L’Autriche et la Suisse ont finalement décroché hier à Genève la coorganisation du championnat d’Europe des nations de football 2008 (Euro 2008) au terme d’une complexe procédure de vote décidée par le comité exécutif de l’Union européenne de football (UEFA). « Ils ont bien fait leur travail. La qualité de leur dossier a convaincu », a commenté sobrement le directeur général de l’UEFA, Gerhard Aigner, tout en reconnaissant que c’était « la meilleure candidature sur le plan technique ». « Et puis, ce n’est pas désagréable de voir organiser un Euro devant notre porte », a-t-il ajouté. Le siège de l’UEFA est en effet à Nyon, à 20 km de Genève. La victoire de la candidature alpine était un peu attendue en raison des nombreuses garanties offertes par un dossier bien monté, qui promet quelque chose de « spécial et inoubliable, avec une touche d’émotion ». La Suisse, qui avait fait une répétition générale l’été dernier avec l’Euro espoirs, renoue ainsi avec une grande organisation 52 ans après le Mondial de 1954 dont la finale avait eu lieu au Wankdorf stadium de Berne, qui accueillera cette fois le match d’ouverture, le 7 juin 2008. L’Autriche, candidate pour la troisième fois consécutive, organisera la finale au Ernst Happel stadium (ex-Prater) de Vienne le 29 juin dans un stade chargé d’histoire. Les deux pays sont en outre qualifiés d’office pour la phase finale, comme l’avaient été la Belgique et les Pays-Bas, coorganisateurs de l’Euro 2000. Surprises Mais la surprise est venue de l’élimination rapide de la candidature des pays nordiques (Finlande, Suède, Norvège, Danemark), les grands favoris qui ne sont même pas arrivés parmi les trois finalistes. Dans un premier temps, le comité exécutif a d’abord éliminé en quatre tours de scrutin les quatre moins bonnes candidatures. La Russie, Bosnie-Croatie, Écosse-Eire et les pays nordiques qui ont reçu à tour de rôle le plus petit nombre de votes sont ainsi passés à la trappe. La défaite irlando-écossaise était attendue en raison du manque de garanties concernant plusieurs stades. En revanche, celle des pays nordiques est analysée comme un nouvel échec pour le président suédois de l’UEFA, Lennart Johansson, et une nouvelle marque de l’indépendance du comité exécutif élu à Stockholm. La majorité était ensuite requise pour les deux derniers votes afin de départager les trois derniers. La Grèce et la Turquie, dont la présence constituait déjà une grosse surprise, ont été les premiers éliminés. La présence de la Hongrie en finale était elle aussi surprenante malgré une excellente conception des stades pouvant être modulables par la suite. Cela confirmait également la volonté d’ouverture à l’Est manifestée par plusieurs membres du CE. Finalement, le dossier Autriche-Suisse s’est imposé par neuf votes à trois. Mais d’ores et déjà, plusieurs pays à l’image de la Croatie ont annoncé qu’ils reviendraient pour 2012.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Autriche et la Suisse ont finalement décroché hier à Genève la coorganisation du championnat d’Europe des nations de football 2008 (Euro 2008) au terme d’une complexe procédure de vote décidée par le comité exécutif de l’Union européenne de football (UEFA). « Ils ont bien fait leur travail. La qualité de leur dossier a convaincu », a commenté sobrement le directeur général de l’UEFA, Gerhard Aigner, tout en reconnaissant que c’était « la meilleure candidature sur le plan technique ». « Et puis, ce n’est pas désagréable de voir organiser un Euro devant notre porte », a-t-il ajouté. Le siège de l’UEFA est en effet à Nyon, à 20 km de Genève. La victoire de la candidature alpine était un peu attendue en raison des nombreuses garanties offertes par un dossier bien monté, qui promet quelque chose...