La Syrie a apporté hier son soutien aux Palestiniens consacrant ainsi un réchauffement de ses relations avec le président palestinien Yasser Arafat et démontrant son désir d’une solution globale à la crise au Proche-Orient. La Syrie a en outre annoncé une mission à Damas du secrétaire britannique au Foreign Office Robin Cook pour contribuer aux efforts d’apaisement. Au cours d’un appel téléphonique à l’initiative de M. Arafat, le président syrien Bachar el-Assad a dénoncé «les actes agressifs d’Israël contre le peuple palestinien et les Lieux saints», selon un porte-parole syrien. M. Assad a «fait porter à Israël l’entière responsabilité de la situation dangereuse en Palestine et à la frontière du Liban», a ajouté le porte-parole de la présidence syrienne, Gébrane Kourieh, dans un communiqué. M. Arafat, a-t-il ajouté, a pour sa part «remercié M. Assad pour le soutien et la solidarité de la Syrie avec les droits nationaux du peuple palestinien». L’entretien marque un dégel entre Damas et M. Arafat dont les relations évoluent en dents de scie depuis la guerre civile au Liban (1975-1990). Signe de l’importance accordée par la Syrie aux événements dans les territoires palestiniens, le ministre syrien des Affaires étrangères Farouk el-Chareh a déclaré hier à Damas qu’Israël allait «payer un prix exorbitant» pour les pertes humaines palestiniennes. Il n’a pas donné d’autres détails. Dans une déclaration faite lors d’une conférence de presse, au terme d’une visite de son homologue égyptien Amr Moussa, M. Chareh a ajouté que la Syrie voulait que les États-Unis et l’Union européenne dénoncent clairement Israël comme responsable de la crise. Damas reproche surtout à M. Arafat d’avoir brisé la solidarité des négociateurs arabes avec Israël en signant séparément avec Israël les accords sur l’autonomie en 1993. M. Chareh avait même indiqué il y a quelques mois que la Syrie avait décliné une visite de M. Arafat qui effectuait alors une tournée mondiale après l’échec du sommet de Camp David. Le réchauffement intervient alors que la Syrie ne cesse de souligner qu’un éventuel règlement de la crise devrait aussi l’inclure avec le Liban. «Parce que la cause arabe est une, la solution devrait être globale, comprenant tous les volets» du processus de paix israélo-arabe, «et basée sur les résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu», a ainsi affirmé le quotidien gouvernemental Techrine. M. Assad avait assuré lundi le chef de la diplomatie russe Igor Ivanov de son soutien à la médiation russe qui prévoit dans ses contours généraux un arrêt de la violence et ensuite une reprise des négociations, aussi bien sur les volets israélo-palestinien qu’israélo-syrien. Selon un diplomate européen à Damas, le haut représentant pour la diplomatie de l’Union européenne, Javier Solana, va exposer des idées semblables au cours de sa visite à Damas mercredi. M. Assad a par ailleurs reçu un appel téléphonique du Premier ministre britannique Tony Blair qui l’a informé de l’envoi à Damas de M. Robin Cook, selon le porte-parole présidentiel syrien. Le retrait israélien en mai du Liban-Sud avait semblé à un moment avoir enlevé à la Syrie une carte de pression sur Israël. La crise actuelle a cependant rappelé que Damas demeurait un acteur incontournable dans la région, grâce à son influence au Liban et sur le Hezbollah chiite.
La Syrie a apporté hier son soutien aux Palestiniens consacrant ainsi un réchauffement de ses relations avec le président palestinien Yasser Arafat et démontrant son désir d’une solution globale à la crise au Proche-Orient. La Syrie a en outre annoncé une mission à Damas du secrétaire britannique au Foreign Office Robin Cook pour contribuer aux efforts d’apaisement. Au cours d’un appel téléphonique à l’initiative de M. Arafat, le président syrien Bachar el-Assad a dénoncé «les actes agressifs d’Israël contre le peuple palestinien et les Lieux saints», selon un porte-parole syrien. M. Assad a «fait porter à Israël l’entière responsabilité de la situation dangereuse en Palestine et à la frontière du Liban», a ajouté le porte-parole de la présidence syrienne, Gébrane Kourieh, dans un communiqué. M....
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