détenus, Fritz Walter, grâce à sa renommée qui lui permet de monnayer encore son titre, n’a pas de soucis financiers dans sa villa cossue d’Alsenborn, près de Kaiserslautern. Sepp Herberger, qui avait un rapport de père à fils avec Walter, a sermonné un jour son équipe : «Vous devez représenter avec honneur le football allemand et votre pays, non seulement lors des matches mais également en dehors du terrain». Une recommandation appliquée à la lettre par le «héros du 4 juillet 1954».
Fritz Walter, capitaine de la légendaire équipe d’Allemagne fédérale de football qui remporta le 4 juillet 1954 à Berne (Suisse), contre toute attente, le titre de champion du monde face à la Hongrie (3 à 2), célèbre mardi au stade de Kaiserslautern son 80e anniversaire. L’homme, devenu depuis ce jour une légende, une idole et un exemple, rassemble dans le stade de son club et de sa ville natale, qui porte son nom, des représentants du monde politique et sportif. Franz Beckenbauer et Uwe Seeler, comme Fritz Walter «capitaine d’honneur» de l’équipe nationale, la Mannschaft, se sont annoncés pour cet anniversaire, retransmis en direct par la télévision, de même que d’autres héros du «miracle de Berne», comme son frère Ottmar et les adversaires de l’époque, Jeno Buzansky, Gyula Grosics et Nandor Hidegkuti....