Le diabète, qui l’aurait cru, est une maladie en pleine expansion! D’où l’inquiétude affichée et croissante des experts en santé publique... On prévoit que d’ici à 2005 le nombre de diabétiques dans le monde aurait atteint 300 millions, ce qui représente quasi le double du chiffre actuel... Les spécialistes américains signalent, consternés, une progression de son incidence, dans leurs contrées, de l’ordre de 6% annuellement. Ils n’hésitent pas d’ailleurs de parler d’épidémie. La France recense actuellement 1,5 million de diabétiques et les prévisions font craindre une progression atteignant trois millions dans vingt ans... Le Liban n’est pas à l’abri de risques semblables. Les diabétologues, d’ailleurs, livrent depuis des années de véritables batailles d’éveil qui, malheureusement, sont loin de trouver le retentissement qu’elles méritent... Or le diabète est un mal sournois qui, négligé ou mal soigné, entraîne des séquelles graves ou invalidantes. Il serait donc temps, à l’instar d’autres pays, que des programmes de recherche et de lutte soient initiés surtout concernant l’évolution du diabète insulino-dépendant dont la menace plane dans tous les pays avec une acuité égale... Une forme plus rare, ou moins connue par le grand public, de cette maladie est celle qui frappe les enfants, dite «diabète du type 1», représentant un cas sur dix des diabétiques, mêlant dans sa grande complexité facteurs génétiques et environnementaux. Elle se caractérise par l’incapacité du pancréas à produire, en quantité suffisante, de l’insuline. Sa victime, en l’absence de thérapie efficace, est acculée à des injections quotidiennes à vie de cette hormone sous peine de risques très graves pour sa survie. Ce qui ne met pas toutefois tout diabétique à l’abri de certains symptômes pénibles de la maladie: amaigrissement, soif intense, sensation de lassitude, troubles visuels, évanouissement... Les médecins reconnaissent que le diabète réduit l’espérance de vie et entraîne des complications rénales, visuelles, nerveuses, cardiaques, parfois redoutables. Le programme de recherche dédié à cette maladie est doté de 3,6 millions d’euros et comprend un important volet axé sur la recherche génétique, les facteurs prédisposants, l’origine du diabète juvénile, avec comme objectif ultime la mise au point d’une thérapie préventive fondée sur la «désactivation» des gènes responsables de la transmission de ce mal. Les recherches menées jusqu’à présent dans ce domaine depuis une dizaine d’années ont essentiellement permis de mettre en évidence l’extrême variété des gènes «prédisposants». À présent, il s’avère indispensable de mesurer leur rôle respectif, ce qui impose la multiplication des études axées sur des populations de malades aussi vastes que possible. Le consortium du diabète génétique du type A Une récente initiative internationale dans ce domaine est la création d’une base de données rassemblant plus de 4500 familles comptant, au moins, deux enfants atteints de diabète. Les données seront mises à la disposition de tout homme de science, sans distinction concernant sa nationalité ou sa provenance. L’appellation de cette fondation internationale est: «Type 1 Diabetes Genetic Consortium». De leur côté, des chercheurs de l’hôpital Necker, en France, sous l’égide et l’initiative de l’Inserm (Institut national scientifique et de recherches médicales), vont collaborer à la mise au point d’une nouvelle approche thérapeutique du diabète portant sur les cellules bêta du pancréas. Dernière initiative de recherche sur le diabète, celle d’une équipe de l’hôpital Robert Debré (Paris) portant sur la mise au point de facteurs de croissance utiles au développement, in vitro, de cellules bêta injectées dans le pancréas de personnes diabétiques. Dans l’espoir et l’intention que celles-ci se substituent aux cellules pancréatiques détruites... MÉDICAMENTS Le point sur les corticoïdes Hormones de synthèse, les corticoïdes ont mauvaise presse. Anti-inflammatoires puissants, ils sont très efficaces dans le traitement de certaines maladies qui, autrefois, n’avaient pas de remède. Ils sont plus puissants que les hormones naturelles, sécrétées par les glandes surrénales, dont ils se rapprochent de près. Leur intérêt consiste dans le fait qu’ils agissent sur le système immunitaire et sur le métabolisme tout en exerçant une action anti-inflammatoire et antiallergique. Leur avènement remonte aux années 50 et ils sont largement prescrits contre les affections de la zone ORL, la maladie rhumatismale, les pathologies rénales, le rejet des greffes, l’eczéma. Incontestablement efficaces, ils ne sont pas toutefois sans risques ni dénués de tout danger. Mais leurs effets secondaires sont parfaitement connus, prévisibles et dépendants de la durée du traitement. En cure de quelques jours (allergie, otite, etc.), ils sont sans risque. Mais ils sont absolument contre-indiqués en cas d’infection virale en stade évolutif (hépatite virale, herpès, zona, varicelle). Effets euphorisants et autres... En traitement court, contre une allergie ou une otite par exemple, les corticoïdes ne présentent aucun risque. Mais par leur effet «euphorisant», ils favorisent les insomnies. En favorisant par ailleurs la sécrétion acide, ils entraînent des problèmes de l’estomac, d’où le conseil de ne jamais en prendre en automédication. Le médecin qui les prescrit est le seul en mesure d’évaluer la nécessité de leur prise, le dosage approprié et la durée du traitement. La même recommandation est valable pour les crèmes et pommades à base de corticoïdes. Ces