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Les clubs de football ne sont pas rentables en Bourse

Les performances boursières des clubs de football européens sont décevantes et leur rentabilité médiocre, le ballon rond étant considéré par les investisseurs comme « un secteur à risque », selon une étude du cabinet de conseil Bourse Finance Sport (BFS). L’étude repose sur l’analyse d’un panier boursier composé de neuf des principaux clubs européens cotés (Manchester United, Chelsea – G-B –, Lazio Rome, AS Rome, Juventus Turin – Ita –, Aberdeen – Éco-, Ajax Amsterdam – P-B –, Dortmund – All –, et FC Porto – Por –). « Les performances boursières des clubs de football sont décevantes : hormis Manchester United, l’ensemble des clubs présentent à fin octobre 2002 un cours de Bourse inférieur à leur cours d’introduction, généralement en recul de 50 % environ », selon BFS. Le club mancunien fut un des premiers cotés, dès 1991. Les deux clubs de l’échantillon qui subissent la plus forte décote sont les deux clubs romains, Lazio et AS Rome, avec respectivement 67 % et 71 % de recul. « La rentabilité boursière du produit football est médiocre : sur la dernière décennie, le taux annuel moyen de rendement est de -10,4 %, loin derrière les meilleurs indices boursiers ou monétaires (entre +4 % et +5 % par an) », poursuit le cabinet de conseil. Selon ses calculs, pour un investissement de 100 000 euros « le panier football se révèle être le plus mauvais placement en offrant à fin octobre 2002 aux investisseurs un portefeuille de 72 000 euros environ, soit une perte de 28 % par rapport aux capitaux investis ! ». Idée reçue Tordant le cou à une idée reçue, BFS explique aussi que « l’évolution du cours de Bourse est totalement décorrélée des performances sportives », de sorte que « pour les dirigeants de clubs, la cotation en Bourse n’est sans doute pas la solution miracle ni la plus maîtrisable ». Moins qu’à ses résultats, le relatif succès boursier de Manchester United s’explique par une meilleure diversification de ses sources de revenus et une meilleure maîtrise de ses charges. « Le football est plutôt considéré par les investisseurs comme un secteur à risque » et « extrêmement volatil », selon BFS. Une autre étude publiée par le cabinet Eurostaf, intitulée « les clubs de football », dont l’un des auteurs est Frédéric Bolotny, économiste au Centre de droit et d’économie du sport de Limoges, avait déjà anticipé cette analyse. L’étude relève que, à quelques exceptions près (Paris-Saint-Germain, Olympique lyonnais, Olympique de Marseille, Lens), il convient de « rester réaliste » quant à la capacité des clubs français d’entrer en Bourse « en l’absence d’un modèle économique suffisamment solide ». Et l’auteur de mettre en cause, pour expliquer l’échec boursier des clubs européens, « des ressources insuffisamment diversifiées » (trop forte dépendance à l’égard des droits télévisuels), « des salaires mal maîtrisés », un « endettement croissant » et « une inculture de la transparence » des comptes. De son côté, BFS ne déconseille pas la cotation, mais affirme qu’il faut « la préparer efficacement, la conjoncture économique actuelle n’étant pas favorable et les clubs (français) étant encore insuffisamment solides ». La France est l’un des rares pays européens qui interdit à ses clubs professionnels d’être cotés en Bourse. En Europe, quelque 40 clubs le sont.
Les performances boursières des clubs de football européens sont décevantes et leur rentabilité médiocre, le ballon rond étant considéré par les investisseurs comme « un secteur à risque », selon une étude du cabinet de conseil Bourse Finance Sport (BFS). L’étude repose sur l’analyse d’un panier boursier composé de neuf des principaux clubs européens cotés (Manchester United, Chelsea – G-B –, Lazio Rome, AS Rome, Juventus Turin – Ita –, Aberdeen – Éco-, Ajax Amsterdam – P-B –, Dortmund – All –, et FC Porto – Por –). « Les performances boursières des clubs de football sont décevantes : hormis Manchester United, l’ensemble des clubs présentent à fin octobre 2002 un cours de Bourse inférieur à leur cours d’introduction, généralement en recul de 50 % environ », selon BFS. Le club...