Le Paris-SG, qui a concédé vendredi face à Nantes (0-1) sa troisième défaite en quatre matchs, la première au Parc des Princes, s’éloigne peu à peu de la tête de la Ligue 1 de football, l’objectif majeur de sa saison. Pour résoudre cette « crise du mois de novembre », selon les termes de Luis Fernandez, le PSG serait bien inspiré de prendre exemple sur son adversaire nantais qui, depuis sa réunion de crise particulièrement tendue fin septembre, a enchaîné six matchs sans défaite (3 nuls, 3 victoires). « Depuis Marseille (3-0, le 26 octobre), il y a un petit relâchement au niveau des résultats, a reconnu l’entraîneur parisien Luis Fernandez, hier au Camp des Loges. Il faut en tirer les enseignements, retrouver des sensations à l’exemple de Nantes. » Fernandez est conscient que se cacher derrière les suspensions (Déhu, Nyarko), les blessures (Paulo Cesar, Aloisio, Ogbeche) ou l’usure physique de certains internationaux (Ronaldinho, Benachour, el-Karkouri et Pochettino) ne suffit pas à justifier toutes les carences parisiennes. « J’ai revu les images du match, explique l’enfant des Minguettes. On a fait beaucoup de mauvaises passes, ce qui a installé un manque de confiance. Et on n’a pas eu beaucoup d’occasions à se mettre sous la dent. » Sans réussite, le PSG a également vu le gardien ligérien Mickaël Landreau s’interposer avec brio sur un coup franc d’Andre Luiz et un penalty de Martin Cardetti en première période puis Sylvain Armand dégager sur sa ligne une tête de Talal el-Karkouri. « Spirale négative » Mais pas question pour Luis Fernandez de critiquer ses joueurs. « Les efforts, ils les ont faits, estime-t-il. Ces joueurs-là, ils vont peut-être perdre mais ils vont tout donner. Moi, je suis garant de mes joueurs. Je défends mon groupe au maximum. » Un groupe qui va avoir l’occasion de réagir très vite puisque le PSG accueille mardi Boavista Porto en seizièmes de finale aller de Coupe de l’UEFA. Pas le temps de gamberger, donc. Un bien ? Pas sûr si on en croit Lionel Letizi. « Parfois, il vaut mieux avoir le temps de gamberger, affirme le gardien de but parisien. Quand on est dans une spirale négative, on a vite fait d’enchaîner les défaites. » Les Nantais, eux, enchaînent les victoires. Même si l’efficacité n’est toujours pas le fort des Canaris, à l’image des occasions manquées par le jeune Grégory Pujol (22 ans), les joueurs d’Angel Marcos ont affiché un projet de jeu séduisant. « Depuis six matchs, on montre des choses intéressantes, observe l’entraîneur argentin. On s’approche d’une place qui doit être la nôtre, dans le premier tiers du classement ». « On ne peut qu’être satisfaits, confirme Sylvain Armand, auteur du but nantais sur coup franc à la demi-heure de jeu. On s’est tous remis en cause. Et aujourd’hui notre jeu revient. » Une impression confirmée par Luis Fernandez lui-même après la rencontre. « Il faut féliciter l’adversaire, indiquait-il. Ils ont un jeu simple, de l’allant, du collectif. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Paris-SG, qui a concédé vendredi face à Nantes (0-1) sa troisième défaite en quatre matchs, la première au Parc des Princes, s’éloigne peu à peu de la tête de la Ligue 1 de football, l’objectif majeur de sa saison. Pour résoudre cette « crise du mois de novembre », selon les termes de Luis Fernandez, le PSG serait bien inspiré de prendre exemple sur son adversaire nantais qui, depuis sa réunion de crise particulièrement tendue fin septembre, a enchaîné six matchs sans défaite (3 nuls, 3 victoires). « Depuis Marseille (3-0, le 26 octobre), il y a un petit relâchement au niveau des résultats, a reconnu l’entraîneur parisien Luis Fernandez, hier au Camp des Loges. Il faut en tirer les enseignements, retrouver des sensations à l’exemple de Nantes. » Fernandez est conscient que se cacher derrière les...