produits peuvent entraîner un amincissement de la peau, responsable d’un retard plus ou moins long de la cicatrisation. Le traitement à base de corticoïdes de longue durée (en cas de polyarthrite rhumatoïde ou de greffe), en cure de plusieurs semaines, mois ou même années, n’est pas sans effets secondaires nombreux mais remédiables (hausse du sucre dans le sang, rétention de sel, hypertension artérielle). Mais le médecin traitant saura toujours indiquer les médicaments et mesures nécessaires pour limiter autant que possible ces inconvénients. Ce qui implique que, dans ce domaine, l’automédication doit être absolument exclue... Péridurale Avantages et contre-indications Utilisée pour soulager les douleurs de l’accouchement, l’anesthésie péridurale est employée également en chirurgie. Elle s’effectue à toutes les parties de la colonne vertébrale: cervicale, dorsale et surtout lombaire. En obstétrique, la femme profite pleinement de la mise au monde de son enfant car la douleur de l’accouchement est supprimée. En cas d’intervention chirurgicale, cette anesthésie évite d’endormir le sujet, lui permettant de rester conscient sans souffrir pour autant et de se lever plus vite. Elle contribue aussi, lorsqu’il s’agit d’une intervention à suite douloureuses, à l’amélioration de la maîtrise de la souffrance post-opératoire par des injections, à la demande, de calmants qui la soulagent. La méthode toutefois n’est pas totalement exempte de certains risques, certes exceptionnels, mais dont il faut en informer le malade. L’anesthésie péridurale ne peut être, par ailleurs, utilisée chez les sujets accusant des troubles de la coagulation sanguine, des infections proches du point de l’injection, des anomalies vertébrales. Quoique très exceptionnels, certains autres risques doivent aussi être mentionnés au patient complétant son information pré-opératoire. Il s’agit de troubles neurologiques majeurs dont l’incidence est inférieure à 1 cas sur 100000 anesthésies, comme des paralysies ou la perte du contrôle des sphincters... Les céphalées (mal de tête) n’apparaissent que dans 10% des cas et, grâce à des précautions techniques draconiennes, leur incidence ne dépasse pas les 9% des cas. Par précaution, il est conseillé de rester, après une anesthésie péridurale, allongé quelques heures la tête à plat. Quels sont les contre-indications? La première d’entre elles serait le refus du malade. Certains individus, pour des raisons psychologiques, ne veulent pas être conscients pendant l’intervention dont ils font l’objet. Ce refus constitue un droit qui doit être respecté. Des anomalies des vertèbres peuvent, dans certains cas, rendre hasardeuse la péridurale. Quant à la migraine, elle n’est, selon les médecins, qu’une contre-indication «relative»... Le soja, aliment anticancer? À un moment donné, des études épidémiologiques ont fait apparaître le soja comme une denrée «anticancer». Or cette évaluation est basée sur le fait que chez les Asiatiques, connus pour leur très forte consommation de soja, la prévalence du cancer reste faible. Des études ultérieures, cependant, ont démontré qu’il serait abusif d’imputer aux seules vertus de cette légumineuse ce résultat. Il faut en effet prendre en considération le mode de vie de ces populations qui boivent moins d’alcool, mangent beaucoup de légumes riches en fibres et pauvres en graisses. Par contre, il faudrait signaler la richesse en phyto-œstrogènes du soja. Ces hormones végétales font partie des isoflavones, connus pour leur pouvoir antioxydant. Ces phyto-hormones (hormones végétales) contribuent à la diminution du taux d’œstrogènes. Elles se substituent aussi à eux et les «complètent» si leur quantité est faible. Elles ont donc un effet régulateur sur le taux hormonal. Une centaine de grammes de soja par jour, ou un peu de farine de soja mélangée à la farine de blé seraient de bonnes habitudes à prendre. À la ménopause, ces doses doivent être augmentées. 35 à 50 mg de phyto-œstrogènes de soja sont nécessaires pour donner un effet réel, selon le Dr Jean-Michel Lecerf, de l’institut Pasteur de Lille, auteur de l’ouvrage Nutrition (Éd. institut Pasteur de Lille). Ce qui implique qu’il vaut mieux s’orienter vers les compléments nutritionnels pharmaceutiques prescrits par le gynécologue traitant. Le pouvoir antistress des arbres Pour surmonter le stress, retrouver du tonus, rien de plus efficace qu’une randonnée dans un lieu boisé. Paix, silence et beauté aident à alléger le quotidien et à dénouer humeur et corps. Une marche sous les arbres aide à relâcher les tensions qui interdisent au corps de fonctionner aussi bien qu’il le pourrait. D’après certains médecins, le contact boisé agit sur l’état mental et peut indirectement améliorer certains états physiques. Quelques moments de détente vécus avec simplicité et joie dans une aire boisée aident à perdre certains automatismes qui dictent gestes et attitudes crispants se reflétant sur l’humeur et le moral. Dérouler en toute conscience ses pieds nus sur l’herbe détrempée, souple et spongieuse, c’est se réconcilier avec le monde comme avec soi-même. Marcher sous les arbres, au sein de la nature, équivaut à une cure douce, un massage doux plus efficace que les drogues et les remèdes. Vasculairisées, les plantes des pieds favorisent le retour veineux. La respiration, les fonctions organiques s’améliorent. Présent dans son corps, on devient plus confiant dans ses propres capacités physiques, imprégné par l’énergie communicative de la nature.
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