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Actualités - Chronologie

Le Bloc québécois grand favori dans la Belle Province

Le Bloc québécois, la formation politique faisant la promotion de la souveraineté du Québec, espère remporter la majorité des sièges dans la Belle Province à l’occasion de la campagne électorale fédérale, lancée dimanche. Le Bloc, qui comme son nom le suggère ne représente que des comtés québécois, a formé l’opposition officielle au Canada après les élections de 1993 en remportant 54 sièges. Créé par le charismatique Lucien Bouchard, qui occupe maintenant le poste de Premier ministre du Québec, le Bloc a rencontré quelques difficultés sous la direction de son actuel chef, Gilles Duceppe. Âgé de 53 ans, Duceppe est un ancien communiste qui s’est aliéné l’aile plus conservatrice du parti en adoptant un discours économique de gauche. Il est marié et père de deux enfants. À l’occasion d’un conseil général de son parti tenu samedi, Duceppe a présenté les lignes directrices du programme du Bloc, qui vise à promouvoir la souveraineté du Québec et la protection de ses intérêts auprès des quelque 7,1 millions de Québécois. Il a ajouté qu’il profiterait de la campagne pour exiger un taux d’imposition plus élevé sur les gains en capital et des réductions d’impôts pour la tranche la plus pauvre de la population. Dans son autobiographie Question d’identité sortie vendredi, Duceppe – fils du comédien québécois Jean Duceppe – affirme que son enfance a été marquée par les luttes politiques et sociales et il considère que sa carrière politique est la continuité de ce premier combat. Coude à coude «Très jeune, j’avais la permission de me coucher plus tard les soirs d’élections. Je me rappelle encore des victoires du Premier ministre canadien John Diefenbaker en 1957, du Premier ministre québécois Maurice Duplessis en 1956 et du maire de Montréal Jean Drapeau en 1954», écrit-il. Né à Montréal, Duceppe a pris la tête de l’Association étudiante du Québec à 21 ans, a milité pour des organisations de jeunes, a été syndicaliste et infirmier dans un hôpital de Montréal. Duceppe a été élu député au Parlement canadien en 1990, prêtant main forte à Bouchard pour la fondation du Bloc québécois en 1991. Il a été le premier souverainiste à être élu à la Chambre des communes du Canada et a pris la tête du Bloc au terme d’une déchirante course à la chefferie en 1997. Ne bénéficiant pas du caractère agressif et des qualités oratoires de Bouchard, Duceppe a éprouvé quelques difficultés avant d’imposer son style au parti et au public. «J’ai beaucoup appris», a récemment déclaré Duceppe, promettant de ne pas répéter les erreurs du passé. Les sondages placent le Bloc québécois au coude à coude avec les libéraux du Premier ministre Jean Chrétien au Québec, ce qui leur permet de viser 50 des 75 sièges de la province, soit le sixième des sièges du Parlement et six comtés de plus que durant leur dernier mandat. Ils croient être en mesure de profiter de la mauvaise image de Chrétien au Québec et d’un midi-budget fédéral dévoilé mercredi offrant un allègement fiscal significatif aux salariés les mieux nantis. «Les gens ne sont pas dupes et cela va retomber sur le nez des libéraux», a déclaré cette semaine le Premier ministre du Québec, Lucien Bouchard. «Plus que jamais, le Bloc québécois a sa raison d’être et la campagne renforcera cet argument», a-t-il ajouté, promettant de faire campagne aux côtés de Duceppe dans la mesure de ses moyens
Le Bloc québécois, la formation politique faisant la promotion de la souveraineté du Québec, espère remporter la majorité des sièges dans la Belle Province à l’occasion de la campagne électorale fédérale, lancée dimanche. Le Bloc, qui comme son nom le suggère ne représente que des comtés québécois, a formé l’opposition officielle au Canada après les élections de 1993 en remportant 54 sièges. Créé par le charismatique Lucien Bouchard, qui occupe maintenant le poste de Premier ministre du Québec, le Bloc a rencontré quelques difficultés sous la direction de son actuel chef, Gilles Duceppe. Âgé de 53 ans, Duceppe est un ancien communiste qui s’est aliéné l’aile plus conservatrice du parti en adoptant un discours économique de gauche. Il est marié et père de deux enfants. À l’occasion d’un...