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Actualités - Chronologie

Bush ne laisse d’autre choix à Saddam Hussein que de plier(photo)

George W. Bush n’a laissé hier d’autre choix à Saddam Hussein que de se plier à la résolution des Nations unies l’enjoignant de désarmer, affirmant que toute velléité irakienne de s’y soustraire entraînerait « les plus sévères conséquences ». Dans les minutes qui ont suivi le vote à New York de la résolution 1441 des Nations unies, le président des États-Unis s’est exprimé dans les jardins de la Maison-Blanche, le secrétaire d’État Colin Powell à ses côtés. « La résolution approuvée aujourd’hui constitue pour le régime irakien un test, un test ultime. L’Irak doit maintenant, et sans délai ou négociations, désarmer complètement, accueillir les inspections dans leur intégralité et changer fondamentalement l’approche qu’il a retenue depuis plus de dix ans », a affirmé le président Bush. « L’Irak peut être certain que le jeu habituel de tricherie et d’esquive, qui a été autrefois toléré, ne sera plus de mise. Tout acte visant à retarder ou défier sera une nouvelle violation des obligations internationales de l’Irak et un signal clair que le régime irakien a de nouveau abandonné la voie du respect volontaire » des résolutions de l’Onu, a-t-il prévenu. Pour George W. Bush, le vote de la résolution des Nations unies est l’aboutissement d’une offensive diplomatique lancée le 12 septembre lorsqu’il s’était adressé à l’Assemblée générale de l’Onu pour lui demander de voter une nouvelle résolution visant à désarmer le régime de Saddam Hussein. Deux mois de négociations diplomatiques ardues lui ont donné satisfaction, même si la résolution finale ne prévoit pas de recours automatique à la force si Bagdad ignore ses dispositions. Le président des États-Unis a toutefois les mains libres. Après avoir obtenu en octobre l’accord du Congrès américain pour utiliser la force contre l’Irak si nécessaire, puis reçu le soutien des électeurs américains avec la victoire de son parti républicain aux élections de mi-mandat du 5 novembre, il a désormais le soutien des Nations unies. Hommage à l’Onu Désarmer l’Irak, « c’est la décision du Congrès des États-Unis. C’est la décision du Conseil de sécurité des Nations unies. Maintenant le monde doit insister pour que cette décision soit appliquée », a-t-il souligné hier. Après avoir répété à l’envi ces deux derniers mois que l’Onu ne devait pas devenir la société des nations, qui n’était pas parvenue à empêcher la Seconde Guerre mondiale en raison de ses divisions, George Bush lui a rendu hommage. « Les Nations unies ont montré le leadership promis par leur charte et que demande notre époque », a-t-il affirmé. « Mais maintenant commence la partie difficile : le Conseil de sécurité doit maintenir son unité et son objectif pour que le régime irakien ne puisse pas retourner à ses stratégies d’obstruction et de tromperie qu’il a utilisées avec tant de succès dans le passé », a-t-il indiqué. Le président américain a pris soin de replacer la question irakienne dans le contexte de la lutte contre le terrorisme engagée par son Administration après les attentats du 11 septembre 2001 qui ont fait quelque 3 000 morts à New York et Washington. « En luttant contre le terrorisme, nous sommes déterminés à faire face à toute menace pesant sur notre pays, nos amis et nos alliés », a-t-il dit, ajoutant que le régime de Saddam Hussein « avait abrité des terroristes et pouvait leur fournir des armes de destruction massive ». « Les États-Unis d’Amérique ne vivront pas sous la menace d’un groupe ou d’un régime dont l’objectif et l’ambition sont de tuer des Américains sur une grande échelle », a souligné le président, en indiquant que cette menace ne pesait pas seulement sur les États-Unis mais aussi sur l’ensemble « du Moyen-Orient et au-delà ». Seule main tendue par George W. Bush hier, celle au peuple irakien lui-même : « Tous les patriotes irakiens doivent considérer cette résolution comme une opportunité pour l’Irak d’éviter la guerre et de mettre fin à son isolement », a-t-il dit.
George W. Bush n’a laissé hier d’autre choix à Saddam Hussein que de se plier à la résolution des Nations unies l’enjoignant de désarmer, affirmant que toute velléité irakienne de s’y soustraire entraînerait « les plus sévères conséquences ». Dans les minutes qui ont suivi le vote à New York de la résolution 1441 des Nations unies, le président des États-Unis s’est exprimé dans les jardins de la Maison-Blanche, le secrétaire d’État Colin Powell à ses côtés. « La résolution approuvée aujourd’hui constitue pour le régime irakien un test, un test ultime. L’Irak doit maintenant, et sans délai ou négociations, désarmer complètement, accueillir les inspections dans leur intégralité et changer fondamentalement l’approche qu’il a retenue depuis plus de dix ans », a affirmé le président...