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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : c’est le calme plat

 Un calme plat a régné sur le marché des changes de Beyrouth hier, en l’absence d’intérêts à l’offre et à la demande en dehors des besoins courants des opérateurs en livre libanaise à des fins de placements en bons du Trésor d’un côté, et en dollar pour le financement du commerce du pays de l’autre. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) est venue délimiter les marges de fluctuation du billet vert au sein de sa fourchette élargie d’intervention maintenue en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. De ce fait, le dollar, qui a été fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL comme depuis le 9 septembre 1999, continuait à être négocié dans les transactions interbancaires entre 1 513,50 et 1 514,00 LL. Mais en raison de la réticence de l’offre et de la demande sur le marché, le volume d’affaires de la journée d’hier ne devait guère dépasser quelque six millions de dollars, en grande partie placés à l’achat et à la vente par les établissements de crédit en dehors de la BDL. L’euro en léger repli sous les attaques du dollar À l’étranger, l’euro s’est replié tout juste sous le seuil de 0,86 dollar hier sur les marchés des changes internationaux, face à un dollar requinqué par des spéculations concernant une victoire du candidat républicain George W. Bush à la présidentielle américaine même si l’issue de l’élection ne semble pas s’éclaircir pour le moment. Huit jours après le scrutin le plus serré de l’histoire américaine, l’élection du nouveau président des États-Unis est toujours suspendue à la poursuite éventuelle du décompte manuel dans quelques comtés de Floride où, selon un résultat préliminaire, George W. Bush mène par 300 voix face au démocrate Al Gore. Plus tôt dans la journée, l’euro avait bénéficié pour un certain moment des propos attribués par la presse japonaise à Lawrence Lindsey, conseiller économique de George W. Bush, laissant croire que le camp républicain mènerait une politique en faveur d’un affaiblissement du dollar. Il s’était maintenu ainsi au-dessus du seuil de 0,86 dollar profitant aussi de spéculations concernant un statu quo monétaire aux États-Unis à l’issue de la réunion du comité de l’open market de la Réserve fédérale (Fed) du fait du contexte politique actuel et des signes de ralentissement de la première économie mondiale. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre que la production industrielle américaine aurait diminué le mois dernier de 0,1 %, au lieu d’une hausse de 0,3 % attendue, contre une augmentation de 0,4 % en septembre, de même que le taux d’utilisation des capacités industrielles qui a reculé pendant la même période de 82,5 % à 82,1 %. Mais après le démenti officiel des propos attribués à Lindsey par le porte-parole de campagne de George W. Bush, Ari Fleischer, le dollar a renoué avec la hausse. Celui-ci a précisé «qu’un politicien japonais a mal interprété ce que Lawrence Lindsey a dit», réaffirmant que M. Bush poursuivrait une politique de dollar fort. Pourtant, certains opérateurs continuaient de craindre une nouvelle intervention de la Banque centrale européenne (BCE) qui semble placer un plancher pour l’euro à 0,8550 dollar. Cette crainte a donc placé les spéculateurs à la baisse de l’euro sur leurs gardes. Cela étant, l’euro et le dollar devaient évoluer dans des marges étroites après le statu quo monétaire de la Fed en attendant l’issue de l’élection présidentielle américaine. Le billet vert s’est négocié ainsi à New York sur un ton toujours indécis comme suit : – 0,8570 pour un euro contre 0,8575, la veille – 1,4260 pour un sterling contre 1,4305 – 2,2820 DM contre 2,2805 – 7,6540 FF contre 7,6480 – 1,7780 FS contre 1,7750 – 2 259,35 lires contre 2 257,50 – 108,90 yens contre 108,20. Bourse de Beyrouth : en léger repli À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est légèrement affaiblie après que les actions des Ciments libanais eurent reculé de 7/16 à 13/32 dollar dans une proportion plus grande que la hausse des actions A de Solidere de 6 7/8 à 7,00 dollars. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a cédé 0,17 % à 65,41 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 142,03 points. Mais l’activité de la cote est restée faible avec 26 063 actions changeant de mainS d’une valeur globale de 111 639 dollars. Wall Street : poursuite de la hausse Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières sont reparties à la hausse, après un départ stationnaire, en attendant l’issue de la réunion du comité de l’open market de la Fed qui a opté ensuite pour un statu quo monétaire. Mais il n’en demeurait pas moins que les opérateurs boursiers suivaient toujours les derniers développements de la saga présidentielle, après que la secrétaire d’État de Floride, Katherine Harris, eut demandé à la cour suprême de l’État de faire cesser les décomptes manuels dans trois comtés, laissant espérer une victoire du candidat républicain fort appréciée par les marchés financiers. De ce fait, les gains enregistrés hier restaient dans l’ensemble contenus, réduisant la hausse de Wall Street et de la Bourse électronique Nasdaq. Cela d’autant que les opérateurs