Un coup d’arrêt à la baisse du dollar a été donné hier par la publication de mauvaises statistiques européennes. À cet égard, les investisseurs se sont montrés dès la matinée très préoccupés par la rechute de l’indice des directeurs d’achats de la zone euro à 48,9 points en septembre, tombant au-dessous du seuil des 50 points pour la première fois depuis sept mois. Ce chiffre a été d’autant plus mal accueilli que les opérateurs venaient d’apprendre de l’association des acheteurs dans l’industrie manufacturière en France que son indice a reculé à 50,3 points (-1,9 point) et que le moral des ménages français s’est replié de -17 à -18 en septembre. Ce développement est venu donc éclipser la baisse de l’indice d’activité du secteur manufacturier aux États-Unis (ISM) publié plus tard et faisant ressortir une baisse à 49,5 points en septembre, tombant lui aussi sous les 50 points pour la première fois depuis huit mois. Il en est de même du recul des dépenses de construction aux États-Unis de 0,4 % en août qui est passé inaperçu malgré qu’il reflétait un affaiblissement du secteur de la construction. Selon les analystes, le sentiment qui règne actuellement sur les marchés est que l’économie de la zone euro paraît un peu plus troublée que celle des États-Unis, de sorte que l’euro n’a pas pu profiter des mauvais chiffres américains. Cela correspond donc à l’idée que l’économie américaine paraît distancer l’économie européenne qui ralentit très fortement, et avec l’idée que l’économie américaine va continuer à attirer des fonds étrangers. En effet, le dollar s’est finalement négocié à New York sur un ton résistant à 0,9840 pour un euro contre 0,9875 la veille, à 1,5665 pour un sterling contre 1,5690, à 1,4870 FS contre 1,4745 et à 122,65 yens contre 121,75. Nette reprise des Bourses sous la conduite de Wall Street En Bourse, les marchés américains ont renoué avec la hausse hier au lendemain de leurs nouvelles pertes, Wall Street bondissant de 4,57 % et le Nasdaq de 3,56 %. Ils ont été encouragés par de bonnes nouvelles d’entreprises technologiques leur permettant de bien résister à la publication de mauvais indicateurs économiques. La décision de la Bank of America d’améliorer sa recommandation sur Dell et la publication d’une note positive de la banque Bancorp Piper Jaffray sur Intel ainsi que l’annonce par Wal-Mart qu’elle allait ouvrir 130 magasins hors des États-Unis en 2003 sont venues redonner plus d’actualité aux placements en actifs américains, indique-t-on dans les salles de marché pour expliquer ce rebond de la cote. Même phénomène sur l’autre côté de l’Atlantique où les Bourses européennes ont regagné aussi du terrain après leurs pertes spectaculaires de la veille, grâce surtout à la bonne orientation des pétrolières, des compagnies d’assurances, des banques, des télécommunications et des pharmaceutiques. À Beyrouth, le dollar est resté plutôt survendu sur un marché dont la demande ne devait guère dépasser les besoins commerciaux courants, permettant à la BDL d’absorber les excès d’offre. Mais après que celle-ci eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 513,50 et 1 513,75 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 10 507 actions B de Solidere de 4 1/4 à 4 3/8 $ et la stabilité de 10 048 actions A de la même société à 4 1/8 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un coup d’arrêt à la baisse du dollar a été donné hier par la publication de mauvaises statistiques européennes. À cet égard, les investisseurs se sont montrés dès la matinée très préoccupés par la rechute de l’indice des directeurs d’achats de la zone euro à 48,9 points en septembre, tombant au-dessous du seuil des 50 points pour la première fois depuis sept mois. Ce chiffre a été d’autant plus mal accueilli que les opérateurs venaient d’apprendre de l’association des acheteurs dans l’industrie manufacturière en France que son indice a reculé à 50,3 points (-1,9 point) et que le moral des ménages français s’est replié de -17 à -18 en septembre. Ce développement est venu donc éclipser la baisse de l’indice d’activité du secteur manufacturier aux États-Unis (ISM) publié plus tard et...