Le basket new-yorkais s’est longtemps résumé aux Knicks même si leur dernier titre remonte à près de 30 ans. Les locataires du confortable Madison attiraient la lumière et régulièrement la finale des play-offs accueillait les enfants turbulents de la ville qui, selon Franck Sinatra, ne dort jamais. Sous la férule du « petit prof » Jeff Van Gundy, les Knicks étaient même parvenus en 1999 à atteindre la finale nationale pour la huitième fois en un demi-siècle. Tout, ou presque, allait bien. Les années 90 et le départ du coach Pat Riley marquèrent un premier coup d’arrêt mais le pire était à venir. Au printemps dernier, les Knicks ont raté l’accès en phase finale après une calamiteuse saison régulière. Une véritable infamie qu’ils n’avaient pas connue depuis 15 ans. Et, depuis, les ennuis se sont succédé à une vitesse troublante. Il y eut notamment la grave blessure d’Antonio McDyess, les violences conjugales reprochées à Kurt Thomas ou encore les dérapages de Lattrel Sprewell incapable d’avouer en présaison qu’il souffrait d’une fracture de la main gauche ? Aujourd’hui New York a mal à ses Knicks, d’autant que la franchise créée au sortir de la guerre est devenue un véritable gouffre à dollars. L’affaire ne devrait pas s’arranger car, pour la première fois depuis presque dix ans, le Madison sonnait creux, lors de la récente venue de Milwaukee et de la défaite des Knicks. Comble de malheur, les Nets, voisins longtemps repoussés depuis 25 ans de l’autre côté de l’Hudson vers l’État du New Jersey, sont brusquement revenus sur le devant de la scène. Cette équipe de parias a même accédé à sa première finale NBA avant de capoter logiquement face aux intouchables Lakers. Surtout connus jusque-là pour avoir décroché deux bagues de champions dans les années 70, mais au sein de la défunte Ligue ABA, les Nets n’avaient même plus franchi un premier tour de play-off NBA depuis près de 20 ans. Ils vivaient dans le souvenir du magnifique Julius Erwing et leur déménagement dans le marais de Meadowland était vécu comme un exode. Vaste vaisseau sans âme, la grande arène Continental Airlines de plus de 20 000 places sonnait souvent le creux. Les Nets s’enfoncaient inexorablement, bouclant l’exercice 2001 avec seulement 30 % de victoires. Puis Jason Kidd, le meneur aux mains de fée, est arrivé pour transformer en or tout ce qu’il touche. Dans le même temps, les Knicks ont perdu de leur superbe, donnant au supporter new-yorkais l’occasion de formuler cette question en guise de boutade : « Les Nets sont-ils la deuxième équipe de New York ou la première du New Jersey ? » En tout cas, désormais, New York a le choix. McGrady prend date Tracy McGrady vise cette saison le titre de MVP et pour bien le montrer, il a signé la première performance offensive du championnat NBA avec 47 points marqués contre Milwaukee. Kobe Bryant des Los Angeles Lakers tente de faire mieux. Poussé par la nécessité de combler l’absence de Shaqille O’Neal, il a signé plusieurs feuilles de match au-delà des 40 points. Le record de l’homme à tout faire d’Orlando, déjà meilleur scoreur et rebondeur du Magic la saison dernière, tient toujours.
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