avaient tendance à se débarrasser des valeurs des banques, après les avertissements lancés par First Union et Bank of America qui ont identifié une nette augmentation des créances douteuses au quatrième trimestre. Il en est de même du secteur automobile où Chrysler devrait subir des pertes en 2001, selon le quotidien Detroit News. Compte tenu de toutes ces considérations et eu égard à la poursuite du mouvement ascensionnel des valeurs de la haute technologie, l’indice composite Nasdaq est parvenu à frôler le seuil des 3 200 points, alors que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait étroitement à la hausse entre un plus bas à 10 644,56 points et un plus haut à 10 799,37 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 744,71 points, en hausse de 63,65 points sur la veille. Bonne tenue des Bourses européennes Les marchés boursiers européens ont fait preuve d’une assez bonne orientation mercredi en fin d’après-midi, des achats opérés prudemment sur les constructeurs d’équipements pour les télécommunications ayant permis de compenser les lourdes pertes subies par le géant germano-américain DaimlerChrysler. À la fermeture de la plupart des places européennes, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a progressé de 0,47 %, à 1 632,13, et le DJ Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, a gagné 0,75 %, à 5 048,52. Après un léger repli en ouverture, les valeurs américaines se sont reprises en début de séance, le Dow Jones affichant ainsi un léger progrès de 0,25 % tandis que le composite Nasdaq a gagné 0,73 %. Les transactions sont restées peu fournies, dans l’attente du résultat de la réunion de la Réserve fédérale américaine sur les taux d’intérêt et du dénouement de l’imbroglio politico-judiciaire des élections américaines. Plus forte baisse des valeurs vedettes européennes, DaimlerChrysler a chuté de 5,21 %. On s’attend à l’annonce de changements à la tête de la filiale Chrysler du groupe germano-américain dont on craint qu’ils aient été motivés par une absence d’amélioration de ses résultats. DaimlerChrysler a entraîné un recul de 1,26 % de l’indice européen DJ Stoxx de l’automobile, dont les pertes depuis le début de l’année atteignent maintenant 1,2 %. Dans ce secteur, le français PSA a cédé 0,31 %, mais Renault a affiché une hausse de 3,49 %. Malgré les nouvelles inquiétudes suscitées, pour les technologiques, par les prévisions décevantes avancées par l’américain Network Appliances Inc., de grandes sociétés européennes du secteur sont parvenues à bien résister, certaines enregistrant, avec les télécoms, des hausses parmi les plus importantes de la séance. Les fabricants d’équipements de télécoms Nokia et Ericsson ont gagné respectivement 4,30 et 3,76 %. Vodafone, le numéro un de la Bourse de Londres, a pris encore 0,38 %, après une envolée de plus de 10 % la veille. Tokyo : clôture en hausse La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 0,9 % mercredi, la vigueur des actions américaines ayant soutenu moralement les opérateurs japonais. L’indice de référence Nikkei-225 a progressé de 139,10 points à 14 799,14. Le Topix de toutes les valeurs a gagné 12,88 points à 1 402,05. Les volumes d’échanges ont été modérés avec 502 millions d’actions environ échangées contre 402 millions la veille. «Le marché de Tokyo marche du même pas que les Bourses américaines, a dit Hidenori Kawasaki, responsable des valeurs chez Kokusai Securities. Le Nasdaq est remonté et a poussé les prix des actions vers le haut à Tokyo». Le Nasdaq avait gagné 171,55 points, soit 5,78 %, mardi pour clôturer à 3 138,27 points. Le Dow Jones a pour sa part pris 163,81 points, soit 1,56 %, pour clôturer à 10 681,06 points. En perspective, une fois les incertitudes politiques levées des deux côtés du Pacifique, l’indice Nikkei devrait être en mesure de franchir la barre symbolique des 15 000 points, a estimé M. Kawasaki. Pour M. Kawasaki, les Bourses de Tokyo et de New York devraient gagner des points si le comité de l’Open Market prend une position neutre face aux inquiétudes sur l’inflation au cours de sa réunion de ce mercredi. Des prises de bénéfices ont eu lieu en fin de séance, érodant quelque peu les gains acquis précédemment. «Les investisseurs sont restés prudents quant aux perspectives des valeurs américaines et de la politique américaine», a relevé l’opérateur de chez Sakura Friend Securities, M. Koichi Kawata. «Le reste de la semaine risque d’être très sensible», a-t-il estimé.
 Un calme plat a régné sur le marché des changes de Beyrouth hier, en l’absence d’intérêts à l’offre et à la demande en dehors des besoins courants des opérateurs en livre libanaise à des fins de placements en bons du Trésor d’un côté, et en dollar pour le financement du commerce du pays de l’autre. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) est venue délimiter les marges de fluctuation du billet vert au sein de sa fourchette élargie d’intervention maintenue en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. De ce fait, le dollar, qui a été fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL comme depuis le 9 septembre 1999, continuait à être négocié dans les transactions interbancaires entre 1 513,50 et 1 514,00 LL. Mais en raison de la réticence de l’offre et...