Contre l’écœurement quotidien, qui est la chose du monde la mieux partagée au pays de « l’opposition chrétienne », du « clinquant sunnite » et de la gravité chiite, il faut lutter selon son génie propre. La fermeture dictatoriale, par exemple, de quelques lieux innocents, me trouble, je ne sais pourquoi, comme la destruction, autrefois, de deux magasins qui, du côté de Saïda, vendaient du whisky et de la limonade, et je m’insurge pitoyablement contre ce que les « droits de l’hommistes » appellent l’arbitraire, pitoyable insurrection de l’individu, dégoût solitaire d’une république charognarde qui me bouche les narines. Et puis je me réveille pour entendre le dernier des Justes avancer son point de vue : « J’ai toujours été convaincu que le dialogue interlibanais ne pouvait s’établir indépendamment de la Syrie... Il ne saurait donc y avoir de véritable union nationale ou de dialogue sérieux sans ombrelle syrienne. » Fouad Boutros, évidemment. L’intelligence élégante. Ceci dit, quelle puanteur, mes frères, quelle puanteur se dégage : du centre-ville, de l’Université libanaise, de ci et de ça et de cela encore. Hauts les masques, préparons-nous à nous battre, chimères contre calomnies, poisson pourri contre pain noir. Répétons après le grand Canetti que « la patrie n’est qu’un campement dans le désert », ce qui vaut pour n’importe quelle patrie, ombrelle syrienne ou parapluie américain. Je laisse la place à la publicité qui remplit les colonnes à notre place. Une fois n’est pas coutume. Amal NACCACHE P.S. : C’était « écrire coûte que coûte ».
Contre l’écœurement quotidien, qui est la chose du monde la mieux partagée au pays de « l’opposition chrétienne », du « clinquant sunnite » et de la gravité chiite, il faut lutter selon son génie propre. La fermeture dictatoriale, par exemple, de quelques lieux innocents, me trouble, je ne sais pourquoi, comme la destruction, autrefois, de deux magasins qui, du côté de Saïda, vendaient du whisky et de la limonade, et je m’insurge pitoyablement contre ce que les « droits de l’hommistes » appellent l’arbitraire, pitoyable insurrection de l’individu, dégoût solitaire d’une république charognarde qui me bouche les narines. Et puis je me réveille pour entendre le dernier des Justes avancer son point de vue : « J’ai toujours été convaincu que le dialogue interlibanais ne pouvait s’établir...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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