Rechercher
Rechercher

Actualités - Analyse

FINANCES Taxes douanières et lois financières aujourd’hui en Conseil des ministres

Le Conseil des ministres examinera aujourd’hui la question de la baisse des taxes douanières. C’est ce qu’a affirmé le ministre des Finances, M. Fouad Siniora, lors d’une conférence de presse tenue au siège de son département, rue des Banques. M. Siniora n’a pas voulu se prononcer sur l’importance de cette baisse, même si les milieux des affaires s’attendent à des baisses spectaculaires sur tous les produits de consommation importés. Quant aux répercussions qu’aura une telle décision sur le montant de la dette publique et sur le budget de l’État, M. Siniora a préféré ne pas avancer de chiffres avant que le Parlement ne se penche sur la nouvelle formule budgétaire. Cependant, le ministre des Finances s’attend nécessairement à une baisse des recettes du Trésor, mais il estime que le gouvernement possède les ressources suffisantes pour compenser cette baisse par des taxes indirectes notamment l’impôt sur le revenu et la TVA. La politique financière que M. Siniora défendra aujourd’hui en Conseil des ministres accorde la priorité à l’ouverture économique prônée par le Premier ministre Rafic Hariri. «Le plus important est de relancer la croissance économique. Depuis plusieurs années, celle-ci est proche de zéro. Notre objectif principal sera donc de stimuler et de développer l’activité économique, même si les recettes de l’État devaient en pâtir pendant un certain temps», a dit M. Siniora. Le ministre des Finances semble convaincu de la nécessité de provoquer un choc économique susceptible d’engendrer un mouvement dynamique bénéfique pour le pays. Il place ses espoirs dans le secteur privé, «le véritable poumon économique du pays». Par ailleurs, dans une volonté de relecture des politiques économiques passées, M. Siniora a jeté un regard critique sur celles de ses prédécesseurs : «La politique financière du gouvernement précédent ne visait qu’à la réduction de la dette publique. Ce choix n’a fait qu’isoler davantage le pays et tuer la croissance en étouffant le secteur privé». Et d’ajouter : «Ils se sont contentés de résorber la crise en s’occupant de réduire la dette». Le ministre des Finances a proposé de «relancer la croissance sans perdre de vue le montant de la dette». En effet, il a tenu hier à rappeler que la souveraineté du marché était le meilleur moyen pour créer des emplois et relever le niveau de vie des Libanais. Au cas où les points décisifs de sa politique financière seraient approuvés en Conseil des ministres, M. Siniora s’attend dans les 12 mois à venir à un retour de la croissance. Et considère qu’un taux de 5 % peut être atteint pour peu qu’aucune tentative de sabotage ne vienne entraver son exécution. En d’autres termes, la politique que M. Siniora préconise consiste à «faire des lois qui favorisent la reprise économique et s’assurer que ces lois seront appliquées sans encombre par l’administration publique et les institutions financières du pays». B.F.
Le Conseil des ministres examinera aujourd’hui la question de la baisse des taxes douanières. C’est ce qu’a affirmé le ministre des Finances, M. Fouad Siniora, lors d’une conférence de presse tenue au siège de son département, rue des Banques. M. Siniora n’a pas voulu se prononcer sur l’importance de cette baisse, même si les milieux des affaires s’attendent à des baisses spectaculaires sur tous les produits de consommation importés. Quant aux répercussions qu’aura une telle décision sur le montant de la dette publique et sur le budget de l’État, M. Siniora a préféré ne pas avancer de chiffres avant que le Parlement ne se penche sur la nouvelle formule budgétaire. Cependant, le ministre des Finances s’attend nécessairement à une baisse des recettes du Trésor, mais il estime que le gouvernement...