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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Dollar toujours sous pression à Beyrouth

Le billet vert est resté sous pression à Beyrouth hier, dans un marché privilégiant toujours la livre sous le rapport de la rentabilité, dans un contexte de stabilité monétaire, à la veille des souscriptions hebdomadaires aux bons du Trésor libanais. Pourtant, ce phénomène devait rester relativement limité après les ventes massives en dollar effectuées ces derniers jours. Mais en l’absence du moindre intérêt à l’achat de cette monnaie, la BDL, toujours soucieuse d’assurer l’équilibre des échanges, a procédé à l’achat de toutes les offres au bas de sa fourchette d’intervention maintenu entre 1 501 et 1 514 LL. Le dollar a donc continué à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 501 LL, comme la veille, dans des volumes d’affaires ne dépassant pas au total quelque 35 millions de dollars, entièrement placés à l’achat par la BDL à ce dernier taux. À l’étranger, le dollar a évolué dans des marges étroites face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur des marchés des changes très calmes en l’absence de nouvelles et d’indicateurs économiques importants des deux côtés de l’Atlantique. À cet égard, les opérateurs ont fait montre d’indifférence à l’annonce par le cabinet conseil Challenger, Gray & Christmas d’une baisse de 13 % des suppressions d’emplois aux États-Unis en novembre par rapport à la période correspondante de 2001 et à la hausse du chômage à 8,4 % en octobre dans la zone euro (+0,1 pt sur septembre et +0,4 pt sur un an) privilégiant le dollar, ainsi qu’au rebond des ventes du commerce de détail en France en octobre-novembre, qui est censé soutenir l’euro. Selon les cambistes, l’attention des marchés semble se concentrer sur l’orientation des taux d’intérêt dans la zone euro à l’occasion de la réunion demain du conseil des gouverneurs de la BCE d’une part, et sur les chiffres du chômage américain en novembre attendus après demain, d’autre part. Dans cette attente, le dollar s’est montré hésitant, se négociant finalement à New York à 0,9965 pour un euro contre 0,9970 la veille, à 1,5705 pour un sterling contre 1,5585, à 1,4760 FS contre 1,4765 et à 124,50 yens contre 124,55. La déprime des Bourses mondiales En Bourse, les marchés américains des actions se sont enfoncés dans le rouge hier, sur des prises de bénéfices et après de mauvaises nouvelles de sociétés, Wall Street cédant 1,35 % et le Nasdaq 2,41 %. Cette tendance n’était pas surprenante après 8 semaines de hausse, alors que AOL Time Warner faisait un avertissement sur ses résultats pour 2003 et Kodak annonçait qu’elle allait vendre une de ses usines dans le cadre d’un plan de suppression de 1 700 emplois. Même phénomène de l’autre côté de l’Atlantique où les Bourses européennes ont largement perdu du terrain, les investisseurs se montrant fort prudents avant la décision de la BCE sur les taux et après l’avertissement de Nokia dans le secteur des télécoms en 2003. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée entre la baisse de 3 000 actions B de Solidere de 4 7/8 à 4 5/8 $ et la hausse de 66 109 actions de Rymco de 1 23/32 à 1 24/32 $ ainsi que de 190 actions du Beirut Interbank Fund de 101 à 101 1/4 $, alors que 10 500 actions A de Solidere, 10 000 actions de Holcim et 3 000 certificats GDR de la Blom Bank se maintenaient à 4 3/4 $, 19/32 $ et 18 3/4 $ respectivement. Élie KAHWAGI
Le billet vert est resté sous pression à Beyrouth hier, dans un marché privilégiant toujours la livre sous le rapport de la rentabilité, dans un contexte de stabilité monétaire, à la veille des souscriptions hebdomadaires aux bons du Trésor libanais. Pourtant, ce phénomène devait rester relativement limité après les ventes massives en dollar effectuées ces derniers jours. Mais en l’absence du moindre intérêt à l’achat de cette monnaie, la BDL, toujours soucieuse d’assurer l’équilibre des échanges, a procédé à l’achat de toutes les offres au bas de sa fourchette d’intervention maintenu entre 1 501 et 1 514 LL. Le dollar a donc continué à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 501 LL, comme la veille, dans des volumes d’affaires ne dépassant pas au...