Le dollar a étroitement oscillé hier face aux autres grandes monnaies sur des marchés des changes sans direction, dans l’attente des réunions de la Réserve fédérale américaine (Fed), de la Banque centrale européenne (BCE) et des élections du «mid term» aux États-Unis. Les opérateurs, qui s’attendent à ce que la Fed baisse ses taux d’au moins un quart de point en pourcentage à 1,50 % lors de la réunion de son comité de politique monétaire demain, ont suspendu leurs pressions sur le billet vert dans la mesure où tout assouplissement du crédit est censé privilégier les placements en actifs américains. Cette perspective de baisse des taux par la Fed a été renforcée hier par la diminution de 2,3 % des commandes industrielles aux États-Unis en septembre contre 0,4 % en août. Cela, d’autant que les marchés venaient d’apprendre du cabinet de conseil « Challenger, Gray & Christmas » que les annonces de suppressions d’emplois dans les entreprises américaines ont bondi de 151 % en octobre pour atteindre 176010 contre 70 057 en septembre, portant le nombre des suppressions d’emplois aux États-Unis depuis le début de l’année à 1180627. En revanche, le marché ne prévoit aucune détente des taux de la BCE lors de la réunion de son conseil de gouverneurs après-demain, ce qui ne cesse de soutenir la demande de l’euro sous le rapport de la rentabilité. Mais, l’attention des opérateurs s’est concentrée encore une fois sur les marchés boursiers, ce qui a allégé les pressions sur le dollar qui s’est finalement négocié à New York sur un ton hésitant à 0,9975 pour un euro contre 0,9965 vendredi dernier, à 1,5575 pour un sterling contre 1,5635, à 1,4665 FS contre 1,4660 et à 122,25 yens contre 122,20. Microsoft et les espoirs de baisse des taux US ont dopé les Bourses En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières se sont envolés En ce début de semaine sur des espoirs de baisse des taux d’intérêt aux États-Unis. Ils ont été dopés en outre par un jugement favorable à Microsoft vendredi dernier et un rapport positif sur le secteur des semiconducteurs indiquant que les ventes de puces se portent mieux que prévu. Des nouvelles en provenance de plusieurs grandes sociétés ont également profité aux secteurs de médias et d’aviation. Pourtant, des ventes bénéficiaires sont venues réduire les gains de Wall Street en clôture à 0,63 % et ceux du Nasdaq à 2,63 %. Même mouvement sur l’autre côté de l’Atlantique, où les Bourses européennes ont clôturé en hausse, profitant de la forte progression enregistrée par Wall Street. La publication de résultats jugés rassurants par certaines entreprises, comme ABN Amro, Infogrames, BAA... en dépit d’un environnement difficile, a également soutenu la cote. À Beyrouth, l’offre du dollar s’est davantage développée en ce début de semaine sur fond de satisfaction au sujet de la tenue de Paris II. Ce phénomène, qui a nourri une certaine demande de la livre, a permis à la BDL d’acheter le billet vert à 1 513 LL mais dans un marché modérément actif. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 57 406 actions A de Solidere de 4 1/2 à 4 3/4 $ et de 9 000 actions B de la même société de 4 5/8 à 4 3/4 $, alors que 5 000 actions C de la Bank of Beirut et 3 605 actions C de la Byblos Bank ainsi que 1 000 actions de Holcim se sont maintenues à 7 13/16 $, 1 1/4 $ et 19/32 $ respectivement. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a étroitement oscillé hier face aux autres grandes monnaies sur des marchés des changes sans direction, dans l’attente des réunions de la Réserve fédérale américaine (Fed), de la Banque centrale européenne (BCE) et des élections du «mid term» aux États-Unis. Les opérateurs, qui s’attendent à ce que la Fed baisse ses taux d’au moins un quart de point en pourcentage à 1,50 % lors de la réunion de son comité de politique monétaire demain, ont suspendu leurs pressions sur le billet vert dans la mesure où tout assouplissement du crédit est censé privilégier les placements en actifs américains. Cette perspective de baisse des taux par la Fed a été renforcée hier par la diminution de 2,3 % des commandes industrielles aux États-Unis en septembre contre 0,4 % en août. Cela, d’autant que les marchés...